Immigration, quand les salauds hésitent et que les cons refusent.

La lâcheté, le cynisme et le populisme font cause commune pendant qu'une grande partie de l'opinion publique européenne recule devant la peur de l'autre au risque de laisser mourir femmes et enfants. La honte est sur nous et sur ceux qui nous gouvernent.

L’Aquarius devrait accoster à Malte.

L’Europe « cherche une solution communautaire », nous dit-on, le principe de la patate chaude avec des chefs d’États et de gouvernements qui ne veulent pas se cramer le bout des doigts devant des électeurs européens sourds, aveugles et bêtes à bouffer du foin, le populisme, qui se généralise, fait des ravages.

Et ce n’est pas fini.

« Les femmes et les enfants d’abord »… L’Aquarius a recueilli 140 migrants en provenance de Libye, la moitié sont des mineurs et un bon tiers sont de femmes, ils viennent de Somalie ou d’Érythrée pour la plupart.

Du fait de leur statut d’immigrés ils ne sont pas, elles ne sont plus prioritaires.

520 millions d’habitants dans une Union européenne plus repliée sur elle-même que jamais, qui hésitent à tendre la main à 140 personnes...0, 00002691945 % de la population européenne…

De quelle « invasion » parle-t-on ?

De qui se moque-t-on ?

Le Maire de Sète, Jean-Claude Gayssot, est seul à se battre, il faut le saluer chapeau bas, isolé et critiqué, cet homme sauve le peu  d’honneur qui nous reste.

Nos dirigeants ont la trouille d’affronter une opinion publique qui, majoritairement, rejette toute idée de solidarité humanitaire, la compassion fuit à toutes jambes devant la peur de l’autre.

Escale à Malte pour se répartir le « fardeau ».

« La solution adoptée est conforme à la coopération européenne, au droit de la mer et aux principes humanitaires » indique l'Élysée dans un communiqué qui laisse songeur, 60 migrants auront finalement le droit de mettre les pieds sur le sol français, d’autres pays se partageront les « restes ».

« …conforme aux principes humanitaires ».

Sans rire.

« …la coopération européenne… »

Sérieusement ?

Quand les peuples deviennent aussi  cons que leurs dirigeants, le pire est à craindre.

Ça  pue !

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