Des enfants et des salauds

Le sort tragique et mortifère que l’on réserve à ces enfants séparés de leurs parents et parqués dans des camps de rétention au Texas est caractéristique d’une société agonisante. Le seul problème est que cette société est toujours en vie et qu’elle a encore de beaux jours devant elle. La fin justifie les moyens.

Des enfants emprisonnés dans un camp, derrière des barbelés.

Des grands yeux effrayés.

En pleurs, des flots de larmes. Tétanisés par la peur.

Un enfant de deux ou trois ans ne peut pas comprendre que des adultes se comportent avec autant de violence, ils ne sont pas encore « formatés », leur seul et unique refuge s’appelle « papa » et « maman ».

Dans toutes les langues.

L’innocence les expose, Trump en profite. Lui et d’autres.

Séparés de leurs parents, des sans-papiers, des immigrés qui viennent d’Amérique centrale pour la plupart,  que l’administration Trump parque dans des centres de rétention au Texas.

Le ministre de la Justice américaine, Jeff Sessions,  appelle Dieu à la rescousse pour justifier ces actes inqualifiables et assure « qu’il faut obéir aux lois du gouvernement, car Dieu les a décrétées afin d’assurer l’ordre. »

Il n’y aurait que Dieu pour le, pour les disculper.

Des salauds.

D’authentiques, de vrais salauds.

Le message subliminal que Sessions veut nous faire passer est que Dieu est, ou serait, lui aussi, un salaud.

Le sort tragique et mortifère que l’on réserve à ces enfants est caractéristique d’une société agonisante. Le seul problème est que cette société est toujours en vie et qu’elle a encore de beaux jours devant elle.

La fin justifie les moyens.

Partout.

Aux USA, mais aussi en  Italie, en France, partout en Europe, Merkel est en sursis, l’ultimatum expire dans quelques jours, dans quelques heures.

Il n’y a plus d'interdit, tout devient possible.

La planète crève de chaud, la sixième extinction de masse a commencé, on torture les animaux en Chine, en France, en Espagne pour bouffer, pour s'amuser, pour prier…

Que faut-il attendre encore de cette civilisation ?

Qu’elle extermine ses enfants en commençant par les parquer dans des « camps » ? C'est déjà fait !

Bis repetita non placent.

Ces images donnent la nausée, car elles nous renvoient à notre propre image.

Le miroir de l'infamie.

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