Démissions en cascade au sein du gouvernement Édouard Philippe, l’Élysée vacille !

François Goulet de Rugy, obligé de démissionner, entraine derrière lui une cascade de départs involontaires...Édouard Philippe est menacé, le président est fragilisé malgré le soutien appuyé de Nicolas Sarkozy. Les remerciements publics de Bernard Tapie à Nicole Belloubet n'arrangent rien...

Pris de vomissements incoercibles dus à des excès de mayonnaise rance et bon marché accompagnant des homards encore frétillants, François Goulet de Rugy a présenté sa démission au Premier ministre, monsieur Édouard Philippe, qui l’a accepté en se pinçant le nez ; à cause de l’odeur probablement. Images insoutenables...

On notera le courage politique et l’honnêteté de monsieur de Rugy qui démissionne juste après avoir licencié sa directrice de cabinet (?), Nicole Klein, qui avait abusé de sa situation de pauvresse en bénéficiant de la location d’une HLM…difficile maintenant de lui reprocher d'être incohérent, de Rugy ne triche pas, ne tergiverse pas, il assume !

L’épouse du ministre d’État, ministre de l’Écologie, madame Sévérine Goulet de Rugy, bien que n’exerçant aucune fonction au sein du gouvernent, a également présenté sa démission à Édouard Philippe qui l’a accepté, ce qui en dit long sur le pouvoir d’influence de cette journaliste spécialisée dans le « pipipeule », dans le très fameux magazine Gala, un hebdomadaire satirique pourtant progouvernemental, indépendant au moins autant que Médiapart ; si ce n’est plus d’après Jean-Michel Apathie.

Nicole Belloubet, garde des Sceaux, a gravement outrepassé ses fonctions en commentant une affaire juridique en cours, l’arbitrage Bernard Tapie, cela en totale contradiction avec les textes en vigueur – la loi de juillet 2013 – en déclarant qu’un éventuel appel du parquet « n’était pas forcément logique » . Ce très discret appel du pied qui illustre à quel point la justice française, le parquet en l’occurrence, est interdépendante, conduit madame Belloubet à présenter sa démission à Édouard Philippe qui l’a accepté en sanglotant, il aimait la chevelure sauvageonne de cette grande et élégante femme.

Monsieur Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée depuis mai 2017, est rongé par le remords depuis la mise en cause d’Alexandre Benalla par le Sénat, il se sent coupable de quelque chose, mais «  de quoi ? » se lamente-t-il dans les couloirs du Palais ; à bout de nerf et dépressif, le « second cerveau » du président de la Rex Publica libérale et néanmoins progressiste de droite, envisage une reconversion dans le monde des affaires, ce que l’on appelle dans le jargon technique des énarques le « privé », il serait candidat au poste de directeur commercial des Pompes Funèbres Générales ou PFG. Il a donc présenté sa démission au Premier ministre, monsieur Emmanuel Macron, qui l’a accepté en éclatant en sanglots, lui aussi.

L’ambiance est décidément morose.

Suite au meurtre de Zineb Redouane, suite également à la disparition du petit Steve, à Nantes, il y a trois semaines, monsieur Christophe Castaner s’est rendu, titubant, dans la boite de nuit « Castel », rue Princesse, à Paris, un établissement « so chic » et toujours bien fréquenté par la presse, les gens de télévision, les publicitaires, les hommes d’affaires, les chanteurs alcooliques et les putes, hommes ou femmes ; en État d’ébriété avancée et probablement sous l’effet conjugué de psychotropes, d’antidépresseurs, de joints, de champignons, de cocaïne et d’éther, le ministre de l’Intérieur aurait déclaré que « la bouffe ici est moins bonne que chez de Rugy et en plus ça manque grave de meufs, au moins on se marrait bien avec la Séverine… », des propos sibyllins qui l’ont obligé à présenter sa démission à son supérieur hiérarchique, monsieur Laurent Nunez-Belda, qui l’a accepté en sifflotant la chanson bien connue de Petula Clark, « O O Sheriff ».

Marlène Schiappa, ci-devant Secrétaire d'État chargée de l'Inégalité entre les femmes et les hormones masculines et de la lutte pour les discriminations, n’arrive plus à compter le nombre de femmes qui ont succombé sous les coups de leurs compagnons, elle sait compter jusqu’à 99, mais pas au-delà, la malheureuse ; probablement une erreur de casting, passons ; madame Schiappa, donc, vient de présenter sa démission à monsieur Cyril Hanouna, qui l’a accepté sans se poser plus de questions, car c’est un garçon à la fois compréhensif et influent, deux qualités rares parmi nos hommes politiques.

Déstabilisé, Édouard Philippe envisage de présenter sa candidature comme tête de liste pour les prochaines municipales à la mairie de Bonny-sur-Loire – Loiret, région Centre-Val de Loire, 45420 – dont les habitants s’appellent les bonnychons, un magnifique gentilé ; une mairie, notons-le au passage, également convoitée par DSK qui songe à son retour politique dans une ville dont il devine, par instinct, le pouvoir d’attraction, les gazettes en parleront, n’en doutons pas. Quel pif ce DSK !

Comme on peut le constater, la macronerie, loin de s’essouffler, redouble d’efforts dans la perspective d’une rentrée sociale apaisée qui s’annonce des plus ambitieuses en termes de réformes.

La confiance est là !

Elle n’est jamais partie…

Si nous n’avions pas le droit d’en rire, nous serions obligés d’en pleurer.

 

 

 

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