« Aujourd’hui maman est morte. Ou peut-être, hier, je ne sais pas. »

Entre Laurent Wauquiez et Virginie Calmels, la lune de fiel aura duré un peu plus de six mois. L'adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux vient d'être "limogée" par le chef de LR. Jean Leonetti, auteur d'une loi éponyme sur la fin de vie, a la lourde tâche de lui succéder...les soins palliatifs vont bientôt commencer.

C’est par cet incipit que commence L’Étranger, c’est aujourd’hui l’épilogue d’une aventure qui aura duré six mois, une semaine et un jour.

Souvenons-nous, Laurent Wauquiez prenait les rênes de LR le 10 décembre dernier.

Six mois, une semaine et un jour plus tard, Virginie Calmels n’est plus…maman est morte.

Limogée, écartée, virée, flinguée.

Aujourd’hui. Ou peut-être, hier. Peu importe.

La renégate n’avait pas digéré le tract pensé et rédigé par le sémillant chef des LR « Pour que la France reste la France ».

Après la prise du LR, la crise du LR. Une de plus…

Virginie Calmels est remplacée, ipso facto, par Jean Leonetti, auteur d’une loi éponyme sur la fin de vie.

C’est très encourageant pour l’avenir, un choix symbolique qui fera date, sans nul doute.

Une loi encadrant l’euthanasie qui dénonce l’obstination déraisonnable dont, parfois, le corps médical fait preuve,  et la prolongation artificielle de la vie qui en découle.

Nous y sommes !

Cette loi stipule expressément qu’il est possible d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs dont l’objectif est d’améliorer son confort tout en l’accompagnant progressivement vers la mort.

Tout y est !

Une bonne loi.

Avec une réserve, toutefois, la décision de cesser l’administration d’un traitement curatif pour mettre en place un protocole (irréversible) de soins palliatifs  doit être collégiale. On le voit, la tâche de Jean Leonetti n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire, la collégialité n’est pas inscrite dans les gènes de LR et encore moins dans ceux de Wauquiez.

Souhaitons à Jean Leonetti de réussir dans sa nouvelle mission.

Avec un autre souhait : pourvu que Laurent Wauquiez ne souffre pas !

Pas trop.

On reste humain, après tout.

Laissons à Albert Camus le soin de conclure :

« Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme ».

 

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