LVMH rachète le déficit des retraites pour 14,7 milliards d’euros !

Il s’agit de la plus grosse acquisition du géant du luxe français depuis sa création en 1987. Tous les régimes de retraite, privés et publics, y compris les régimes spéciaux, tombent dans l’escarcelle de Bernard Arnault – BA pour les initiés – à 10 jours de la grève nationale, en pleine concertation avec les partenaires sociaux pilotée par Édouard Philippe !!

Il s’agit de la plus grosse acquisition du géant du luxe français depuis sa création en 1987.

Tous les régimes de retraite, privés et publics, y compris les régimes spéciaux, tombent dans l’escarcelle de Bernard Arnault – BA pour les initiés – à 10 jours de la grève nationale, en pleine concertation avec les partenaires sociaux pilotée par Édouard Philippe !!

BA pour Bonne Action. En majuscules s’il vous plait !

Le groupe de Bernard Arnault dont les ventes ont atteint 46,7 milliards d’euros en 2018 s’est lancé à l’assaut d’un déficit « moralement insupportable » explique le directeur général délégué de LVMH qui ajoute « Il ne s’agit pas pour nous d’un acte philanthropique ni d’une opération de communication, ce qui nous motive c’est la sauvegarde du modèle français basé sur la solidarité entre les générations ».

Prenant à contre-pied tout le gouvernement, le groupe affiche clairement sa préférence pour un régime par répartition.

À l’annonce de cette nouvelle, Jean-Paul Delevoye aurait quitté la salle des négociations. Sans un mot, les épaules secouées par des sanglots incoercibles. Un homme à bout de nerfs, épuisé, décidément rien ne lui sera épargné, le pauvre !

Derrière cette mesure spectaculaire se cache une ambition économique, LVMH veut, en effet, se positionner sur le marché des retraites, sur l’assurance maladie, sur l’assurance vie et sur le marché de niche des maisons de retraite et des EHPAD, un secteur en pleine expansion « grâce ou à cause du vieillissement de la population » explique le directeur financier du groupe ; « à terme nous investirons également sur le marché funéraire, un marché en pleine mutation » commente le directeur de la stratégie et de la diversification de LVMH.

« La privatisation de l’aéroport de Paris puis de la Française des jeux nous ont interpellés » tente de justifier le directeur informatique du groupe de luxe, fervent supporter des économies d’échelles, ennemi juré des doublons.

La prochaine acquisition du groupe LVMH est tenue secrète, mais nous sommes en mesure de révéler le nom de code de l’opération : « AP-HP /Urgences/hôpitaux ».

Rien de philanthropique dans tout cela en effet : en s’adressant d’abord et exclusivement aux vivants très riches, LVMH décide d’amorcer un tournant stratégique en s’intéressant maintenant aux vieux, aux malades et aux morts.

Faut-il voir la main d’Emmanuel Macron dans cette annonce étonnante, d’aucuns diraient la patte présidentielle ?

Bernard Arnault et le président de la République se sont-ils concertés ?

Laurent Berger était-il au courant ?

Jean-Michel Apathie contacté s’interroge « Est-ce le libéralisme qui envahit le politique ou est-ce le politique qui envahit le libéralisme ? », un débat passionnant en perspective à suivre sur LCI ou sur BFMTV ou sur CNEWS.

En ce qui nous concerne, ici, nous avons bien une idée…

En tout cas, depuis l’annonce du rachat de la dette des retraites par LVMH, Brigitte Macron a décidé de ne plus porter de vêtements griffés Louis Vuitton, elle s’habille maintenant chez Petit bateau, Catimini et Sergent Major.

Tout un programme !

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