Le viol à l’étalage des consciences érigé en programme politique

On parle du viol des consciences dès que l’on impose une idéologie à une société qui n’en veut pas. Les prochaines élections européennes auront lieu en mai 2019, Emmanuel Macron rêve d’étendre son royaume à l’Europe tout entière : faisons-lui barrage ! par tous les moyens !

Le viol est systématiquement associé à la contrainte, à la violence et à la souffrance, bien sûr, il n’est pas uniquement sexuel, on parle du viol des consciences dès que l’on impose une idéologie à une société qui n’en veut pas.

Les pouvoirs immenses, quasiment infinis, et sans cesse renouvelés, du Chef de l’État français que lui confère la Constitution de la Ve permettent tous les abus, voilà maintenant soixante longues années que nous sommes prisonniers de cette monarchie républicaine et néanmoins absolue.

Pour une grande majorité de Françaises et de Français, les réformes entreprises par Emmanuel Macron depuis un an sont vécues comme une agression, il s’agit bien d’un viol des consciences, le rejet de sa politique est massif, il a été élu sur un quiproquo, grâce à Fillon, à cause de Le Pen.

Et d’un viol à l’étalage, il suffit de croiser la route de ces Français qui font leurs courses sur les marchés ou dans les grandes surfaces pour se servir, toutes les catégories sont touchées, ou presque, Bernard Arnault, Françoise Bettencourt Meyers et François Pinault se font livrer à domicile le caviar et les homards avec des magnums de champagne pour fêter leur bienfaiteur, des agapes libérales, discrètes et joyeuses.

Macron connaît mieux que personne ce qu’il y a dans un chariot de supermarché ou dans le cabas de ces petits vieux au dos voûté qui déambulent paisiblement, hiver comme été, sur la place du marché, le mercredi matin ou le samedi : de l’argent. Ce qu’il en reste après 35 ans de libéralisme, si on veut bien se souvenir du sinistre « virage » de 1983, sous l’ère Mitterrand.

Le viol à l’étalage des consciences est devenu un programme politique à part entière, si vous avez aimé la première mouture des réformes Macron, vous allez adorer celles qu’il est en train de nous mijoter.

L’inflation  – 2.3 % –  s’invite au programme, le pouvoir d’achat des Français continue sa dégringolade, la consommation stagne, les rentrées de TVA chutent, Macron va aller chercher chez les pauvres, chez les retraites, chez les chômeurs, chez les étudiants et chez les fonctionnaires ce dont il a besoin pour continuer d’alimenter tranquillement la pompe libérale, il veut se mettre à l’abri d’un désamorçage que le MEDEF ne lui pardonnerait pas, Édouard Philippe est désigné pour le rassurer, il va rencontrer les patrons pendant leur université d'été.

Les Français sont-ils définitivement masochistes ? J’en doute.

Les prochaines élections européennes auront lieu en mai 2019, Macron rêve d’étendre son royaume à l’Europe tout entière : faisons-lui barrage !

Par tous les moyens !

Une bonne grosse claque européenne, une fessée en fait, lui ferait le plus grand bien.

Nous avons tous besoin d’oxygène, allons le chercher là où il est !

Pour les amateurs, les paroles de Dick Annegarn, extraites de « Bruxelles », puisque c’est d’elle dont on parle :

Bruxelles ma belle
Je te rejoins bientôt
Aussitôt que Paris me trahit
Et je sens que son amour aigrit et puis
Elle me soupçonne d'être avec toi le soir
Je reconnais c'est vrai tous les soirs dans ma tête
C'est la fête des anciens combattants d'une guerre
Qui est toujours à faire

Bruxelles, attends moi j'arrive
Bientôt je prends la dérive

 

 

 

 

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