La connerie tue, suite.

La politique ne lutte pas contre la connerie, elle la met en scène. Politique et connerie entretiennent une relation incestueuse dont les affaires sont de plus en plus florissantes, de plus en plus juteuses. La connerie est le carburant du libéralisme.

Le WWF révèle que 60 % des espèces sauvages ont disparu de la planète en moins de 40 ans. À ce rythme nous aurons atteint un point de non-retour en 2050.

Chaque année près de 4 200 000 personnes dont 600 000 enfants meurent à cause de la pollution atmosphérique.

La France continue de vendre des armes à l’Arabie saoudite de Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, en violation des traités internationaux, un pays engagé dans une guerre immonde contre le Yémen, contre sa population civile, en particulier, des dizaines de milliers de morts.

Macron parle de démagogie quand on aborde le sujet des sanctions contre cet État parfaitement infréquentable  : le cynisme, le mépris et l’arrogance s’affichent publiquement et sans honte, la France milite officiellement pour la mort. Ce n’est pas la première fois.

Les chasseurs, encouragés par Macron grâce à un permis de tuer au rabais, canardent les vététistes et les promeneurs du dimanche en forêt de Rambouillet ou à Chantilly. Parfois ils se tirent une balle dans le pied quand ils ne se flinguent pas entre eux, surtout après un bon déjeuner copieusement arrosé, mais cela, soyons indulgents, nous pourrions éventuellement leur pardonner.

Des produits cancérogènes dans les biberons et dans nos assiettes.

Des pesticides dangereusement toxiques, mortels pour certains, dont on nous dit que les agriculteurs ne peuvent pas se passer. Il faut attendre, attendre et pendant ce temps là, le commerce de la mort continue son petit business…

L’amiante.

Les transfusions sanguines infectées, mortelles. Pas coupable, mais responsable, surtout pas coupable.

Des mers de plastique, des océans qui agonisent sous les déchets. Un corail blanc, friable, inutile…il n’y a plus de barrière, plus de garde-manger.

Des montagnes souillées par des apprentis alpinistes en short et en basquets achetées chez Carrefour ou à Décathlon.

15 000 morts au moins en méditerranée cette année, des victimes du réchauffement climatique, des victimes de la pauvreté, victimes politique, rien à bouffer, pas d’espoir…dehors les pauvres ! on vous préfère au fond de l’eau. Raides.

La barbarie dans nos assiettes d’assassins. On se réveille de temps en temps, c’est L214 qui fait sonner l’horloge du village.

Des sodas bourrés de sucre et de substances nocives dont nos ados raffolent par l'action gracieuse de spots publicitaires qui flattent leur ego, jusqu’à l’obésité et le diabète. Après la rigolade, les maladies cardio-vasculaires.  

Un chassé-croisé surréaliste entre des prêtres qui sortent de l’église quand ils se font surprendre la main dans la main avec une femme et des prêtres pédophiles qui y entrent pour célébrer la messe du dimanche matin, des prêtres qu’on protège jusqu’au bout de la honte. Barbare hein ?

La politique ne lutte pas contre la connerie, elle la met en scène.

Elle en vit grassement, grossièrement.

La politique est obscène.

Politique et connerie entretiennent une relation incestueuse dont les affaires sont de plus en plus florissantes, de plus en plus juteuses.

La connerie est le carburant du libéralisme.

Une ressource inépuisable qui ne coûte pas cher, mais qui rapporte beaucoup.

L'espoir vient de la prise de conscience écologique, une écologie intègre, sincère, ambitieuse, juste, équitable et radicale qui place la vie, sous toutes ses formes, au centre de tout.

Seul l'avenir m’intéresse puisque c'est là que j'ai décidé de vivre.

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