Assassinat de JFK, meurtres de journalistes russes, Jack l’Éventreur : l’IGPN enquête

CIA et FBI enfoncés. Scotland Yard et MI6 ridiculisés. Politsiya et FSB humiliés. L’Amérique de Trump, la Russie de Poutine et l’Angleterre de Boris Johnson ne tarissent pas d’éloges sur la façon d’enquêter de la police des polices française.

CIA et FBI enfoncés.

Scotland Yard et MI6 ridiculisés.

Politsiya et FSB humiliés.

L’Amérique de Trump, la Russie de Poutine et l’Angleterre de Boris Johnson ne tarissent pas d’éloges sur la façon d’enquêter de la police des polices française.

« Un exemple à suivre » s’enthousiasme Donald Trump pourtant en pleine guerre commerciale viticole contre la France.

« Une leçon de démocratie politique et de rigueur policière » se réjouit le président russe, Vladimir Poutine, qui ajoute « Il n’est peut-être pas trop tard pour demander à l’IGPN de nous aider à retrouver les ignobles assassins d’Anna Stepanovna Politkovskaïa ».

Il est parfaitement sincère. Et envieux.

« Le seul regret que j’ai de quitter l’UE c’est de ne plus pouvoir faire appel aux services d’investigations de la police des polices française à partir d’octobre, mais s’il le faut, en cas d’extrême urgence, je suis près à les payer directement, personnellement, leurs prestations n’a pas d’égal, nulle part, cela n’a pas de prix… » s’émeut Boris Johnson qui s’attend, probablement, à quelques déconvenues politiques, il a l’air de redouter une catastrophe économique accompagnée d’une fronde sociale radicalisée. Pas de Yellow Jackets en Angleterre.

C’est un pragmatique.

Officiellement les Chinois ne disent rien, mais après plusieurs mois de manifestations à Hong Kong, dans le prolongement d'une grève générale qui pourrait s’éterniser, le Premier ministre, Li Keqiang, aurait sollicité madame Brigitte Jullien, Directrice de l’IGPN, en lui posant une question simple, simple en apparence : « Brigitte, dis-moi ce que ma police peut faire, jusqu’où elle peut aller dans la répression sans qu’on puisse établir de manière certaine sa responsabilité en cas de problèmes,  problèmes tu vois ce que je veux dire, bien sûr ? ».

C’est très astucieux, la démarche du Premier ministre chinois consiste à anticiper la répression policière qui promet d’être musclée ; pour être clair et sortir du langage diplomatique toujours un peu abscons, il demande à madame la Directrice de lui communiquer les résultats de son enquête avant même que la répression n’est eu lieu ! Un must dans le genre…

Elle sait faire.

Le tutoiement nous laisse penser que le processus de rapprochement entre les polices françaises et chinoises est déjà très avancé, un indice le confirme, le Haut Commissaire chinois à la sécurité ayant récemment déclaré « Ceux qui jouent avec le feu périront par le feu ».

« Y’a plus qu’à » lui aurait répondu Brigitte, plus concise que jamais.

Elle va à l'essentiel, elle a beaucoup de travail.

Le Mossad, le Shabak et l'Aman, les services secrets israéliens – qui ont pris l’habitude de se mêler de ce qui ne les regarde pas – se disent « intrigués par le savoir-faire français en matière d’enquêtes policières internes » : un compliment qui ira droit au cœur sensible de Double Zéro, Christophe Castagneur.

La Ligue du Nord en Italie, l’AFD en Allemagne, le Jobbik en Hongrie, le SD en Suède, l’Autriche, la Finlande, la Bulgarie sont sur les rangs, la liste des pays et des partis politiques intéressés par la « méthode française » en matière de maintien de l’ordre s’allonge, mais sans l’apport inestimable de l’IGPN, sans le soutien (affectueux) psychologique et logistique de sa Directrice, ils pourraient se faire cataloguer comme étant d’extrême droite.

Grâce à l’IGPN un tel malheur – une honte en vérité, car le libéralisme est « cool »  par nature, tout le monde le dit – ne risque pas de leur arriver, une chance !

Pour une fois qu’on parle de nous en bien…

Brigitte Jullien ne sait plus où donner de la tête, elle est sur les dents.

Oui, sa police est sur les dents, celles des autres, évidemment.

_Ce n’est pas moi qui le dis, Madame Brigitte, c’est Boris Vian qui me l’a soufflé…lui dis-je courageusement sous la menace d'un LBD plaqué or offert par François de Rugy il y a peu

_Boris qui ? me demande-t-elle, très courroucée, elle pense à un espion russophobe, peut-être...

_ Boris Vian, on ne peut pas être bon partout, madame la Directrice…

_Bon, pour cette fois, ça va, mais n’y revenez pas, monsieur ! la prochaine, vous y avez droit me lance-t-elle avec rage

Ouf ! j'ai eu peur d'être préventivement embastillé pour terrorisme ou harcèlement politique. Il faut dire que Médiapart, « ça craint »  comme le dit si élégamment Nadine Morano dont on connait le délicat odorat.

Mes chers ami(e)s, grâce ou à cause de madame Jullien, je crois que j'ai atteint mes limites de blogueur, j'ai une famille : il n'y aura probablement pas de 500e billet, ni de 499e d'ailleurs...j'en connais qui vont s'en réjouir...je pense en particulier à tous ceux qui hésitaient entre Macron et Le Pen...n'ayez pas honte, Brigitte aussi hésitait.

Plus maintenant, tout va bien, détendez-vous.

Ça ne peut pas être pire, voyons !

 

P.-S. - Pour ceux et celles  que cela intéresse, je lui ai demandé, sans chercher à la piéger, si elle avait des infos concernant le mystère du Masque de fer, l'un des prisonniers les plus connus de l'histoire de France, emprisonné à la bastille sous Louis XIV, elle m'a répondu ceci : « C'est pas moi, c'est pas nous, ces méthodes d'interrogatoires ont cessé sitôt les accords d'Évian signés ».

Un peu décevant quand même, non ?

 

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