CABINDA . LE FLEC -FAC JAMAIS AUSSI PROCHE DE LA PAIX ?...

Pourquoi les Cabindais n'ont jamais marqué des avancées politiques chaque fois qu'ils étaient proches de la Paix?

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Depuis le début de cette année, le FLEC-FAC, qu'il faut aussi reconnaître un grand mérite, n'a jamais été aussi efficace et présent dans la bataille de communication qu'il mène contre le régime de Luanda , de plus en plus perte de crédibilité dans la guerre sanglante qu'il mène au Cabinda depuis des années.

 

Le régime de Luanda est désormais exposé et sommer de répondre sur toutes ces incursions militaires dans les territoires des deux Congo, sous le fameux prétexte de rechercher les éléments du FLEC dont il a toujours nié l’existence, et la guerre au Cabinda.

 

La question que je ne cesse de me poser est celle de savoir si les Cabindais et le FLEC qui sont dans une situation l'opportunité de surseoir la paix semble être possible avec le régime de Luanda, par reconnaissance de l'ONU seront à la hauteur d'assumer leurs responsabilités et prendre les bonnes décisions?

 

S'il est vrai que le régime de Luanda s'est toujours investi en dépensant des millions de dollars de lobbying afin de faire oublier et étouffer le conflit du Cabinda sur le plan internationale, il est aussi que ce ne sont pas les occasions qui ont manqué au FLEC de marquer des avancées politiques, sur le chemin de la paix et de la résolution progressive du conflit Cabindais.

 

Il serait intellectuellement malhonnête de tout mettre sur la tête des Angolais car les opportunités ont souvent été à la portée des Cabindais, mais la division et la lutte de positionnement des leaders ont souvent fait échouer les bonnes initiatives, et reporter le rêve des Cabindais à l'accession d'un statut politique crédible pour la reconstruction, le développement et l’émancipation de son territoire.

 

La division et la lutte de positionnement entre Luis de Gonzague Ranque Franque et Nzita Henriques TIAGO avait porté un coup fatal sur le destin des Cabindais dès les dix premières années de la fondation du FLEC, cette lutte interne a provoqué l’échec des efforts diplomatiques que certains pays et personnalités politiques africaines avait fournit pour le droit des Cabindais à l’indépendance tant aux Nations unies et au niveau de l'OUA.

 

Je parle ici des personnalités comme Stéphane Tchitchelé et David Charles Ganao du Congo Brazzaville, des chefs d’États comme Fulbert Youlou, Joseph KASA VUBU ou Marien Ngouabi, Mobutu Sesse Seko, El Hadj Omar Bongo pour ne citer que ceux -là, des soutiens diplomatiques que le FLEC a perdu a totalement perdu et qui ont coûté chère à la vie et la survie de nos populations.

 

Après la fin de la guerre de la guerre civile Angolaise en 2002, d'autres opportunités ont surgie par des initiatives internes et externes que nous n'avons pas su exploité avec intelligence et maturité politique, nos adversaires en face on su EN profité pour nous diviser d'avantage et maintenir notre population dans un état de misère et de pauvreté, aggravé aujourd'hui par la crise du pétrole, de la mauvaise gouvernance du MPLA et par la pandémie du Covid 19. Je parle ici surtout de la plus importante initiative ayant conduit à la création du FCD et à la signature du mémorandum de Namibe.

 

Là encore , s'il est facile de tout mettre sur la tête de Luanda qui n'a su que tirer profit et manifester moins de volonté politique dans l'application du Statut spécial d'alors, il faut aussi reconnaître une grande part de responsabilité de cet échec à l'incompétence de la partie Cabindaise ayant signé les accords.

Les responsables politiques du FCD ont lamentablement échoué dans leur devoir de garant et du bon fonctionnement des accords de Namibe, ils ont fermé la porte la porte à toute initiative de correction et amélioration des dits accords, à toutes initiatives et d’inclusion au dialogue à leurs propres frères Cabindais pendant 13 ans, à cause de leurs ambitions, accommodations et profits personnels.

 

Aujourd'hui encore, au prix d' énormes sacrifices, Emmanuel Nzita et les vaillants soldats des FAC, viennent de gagner la bataille médiatique de la reconnaissance du conflit militaire par les Nations Unies, où le dossier Cabindais vient de s'imposer dans l'agenda des Nations Unies qui consiste à promouvoir la paix dans le monde et permettre aux gouvernement des pays en conflits de mener une seule guerre contre le Coronavirus.

 

Cette entrée médiatique entrée du dossier Cabindais dans l'agenda des Nations Unies, dérange énormément le régime dictatorial de Luanda qui devra d'une manière ou d'une autre, donné des explications aux Nations Unies, et répondre à l'appel au cesse le feu du Secrétaire générale des Nations Unies, et aussi a sa propre classe politique qui réclame la paix au Cabinda, notamment l'UNITA et le Bloco Democratico.

 

Cette fois ci, le FLEC sera t- il a la hauteur d'assumer le processus au Paix au Cabinda au moment ou sur le plan interne, on assiste à une sorte de montée de la radicalisation d'une partie de la jeunesse très active sur les réseaux sociaux et qui réclame indépendance totale du Cabinda ?

 

Emmanuel Nzita et son mouvement sont attendus en embuscade, pas nécessairement par les Angolais, mais surtout par ces propres compatriotes qui ne manqueront pas d'afficher des ambitions et des visées idéologiques en lieu et place des considérations politiques qui n'iront pas dans le sens de la satisfaction des revendications idéologiques des uns et des autres. Ces organisations sont nombreuses et point n'est besoin que je les cite ici, puisque certains servirons de fusibles au ennemis du Cabinda pour bloquer ou faire échouer l'initiative en cours.

C'est maintenant ou jamais au FLEC-FAC et à son leader de montrer au monde sa capacité de leadership, de faire preuve de courage face aux enjeux politiques de l'heure, en restant loin des nombreux obstacles de l'unification et l'harmonisation des points de vue d'une classe politique aussi divisée que jamais.

Une fois de plus, le FLEC se retrouve entre le feu croisé de lutte de positionnement d'une classe des politiciens rusés et opportunistes, plus motivé de faire échouer le FLEC que dans la recherche d'une solution de paix pragmatique, oui, n'ayons pas honte de le dire et de l'avouer.

Qui peut aujourd'hui me citer les noms des leaders politiques Cabindais qui ont répondu à l'appel à l'union sacrée lancé par Emmanuel Nzita, de rester unis et souder face aux Angolais et faire bonne impression aux nations unies pour le bien commun de tous ?

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Nous sommes aujourd'hui en face de notre propre destin que nous devons assumer avec courage et responsabilité, avant de donner une autre occasion de plus au régime de Luanda de profiter de nos faiblesses,et si cela se reproduit encore, sachons simplement que la communauté internationale sera loin de nous, même si personne ne peut prédire l'avenir. Alors bon début de semaine à tous...

 

 

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