Gilles-William Goldnadel et Éric Zemmour pacsés par Jean-Marc Morandini sur CNEWS !

Gilles-William Goldnadel et Éric Zemmour...qui l'eût cru ? Et pourtant, en y regardant de plus près, pour celles et ceux qui en ont le courage, ce n'est pas aussi étonnant que cela...

Ils partagent la même haine des musulmans, ils travaillent dans les mêmes rédactions où ils se croisent régulièrement, tôt le matin, à midi et tard le soir…les nuits sont courtes !

Vincent Bolloré les « adore à la folie », il ne jure que par eux.

Ils ont la même sensibilité, y compris en matière de politique internationale, israélienne en particulier, Benjamin Netanyahou les rassure, ils fleurissent la tombe d’Ariel Sharon tous les 11 janvier, ils ne souffrent d’aucun trouble du colon, un signe qui ne trompe pas et qui devrait faciliter leur rapprochement, c’est très prometteur.

Ils détestent Sonia de Villers qui anime « L’instant M » sur France Inter, un refuge de gauchistes ; ils n’ont pas de mots assez durs contre Edwy Plenel et Médiapart, Plenel le suppôt de l’islamisme le plus radical.

Tout cela crée des liens, forcément.

Un sourire, un éclat de rire, quelques ripailles plus loin, voilà que la complicité entre les deux hommes commence à évoluer tout doucement, sereinement, tendrement, mais inexorablement, ils prennent le même taxi pour aller du Figaro à CNEWS et de CNEWS au Figaro…

Ils dînent ensemble…tard dans la nuit. Quand les chats noirs rentrent se coucher, ils sont encore là, toutes griffes dehors, les canines aiguisées comme des poignards.

Ils se tirent la bourre, c’est à celui qui « osera » le plus, l’islamophobie n’est plus un droit, c’est un devoir !

Débarrassons-nous de la racaille islamo-gauchiste dont Plenel et de Villers sont les porte-paroles !

Dynamitons France-Inter et France-Télévision au nom d’une pluralité recentrée sur une France bleue marine, patriotique, chrétienne et anti-islamique !

Vive la laïcité exclusive ! restrictive ! élitiste ! en un mot blanche !

Sus à Garrido ! (la pauvre…)

À mort Mélenchon !

L’exaltation est là, la passion n’est plus très loin, elle est à portée de mains…

Au fil du temps, leur complicité est devenue…comment dire, totale, intense, pas seulement intellectuelle, sentimentale d’abord, oui, sentimentale, mais pas très longtemps…les feux de l’amour réchauffent ces cœurs tendres qui ne demandaient qu’à s’abandonner.

Sur leur chemin, les deux tourtereaux ont croisé la route de Jean-Marc Morandini qui anime un bug blog dont nous avons perdu le nom, mais qu’importe !

L’œil humide, le cœur battant, Gilles-William observe Éric en train de se faire maquiller, dans les locaux de CNEWS, il attend son tour patiemment, il aime secrètement le Rimell, il en a toujours rêvé « tu es beau, Éric, tu es trop beau ! et tellement viril ! » lâche-t-il d’une voix chevrotante ; Éric lui renvoie un sourire appuyé dans la glace qui reflète leurs visages déjà empourprés par un désir trop longtemps contenu, il lui tend la main, c’est le début d’une étreinte qui en appelle d’autres…

Jean-Marc n’est pas peu fier de cette idylle qui vient, enfin, de se concrétiser sous son toit, un toit qui en a vu d’autres, c’est un serial romantique le Morandini. Bolloré aussi, c’est pour cette raison qu’ils les collectionnent, ces journalistes, Zemmour, Praud, Rioufo-folle Rioufol…

L’audimat de CNEWS remonte en flèche, Morandini, euphorique, s’emporte et n’hésite pas à parler de « priapisme publicitaire » ; Vincent Bolloré, plus prudent, évoque « une petite érection diurne qu’il conviendra de faire durer », tout le monde éclate de rire devant ce bon mot, « elle est raide, celle-là » s’exclame Morandini qui veut faire plaisir (?) à son patron, un rien lèche-cul (?) le Jean-Marc.

Cette liaison que nous révélons en exclusivité pour Médiapart n’est pas choquante en soi, nous sommes favorables, en effet, à l’union de deux êtres du même sexe, mais une question se pose : sauf à se contredire, Éric et Gilles-William ne pourront pas bénéficier de la gestation pour autrui (ni de la gestation par autrui, en l'espèce) ils pourront, tout au plus, adopter un enfant.

Si c’est une fille (mon Dieu, quelle horreur !), ils l’appelleront Carmen en souvenir de Franco. Ou Éva, c’est joli Éva.

Si c’est un garçon (merci, mon Dieu !), ils l’appelleront Augusto en souvenir d’un brillant homme d’État chilien ; en plus c’est d’actualité le Chili. Con carne sanglante, ça « tombe » bien !

Je vois bien Augusto et Éva, c’est latin, en tout cas hispanisant, ça passe partout.

Sonia ou Edwy me paraissent un peu trop typés comme prénoms.

Pourvu qu’ils ne les appellent pas Bruno ou Nathalie, le prénom de ma femme, c’est tout ce que je demande.

Pour leur patronyme, ces enfants auront l’embarras...du choix : Goldnadel ou Zemmour…pas facile-facile…

Chacun sa merde !

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