Le Show coronavirus occulte le vrai problème !

LE SHOW CO-RO-NA-VI-RUS OCCULTE LE VRAI PROBLEME ! (Avis sévère du Conseil d'Etat relatif au projet de loi de réforme des retraites)

Le week end des 25 et 26 janvier 2020, aura vu une dégringolade de la penseé journaliste à des niveaux jamais atteints (si, si ! ). On peut parler du gel total de l'intelligence médiatique, du moins ce qui en restait, vu que le journaliste 2020 n'est plus qu'un larbin allant chercher ses "éléments de langage à l'Elysee", analyse Aude Lancelin, ex Directrice-adjointe de l'Obs, dans : "Un monde libre", édition Les liens qui libèrent", 2016.

Pendant toute la journée de dimanche, entre deux pages de télé-achat pour des masques de protection ou d'assurances indemnisant (sous certaines conditions) les récents séjours en Chine, les journaleux de l'info non équitable nous ont bourré le mou à n'y pas croire, du même refrain pathétique, le même vocable mystérieux répète un bon milliard de fois : CO-RO-NA-VI-RUS, CO-RO-NA-VI-RUS.

Entre des directs interminables de voyageurs de retour du Pays levant, les paroles tièdes et floues "d'experts" au quintal (ah, porter ou non un masque de protection, tel était le grand dileme du moment !). On a du subir ces laïus à longueur d'écrans plats, sur tous les programmes de la TNT : BFMTV, Cnews, LCI, chaîne France Info...: impossible de trouver une chaîne d'info parlant d'autre chose que de ce virus maudit, qui, sauf erreur de ma part, n'a fait aucune victime en France, à la différence de la grippe : 10 000 morts..

La paralysie de l'information était totale. Résultat : plus un seul mot sur l'avis du conseil d'Etat, estimant que le Gouvernement n'avait pas fait correctement son travail, en lui envoyant un projet de loi de réforme des retraites d'amateurs : texte impossible à apprécier en tant que tel, vu qu'il renvoie, pour son explication minimale, à l'application de 19 ordonnances, dont on ignore tout du contenu.

Avec une telle critique, le Conseil d'Etat est à la charnière entre la critique de forme et de fond. Certes, les sages du Conseil d'Etat restent dans le registre formel. Mais l'homme de la rue comprend tout autre chose, que ce texte parcellaire est une insulte faite à l'intelligence du Peuple français ; que l'on s'est moqué de lui : pour parler comme Anne Roumanov : ON NE NOUS DIT PAS TOUT !

Mais au lieu de pouvoir asseoir son opinion, en "pour" et en "contre" l'avis du Conseil d'Etat, voilà que ledit avis est sévèrement déprogrammé de toutes les télévisions, remplacé par un non stop interminable sur le Coronavirus. Et enfin, lorsqu'on ne parle plus du virus, c'est pour nous refiler l'interview de deux heures de Bernard Tapie (BFMTV) ou la vie d'Elisabeth II sur LCI,l : sujet qui, bien sûr, ne pouvait pas attendre un jour d'été, lorsque l'information est molle.

ON NOUS PREND VRAIMENT POUR DES BILLES !

Pas un mot non plus sur la motion de censure déposée par Jean-Luc Melenchon, sur la base de l'analyse du Conseil d'Etat, à savoir "l'insécurité juridique du texte gouvernemental, et les erreurs commises dans l'étude d'impact, qui en relativisent fortement la portée"(sic). Tout se passe comme si ce texte n'avait jamais existé, ni la mobilisation sociale qui en arrive aujourd'hui à son 52eme jour.

En occultant grossièrement l'avis négatif du Conseil d'Etat, la Com' macronienne ne fait que pointer dans les esprits l'importance extrême que revêt au contraire cet avis du Conseil d'Etat. Le "lâchage" de Macron par le Conseil d'Etat, pourtant un des premiers alliés du candidat Macron, est le "signe", que rien n'est acquis sur le plan parlementaire à Macron. Personne, à ce jour, ne peut raisonnablement prédire que ce projet va être voté par le Parlement, comme une lettre à la poste : sauf bien sûr à recourir aux ordonnances ou au 49-3.

 

 

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