La source coule en bourse

Le cas d’eau empoisonné

Le placement trouble.

 

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Où s’arrêtera l’appétit des monstres qui nous tiennent les cordons de la bourse ? Ils ont acheté les mots, se donnant l’exclusivité de l’un ou de l’autre, réclamant des droits pour oser utiliser le fruit d’une longue évolution de la langue, d’une histoire qui a traversé les cultures en ignorant qu’un jour, un mot deviendrait propriété d’un inculte plein aux as.

Puis ils ont breveté le vivant, ne reculant devant rien pour poursuivre leur récolte. L’avidité n’ayant plus de limite, ils ont en sous-main organisé des trafics d’organes, fermé les yeux sur des exécutions pour fournir la pièce manquante qui remplacera un élément défectueux dans le corps d’un être supérieur au seul critère d’un compte en banque conséquent.

Ils ont poursuivi leur moisson de fortune en s’octroyant l’exclusivité sur les semences agricoles. Nous entrions alors dans la plus totale abjection, la négation de la diversité, le couteau placé sous la gorge des paysans pauvres et de tous les autres ensuite. La faim au bout du chemin pour l’immense bénéfice de personnages et de groupes industriels dégoulinants de fric.

Nous pensions être au bout de l’horreur tandis que la planète subissait de plein fouet toutes les hérésies qui accompagnent ce culte délirant du veau d’Or. Rien ne les arrête, ils sont même lancé sur la voie de l’humain transformé, modifié, séquencé, amélioré prétendent-ils (si c’est à leur image, il y a du souci à se faire). Ils se prennent pour Dieu et ne sont que des adorateurs de Satan, ayant depuis longtemps franchi les portes de l’enfer.

Mais cette fois, ils sont allés trop loin, l’eau source de toute vie se retrouve sur les marchés boursiers avant qu’elle ne soit partout, soumise aux règles du commerce, cette activité qui dans leurs mains, est devenue un prolongement du grand banditisme à l’échelle planétaire. Ils ont déjà affamé une grande partie de la population, ils ont sacrifié des nations entières pour que les occidentaux se gavent toujours plus, mais cette fois, le coup sera plus admirable encore, ils vont assoiffer ceux qui ne pourront cracher au bassinet.

Que penser de nos chers dirigeants qui laissent faire ? Qu’ils sont impuissants face à eux ou qu’ils reçoivent juteux subsides comme souvent ? Nous le savions depuis longtemps. Qu’ils n’ont aucune conscience, aucune moralité, aucune valeur, nous le découvrons avec cette crise qui préfigure le monde de demain. Mais qu’ils laissent l’eau entre les mains de mafias, de groupes industriels sans foi ni loi dépasse le supportable. Nous touchons aux plus extrêmes limites de la bassesse et de l’irresponsabilité.

Que faut-il faire ? Les submerger par un flot de colère et de protestations ? Je doute que ce soit possible, ils ont transformé la plus grande masse de nos semblables en moutons bêlants, prompts à accepter l’inacceptable en avalant toutes les arguties qu’ils vont débiter pour justifier l’injustifiable.

L’eau ne se transige pas. C’est la limite à ne pas franchir. S’il faut prendre les armes pour lutter contre eux, c’est sur ce combat car il ne peut y en avoir d’autre plus vital. S’ils tiennent l’eau, ils feront de nous leurs esclaves, nous viendrons leur boire dans la main pour survivre en acceptant toutes les autres aliénations.

Noyons-les ! C’est la seule réponse acceptable tandis que nos besoins en eau ne font que croître, que le stock disponible est désespérément immuable, que notre alimentation, que l’industrie et nos loisirs sont toujours plus gourmands en eau. Les spéculateurs l’ont bien compris et veulent assécher la ressource pour accroître leurs gains. Ces gens-là n’ont aucune humanité et méritent le châtiment suprême. On ne touche pas à l’eau de la vie, pratiquons sur eux le supplice à l’eau de vie en leur faisant boire de force de 6 à 12 litres de goutte jusqu’à ce que leur estomac, qu’ils ont si gourmand, éclate. L’abjection de la punition n’est pas même à la hauteur de la monstruosité de leurs desseins.

Radicalement leur.

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