« Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire, d’une effraction »

En tenant ces propos le 13 février 2018 devant la presse présidentielle, Emmanuel Macron faisait preuve d’une froide lucidité : en effet, il est entré par effraction et depuis il utilise la brutalité comme arme idéologique de destruction massive pour mieux asseoir son pouvoir qui consiste, ni plus ni moins, à garantir l’ordre libéral européen.

En tenant ces propos le 13 février 2018 devant la presse présidentielle, Emmanuel Macron faisait preuve d’une froide lucidité : en effet, il est entré par effraction et depuis il utilise la brutalité comme arme idéologique de destruction massive pour mieux asseoir son pouvoir qui consiste, ni plus ni moins, à garantir l’ordre libéral européen.

Il est le garant du temple libéral dans un pays qui ne l’est pas, qui ne l’a jamais été.

LaREM, La Répression En Marche !

Un pays qui résiste, qui ose lui résister, il vit cela comme un crime de lèse-majesté, car il se veut roi.

Nicolas Sarkozy avait préparé le terrain en s’opposant aux votes des Français qui avaient refusé le projet de constitution européenne en 2005, une constitution imaginée sous la présidence d’un politicien cacochyme à la tête de la Convention européenne, un certain Valéry Giscard d’Estaing.

Emmanuel Macron est l’héritier de Giscard d’Estaing et de Sarkozy, sa mission est d’aligner la France sur le modèle maastrichtien, coûte que coûte, aux forceps, en utilisant toutes les armes dont il dispose : la presse, la police et l’armée dans une moindre mesure, terrorisme oblige.

La violence légale, autrement dit la violence d’État, n’a pas pour objectif de maintenir la légalité entre d’un côté des délinquants ou des criminels et de l’autre la justice, la violence légale utilisée par Emmanuel Macron a pour but de réprimer, d’écraser et d’anéantir toute forme de contestation ou de rébellion.

Dans sa ligne de mire, tous les exclus, les RMIstes, les chômeurs, ces invisibles qui savent mieux que lui qu’ils n’arriveront pas à payer une taxe bidon sur les carburants au prétexte d’une fausse ambition écologique qui ne trompe personne.

La brutalité est bien là, elle fait partie de son héritage politique, c’est l’ADN de la droite ultra libérale qui ne se donne aucune limite pour faire triompher son projet économique et politique.

L’idéologie libérale devient totalitaire, elle est despotique par nature, Macron ira jusqu’au bout de sa logique.

Si on a autant de mal à connaître avec précision ceux qui ont financé la campagne présidentielle de celui qui est entré par « effraction », c’est probablement parce que la liste des « gentils donateurs » démontrerait qu’il a été adoubé, alimenté et encouragé par une diaspora française et européenne de milliardaires à la tête des plus importantes multinationales mondiales.

Ce serait explosif, il ne survivrait pas à de telles révélations, Alexandre Benalla le sait probablement mieux que tout le monde.

La logique macronienne de la répression consiste à attiser voire à encourager les violences commises par une minorité d’activistes pour justifier la riposte policière tous azimuts. La stratégie du pourrissement fait partie de l’arsenal macronien.

Le tout relayé par une presse unanime, unanimement maastrichtienne.

La présomption d’innocence qui accompagne systématiquement les hommes politiques français se double aujourd’hui d’une présomption de culpabilité à l’encontre de tous ceux qui s’opposent au système macronien, la panoplie est complète.

Ces dérives démocratiques répétées, volontairement masquées par un pouvoir médiatique majoritairement aux ordres du pouvoir politique en place finiront par l’élection de Marine Le Pen en mai 2022.

Ce jour-là, elle n’entrera pas par effraction au Palais de l’Élysée, c’est Emmanuel Macron qui lui aura donné les clefs du Château.

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