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Billet de blog 20 nov. 2019

J'aime l'IGPN

Les mauvaises langues s’interrogent sur le fonctionnement de l’IGPN, sur son organisation, sur ses liens avec la police, la justice, les juges, les procs et le ministère de l’Intérieur, c'est à dire avec le pouvoir en place. Non mais, c’est ahurissant comme questions. L’IGPN fonctionne bien. Même très bien. Elle enquête dans la discrétion, comment l’en blâmer ?

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N’en déplaise aux grincheux, aux islamo-gauchistes, aux libertaires, aux écologistes, aux gilets jaunes, à la France Insoumise et aux homosexuels de tout bord, l’IGPN travaille bien, elle fait exactement ce qu’on lui demande de faire, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, regardez les infirmiers, les urgentistes, les pompiers...

Son honnêteté, sa probité, sa rigueur et sa méticulosité, on le constate aujourd’hui, forcent le respect, le mien en tout cas.

C’est pour toutes ces raisons que j’aime l’IGPN.

On se rendra compte plus tard, beaucoup plus tard, de tous les immenses services que cette noble institution policière rend à la patrie assez peu reconnaissante, il faut bien le dire, voire ingrate.

Les mauvaises langues s’interrogent sur le fonctionnement de l’IGPN, sur son organisation, sur ses liens avec la police, la justice, les juges, les procs et le ministère de l’Intérieur, c'est à dire avec le pouvoir en place.

Non mais, c’est ahurissant comme questions.

L’IGPN fonctionne bien. Même très bien.

Elle enquête dans la discrétion, comment l’en blâmer ?

Quoi dire de plus ?

25 énucléations, une de plus depuis jeudi dernier, 5 mains arrachées, beaucoup d’estropiés, des centaines de traumatismes crâniens avec séquelles neurologiques, des jeunes femmes, et des moins jeunes, frappées à terre, des milliers de blessés : l’IGPN enquête.

Revenir sur les lieux du crime…interroger des gens qui ont perdu un œil…rendre visite à un blessé aux urgences, assis dans un fauteuil roulant dans le contexte actuel…il faut du courage, de la détermination et une conscience professionnelle…comment dire…exemplaire !

Les premiers résultats ne tardent pas : après dix mois d’enquête, suite à des milliers d’auditions et de témoignages pas toujours fiables, ils ont réussi à identifier un policier lanceur de pavés qui était filmé en direct live, de face, de profil, de dos et de trois quarts, devant une dizaine de caméras !

Même les chaînes d’info en continu ont diffusé les images, même CNEWS !

Si ce n’est pas de la transparence, ça, j’aimerais qu’on me dise ce que c’est !

Une prouesse technique qui en amène une autre : filmé dans les mêmes circonstances, un gradé qui administrait des paires de claques à un gamin immobile adossé à un mur d’immeuble va bientôt être présenté à un juge d’instruction grâce à son matricule collé dans le dos !

Admirable !

D’autant plus que le flic en question faisait deux têtes de plus que le gamin et qu’il était engoncé dans son armure de robocop ! Pas facile de donner des torgnoles dans ces conditions. Mais on s’égare.

La technologie n’est pas complètement étrangère à ce succès, c’est vrai.

Quand on pense qu’on les soupçonne d’enterrer voire de couvrir des affaires de violences policières…la preuve que non !

2 affaires transmises aux juges sur 550 enquêtes ! C’est un excellent début, c’est très prometteur.

J’entends d’ici Mélenchon geindre et pleurnicher, « 0.36 %, ce n’est pas un peu faible, non ? », je le dis sans amertume et sans rancœur, mais avec fermeté et gravité, Jean-Luc Mélenchon n’est pas un vrai républicain. D’ailleurs ça se voit sur sa gueule, non ?

Les flics des flics n’ont pas la tâche facile.

Voici quelques témoignages glanés ici et là, à Paris, à Lyon et à Bordeaux par les enquêteurs de l’IGPN, ce sont des gendarmes et des policiers de terrain qui parlent de leur confrontation avec des manifestants, des gilets jaunes en majorité, vous noterez la concision des propos :

« Contrairement à ce qu'il prétend (le manifestant délinquant gilet jaune salopard) nous n'avons jamais abusé de violences sur l'homme, puisque quelques claques n'ont jamais été des violences pour un délinquant... »

« C’est à l’intersection des deux rues que le mur a violemment percuté la tête du manifestant »

« Il avait le tort de ne pas être de nationalité française »

« Âgé de 92 ans, le manifestant avait encore l’air d’un jeune adolescent »

« Aucun dégât n’est à déplorer à l’exception de la seule et unique victime de nos assauts… »

« Nous n’avons rien à nous reprocher, la preuve, nous avons relâché 5 des 3 manifestants suspects »

« Face à face avec le manifestant, l’homme le prit en traitre par-derrière ».

« Il quitta les lieux de la manifestation avec l’air de quelqu’un qui n’a pas la conscience tranquille ».

« N’ayant pas été reconnu coupable d’agression contre des agents dépositaires de l’autorité publique, il fut placé en garde à vue jusqu’à ce qu’il avoue son agression à notre endroit »

« Le manifestant, en courant pour fuir les forces de police qui le pourchassaient, est tombé au sol et s’est grièvement blessé avec l’une de ses chaussures, la gauche en l’occurrence ».

Des témoignages (réels) bouleversants qui prouvent, si besoin en étaient, que les forces de l’ordre restent lucides.

Non, moi ce que j’aime le plus c’est d’entendre les policiers nous expliquer à longueur d’antenne ce qu’il faut comprendre de toutes ces manifestations : quand on remplace des sociologues, des historiens, des économistes et des philosophes par des flics à heure de grande écoute c’est quand même le signe d’une excellente santé démocratique et néanmoins républicaine.

Pour ceux qui auraient loupé les remarquables analyses de nos amis policiers sur la violence il y a toujours des séances de rattrapages avec Finkielkraut et Zemmour.

Billet dédié à Manu qui vient de perdre un œil suite au tir d'une grenade de type MP7 qu'il a reçu en pleine tête. Courage Manu !

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