Mon guide du Roublard.

Deux mille ans d'histoire, de contes et de légendes du Val d'Orléans

Dés samedi

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Tout a commencé par un réflexion à moins que ce ne fut une requête d'un éditeur local : «  J'aimerais bien publier un anti-guide touristique, un recueil évoquant Orléans par les voies escarpées de l'anecdote, du récit qui échappe à l'hagiographie habituelle et à la liturgie johannique ». Je me doutais bien que la demande ne me fut pas adressée. L'homme n'ayant sans doute pas envie de se mettre à dos les décideurs locaux – ça peut toujours servir – repoussa d'un revers de main mon offre de le servir. Il m'affirma que j'avais largement extrapoler son souhait.

Qu'importe, l'idée était lancée. Je me suis mis au travail pour collecter mes écrits passés en leur donnant une logique interne, un classement qu'il permettrait de donner du sens à ce voyage dans le Val d'Orléans. La chronologie bien sûr établit le premier volet de ce voyage mirifique dans l'histoire d'une cité qui a plusieurs reprises fonda le récit national.

C'est d'ailleurs pour moi le point essentiel qui permet de comprendre à défaut d'y adhérer pleinement ce rapport exclusif que les orlénais ont avec une saga qui aurait du accorder à leur cité le titre qu'elle a, à leurs yeux mérité, de Capitale de la France. Cette éventualité survient plusieurs fois dans cette palpitante saga, il s'en fallut de fort peu pour que la ville qui couronna trois rois, héritent de ce spectre glorieux.

Ne pas prendre en compte ce regret, inscrit profondément dans l'imaginaire local, c'est passer à côté de cette étonnante lecture emphatique des grands épisodes évoqués dans ce guide avec un léger décalage sur le catéchisme officiel. Cette distance volontaire permet de profiter d'une lecture décalée, nullement iconoclaste en dépit des apparences même si pour les thuriféraires patentés, mes récits relèvent du blasphème.

J'assume ce risque, persuadé que la lecture de ce guide apportera des éléments précieux et parfois nouveaux aux autochtones tout en distrayant les visiteurs d'un jour ou les nouveaux arrivants. Le parti pris du conte, de la bonimenterie, de la farce parfois souhaitant faire de cet ouvrage un compagnon agréable pour qui veut comprendre par le cœur cette belle région.

La Loire naturellement occupe une place essentielle. Jamais cette cité n'aurait connu son essor, ses drames, ses heures de gloire si elle n'avait eu le bonheur d'être riveraine de cette grande et magnifique rivière – c'est ainsi qu'elle fut qualifiée par les mariniers d'alors et il n'est pas question pour moi de respecter l'injonction des géographes qui imposent le vocable « Fleuve »  trop masculin à mon goût.

Les récits évoquent ainsi la formidable aventure des voituriers, des marchands mais aussi des petits métiers induit par ce commerce fluvial qui des siècles durant constitua l'axe essentiel du commerce. C'est toujours par le truchement de petites fictions étayées par des faits historiques que je vous invite à appréhender ce monde aujourd'hui disparu.

Le noms de rues qui conservent encore pour quelques-unes cette richesse des anciennes désignations, me prennent par la main pour en narrer une histoire très personnelle. Au-delà de la fantaisie, il y a malgré tout un substrat historique qui ne tombe jamais du ciel. C'est ainsi qu'en découvrant une rue qui mérite votre visite, vous aurez aussi la possibilité de vous projeter dans une fiction plaisante.

Enfin, de glorieux littérateurs trouvent tout naturellement leur place dans cet ouvrage. Ils ont su bien mieux que votre serviteur, évoquer l'âme de ce pays. Ils compléterons ce voyage dans le Val d'Orléans avec talent et poésie. Contactez moi si sa lecture vous tente, ce livre a de rares exceptions ne sera pas disponible sur la place d'Orléans dont les responsables ont jugé raisonnable de m'écarter du programme du prochain Festival de Loire.

Touristiquement vôtre.

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