Ghosn, la véritable histoire de son évasion.

Carlos joue les filles de l’air.

Quitte à être un voleur !

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Le petit Carlos a reçu pour son Noël un joli jeu de Mécano. Le charmant bambin a depuis toujours aimé construire des automobiles. Il en a fait une passion, presque une vocation si son appétit pour l’argent n’avait pas dominé la question. Si bien qu’au lieu d’exposer dans de belles vitrines ses modèles réduits, il se mit à les vendre dans le monde entier.

Le Charmant Carlos eut un immense succès ce qui le poussa à se montrer de plus en plus gourmand. L’appétit vient en mangeant et c’est tout naturellement que poussé par son amour de la rentabilité, influencé par ses nombreuses maquettes, il vit dans la réduction des effectifs, une belle manière d’augmenter les bénéfices.

Le merveilleux Carlos se priva de ses camarades de jeu qui aimaient pourtant à le seconder dans son travail. Pour mieux répondre aux demandes, aux commandes, il se tourna vers la robotisation. Ce fut un immense succès. Le gamin accumulait les succès et surtout les retours sur investissement. Il se retrouva bien vite à la tête d’un immense pécule.

L’incomparable Carlos avait, il y a bien longtemps, reçu également un jeu de Monopoly. Il n’y joua guère, trouvant parfaitement stupide cette case Prison qui lui semblait être un oiseau de mauvais augure. Cependant, il acquit là, une forme de dextérité incomparable pour soustraire les billets au plateau de jeu. Il s’inventa de nouveaux espaces, vida la banque pour créer des montages financiers aussi complexes que ses incroyables modèles réduits.

Le cher Carlos, refusant le principe de confier sa fortune à ses géniteurs en attendant sa majorité, se mit en quête de Paradis lointains, pour jouir sans plus attendre de tous ses avoirs. Grisé par cette réussite exceptionnelle, il invita un jour tous ses petits camarades à une somptueuse fête d’anniversaire dans un Château de Sologne. Le gamin avait la folie des grandeurs.

Mais même quand on fabrique des maquettes, les règles du code de la route peuvent vous rattraper. Le gentil chérubin avait un jour malencontreusement franchi une ligne jaune. C’est ainsi que son rêve prémonitoire se réalisa, il se retrouva en prison sans passer par la case départ. Il en fut si contrarié qu’il perdit l’appétit et quelques kilos que son goût immodéré pour les sucreries avait laissé en chemin.

Carlos s’était arrondi, sa cure salutaire lui permit de s’élargir. Il obtint le droit de rester en résidence surveillée afin de continuer à construire des modèles réduits. Ses gardiens ne virent pas d’un regard suspect le gros paquet de Noël qu’il reçut il y a quelques jours. L’adorable petit bricoleur se mit aussitôt à la tâche. Il avait l’art de contourner les lois, il se mit en demeure de détourner la destination de son jouet.

Il se fabriqua un petit avion, une merveille de précision et d'ingéniosité. Il se dit que cette fois, il n’allait pas vendre le fruit de son labeur mais s’autoriser à en devenir le pilote d’essai. Prenant tous les risques, le gamin embarqua donc un jour à bord de sa maquette. Il dut se faire tout petit pour parvenir à ce miracle.

Il fila à l’anglaise, prenant ainsi la clef des champs pour aller se poser dans une lointaine destination. Ses gardiens rirent jaune, ils avaient été grugés. Qu’ils se rassurent, depuis bien longtemps cette maudite canaille ne cesse de tromper les uns et les autres. Avec lui, la seule mécanique qui vaille est celle de la rouerie et de l’entourloupe.

L’odieux chenapan est au Liban. Gageons qu’il saura une fois encore rebondir et démontrer à la planète entière que pour des bandits de son espèce, nulle loi, ni morale n’a une quelconque chance de se montrer efficace.

Mécaniquement sien.

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