Être ou ne pas être un trou du cul ?

Quand la connerie et la scatologie prennent le pouvoir du pays le plus puissant du monde. Ah ben merde alors !

That is the question !

On peut s’interroger : suis-je un trou du cul ? Un petit trou du cul ? Un gros trou du cul ? Une espèce de trou du cul ? Ou un sale trou du cul ?

La dimension sexuelle de l’insulte n’échappe à personne, elle est connexe au trou de balle, je n’y peux rien.

Personnellement j’hésite encore.

Cette approche anatomique et néanmoins scatologique de la connerie a l’immense mérite d’être triviale et donc pédagogiquement facilement accessible à tous et à toutes, en effet rien n’est plus commun, rien n’est plus parlant qu’un trou du cul.

C’est la chose la plus partagée au monde.

A quelques rares exceptions près.

L’imperforation anale, ou syndrome de Vacterl, concerne des enfants qui malheureusement naissent sans anus, l’opération est vitale car on ne peut pas vivre sans, il faut évacuer les selles coûte que coûte.

C’est précisément ce point qui pose problème : tout le monde doit disposer naturellement (et librement) d’un trou du cul, ceux ou celles qui n’en possèdent pas, une infime minorité, sont en réel danger de mort, il faut donc intervenir chirurgicalement, de toute urgence.

La cacastrophe c’est l’absence de trou du cul et non l’inverse.

Le monde ne serait pas le monde tel que nous le connaissons sans trou du cul, l’humanité ne survivrait pas à une constipation généralisée irréversible ; alors qu’elle résiste à la connerie, c’est dire !

Noirs, jaunes, blancs, musulmans, juifs, petits, grands, gros, homos, hétéros, trans, riches, pauvres, nous sommes tous des trous du cul, nous sommes tous égaux devant la fosse sceptique, on a des raisons de l'être, non ?

La différence entre les êtres humains, notion à laquelle je tiens par-dessus tout, car elle est le principal vecteur de progrès, la diversité est toujours synonyme d’enrichissement, se fait autour du trou du cul.

Vous savez pourquoi Trump voit des trous du cul partout ?

C’est parce qu’une odeur pestilentielle de merde le précède partout où qu’il aille, quoiqu’il fasse et quoiqu’il dise.

Mais ce n'est pas une raison pour nous faire chier.

Merde alors !

 

 

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