Surtout, tu ne touches plus à rien !

Emmanuel, à partir de maintenant tu ne touches plus à rien ! Tu vas à Brégançon, tu prends ta pelle et ton sceau, tu donnes la main à mamie et tu nous fous la paix !

Emmanuel Macron fait penser à Benoît Brisefer, ce personnage de bande dessinée imaginé par Peyo en 1960, un gamin de dix ans doté d’une force physique surhumaine qu’il ne parvient pas à contrôler, il casse tous les jouets qui lui tombe sous la main, plus aucun enfant ne veut jouer avec lui, il se retrouve seul.

En nettement moins sympathique, la solitude de ce petit bonhomme avec son béret vissé sur la tête faisait peine à voir.

Benoît Brisefer perd tous ses moyens lorsqu’il est enrhumé, il redevient enfant parmi les enfants : Emmanuel Macron s’est mal-à-droitement enrhumé en septembre 2017 lorsqu’il a lancé sa réforme de l’ISF et celle des APL. Sans parler du reste...faisons court.

C’est un gamin totalement dépassé par les évènements, allergique par nature à l’autocritique et au doute dont la devise (empruntée au très regretté Pierre Desproges) est « Je pense, donc tu suis ».

Depuis, il claudique, il tousse, il éructe, il est fiévreux, hésitant, malhabile et de plus en plus isolé.

Tout ce qu’il touche lui explose inexorablement à la figure, plus il réforme et plus la France descend dans la rue.

Tous les Chefs d’États européens tirent plus ou moins profit de cette crise sanitaire y compris Édouard Philippe qui caracole dans les sondages…pas lui !

Même Boris Johnson redresse la tête !

Macron monte sur le podium avec Trump à sa gauche et Bolsonaro à sa droite.

Les députés LaRem quittent le navire, il est en train de perdre sa majorité absolue …du jamais vu ! Des députés LaRame !

En langage technique, cela s’appelle un fiasco. Mais attention, un vrai de vrai !

Lorsqu’il va expliquer aux personnels soignants de la Pitié-Salpêtrière « J’étais convaincu qu’on était en train de changer les choses » et « c’est très cruel pour moi-même », ajoutant que « c’était une super stratégie, mais à faire dix ans plus tôt », il ne se rend pas compte de l’effet produit par ses propos auprès de gens qui viennent de sauver des vies aux périls de la leur après plus de 10 ans, justement, de luttes et de combats acharnés pour se faire entendre. De lui en particulier. En vain.

Une super stratégie…

Il y a 10 ans ? Vraiment ? La manœuvre est grossière, en fait il veut parler de Hollande dont il a été le secrétaire général adjoint à la présidence de la République avant d’être son ministre de l’Économie, celui qui tient les cordons de la bourse, sanitaire entre autres…faire référence à 2010 lui permet donc de s’exonérer de toute responsabilité.

Il n’y a que Sarkozy, l’Incorruptible, qui trouve grâce à ses yeux…si jamais l’Ex est condamné avant la fin de son quinquennat, je l’entends déjà nous dire « c’est très cruel pour moi-même ». En sanglotant !

Son élection était boiteuse, les premiers mois de son quinquennat ont été marqués par des lois d’inspiration ultra libérale, la gestion policière des manifestations a été particulièrement catastrophique parce que sanglante et meurtrière ; la crise sanitaire vient de confirmer l’amateurisme de cette équipe faite de bric et de broc (au hasard, avec des éléments de toute provenance, dixit le Larousse), son ambition politique s’arrête là où il a laissé la réforme des retraites dont personne ne voulait ; à part le MEDEF, bien sûr !

Adepte des hommages post mortem destinés à faire pleurer dans les chaumières, j'attends avec impatience son discours pour les obsèques de VGE dans la cour d'honneur de l’hôtel des Invalides « Entre ici, Valéry Giscard d'Estaing, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé ». Il en fait tellement, et tellement trop, qu'il finira bien par se planter, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas...

- Emmanuel, à partir de maintenant tu ne touches plus à rien !

- Tu m’entends bien ?

- Surtout tu ne touches plus à rien, tu as assez fait de dégâts comme cela.

- Tu vas à Brégançon, tu prends ta pelle et ton sceau, tu donnes la main à mamie et TU NOUS FOUS LA PAIX !

- C’est clair ?

- Non, mais !

« Le destin est comme les gamins dans la cour de récré, il s’acharne sur les plus faibles. »

 

P.-S. – Citation tirée de « Un Avion sans elle », de Michel BUSSI qui ne m’en voudra pas de l’avoir mêlé à pareille histoire.

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