Étonnante découverte, le Palais de l’Élysée serait farci de truffes et de gros melons

Les truffes et les gros melons ont pris le pouvoir, ils sont très influents et se livrent une guerre acharnée pour conduire les prochaines réformes. Ils sont partout. Enfin, presque...

Partout.

Enfin, presque partout…

À tous les étages sauf dans les cuisines, curieusement ; encore plus étrange, rien dans les jardins, non plus, ni dans les sous-sols ou dans les combles…on ne les trouve qu’aux étages « nobles ». Dans les pièces les plus ensoleillées, les plus exposées à la lumière. Artificielle surtout. On sait que le melon aime la lumière des sunlights. Les caméras, les micros. Et les journalistes.

De gros melons, joufflus, chauves, barbus, peu importe, c’est la taille du melon qui compte, n’ayons pas peur des mots, plus il est gros, plus il est con.

Des truffes énormes, blanches pour la plupart, bien engraissées, une espèce de truffe qui serait en train de se reproduire spontanément, depuis quelque temps, moins de deux ans affirment les spécialistes. La truffe ne connait pas la crise, elle croît dans un milieu qui lui est favorable, bien connu maintenant, celui de la connerie envahissante. Elle croît de façon exponentielle, mais elle croit aussi dur comme fer à ses conneries, c’est un sujet que nous n’aborderons pas ici. Pas maintenant…

Pour les plus curieux et les plus curieuses d’entre vous, sachez tout de même que nous faisons allusion à la mycorhization, technique qui consiste à fabriquer des truffes à partir de glands, car le Palais de L’Elysées est également bourré de glands, ce qui ne doit pas vous étonner. En tout cas, je m’en doutais avant même de rédiger ce billet. Je ne suis pas déçu.

Le melon, le gros melon, est par nature arrogant, susceptible, imbu de sa personne, très égocentrique et manipulateur. Trop longtemps exposé au soleil, il sent mauvais, son haleine fétide est comparable à celles du coyote, du lycaon et du vautour mélangés, la plupart sont des charognards.

Ceux et celles qui avalent par mégarde, ou par ignorance, ou encore par naïveté, une misérable petite bouchée d’un gros melon s’expose à des jaunisses à répétition, la maladie dite des « gilets jaunes », maladie extrêmement contagieuse, surtout en hiver. C’est quand même au printemps que les melontiers (néologisme créé par une de mes filles, Margaux, quand elle avait 4 ans…) produisent leurs plus beaux fruits. Ils peuvent s’écraser au sol en cas de fortes chaleurs, ils tombent tout seul, pas la peine de se baisser, inutile de les ramasser. On peut accélérer le processus en secouant le melontier comme d'autres secouent le cocotier, c'est le même principe. Splash ! Splish ! C’est beau à voir.

Le gros melon est antipathique, sa bonhomie apparente – liée à sa forme ronde – est un piège qu’en jargon technique on appelle un « piège à cons ». Beaucoup, malheureusement, se laissent prendre, on pense à 2002 et à 2017, avec les pépins coincés en travers de la gorge.

La truffe est hors de prix : un kilo de truffes noires – rarissime dans les étages nobles – vaut 1000 €, tandis qu’un kilo de truffes blanches en vaut 5, 6, ou 7 fois plus !

On notera au passage, et si je calcule bien, que 80 kilos de truffes noires se marchandent sur les bases de 80 000 €, alors que 80 kilos de truffes blanches valent environ 480 000 €…6 fois plus ! Nous parlons de nos impôts, ne l’oublions pas. Nous pourrions facilement faire des économies, je dis cela, je ne dis rien...

En « équivalant homme et femme », puisque tout a une contrepartie humaine, libéralisme oblige, la truffe noire est donc beaucoup plus abordable que la truffe blanche, ce qui pose de nombreux problèmes aux tenants de la lutte contre l’immigration dite sauvage, on nous ment ! Ducon Aignan en particulier, mais il n'est pas le seul.

La cohabitation entre les truffes et les melons est difficile voire impossible, ils s’ignorent ou se détestent, ils se concurrencent parfois, sauvagement, mortellement.

En tout cas ils se méprisent.

Ils arrivent même à se concurrencer entre eux, un melon contre un melon ou une truffe contre une truffe, c’est dire !

Prenons l’exemple du ministère de l’Écologie, une truffe chasse un gros melon ; celui du ministère de l’Intérieur, une truffe remplace une autre truffe ; celui du ministère de la Culture, une truffe remplace une truffe, etc.

Le nombre de truffes et de très gros melons qui ont démissionné depuis un an et demi illustre l’incompatibilité totale entre ces deux espèces. Un vaste mouvement de fuites (et de fuites en avant) est amorcé, c’est la « débandade » d’après Nadine Morano et Christine Boutin qui s’y connaissent, nul ne sait jusqu’où iront ces démissions…car ce qui est inquiétant c’est le pourcentage de truffes et de gros melons au Palais, les plus alarmistes de nos experts avancent un chiffre effrayant, plus de 91 % !

À terme, si l'hémorragie continue, il ne restera plus que 9 % des effectifs... que des glands !

Nous n'en sommes pas encore là, en attendant, les truffes et les melons, ceux qui s'incrustent, se crispent, menacent, vocifèrent, ils en appellent à l’ordre républicain...et aux chars. Quand les chars sont au service de la « démocratie républicaine », c'est que quelque chose de grave est en train de se passer. Ou de se préparer.

La biologie n’est pas en reste, pour s’affranchir de la barrière génétique qui les oppose, une tentative d’hybridation est en cours, il s’agit de marier, génétiquement parlant, la famille des tubéracées, la truffe, avec celle des cucurbitacées, le melon !

L’opération aurait commencé le 7 mai 2017, connue sous le nom de code E.M 2017/2022.

À force de jouer aux apprentis sorciers, on va finir par créer un monstre.

En même temps truffe et gros melon.

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