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Billet de blog 18 janv. 2020

Une existence dédiée à la vie associative.

À Monique

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La dame de Chécy.

Il est des personnes qui incarnent totalement l’esprit de la loi de 1901, Monique était de celles-là. L’inévitable heure du bilan est venue alors que la camarde seule est parvenue à mettre fin à ses multiples activités. Elle a tant donné pour la Loire, le canal, l’histoire, le patrimoine, l’art ou la culture que nombreux seront les acteurs de la vie locale qui lui ont été redevables à un moment où un autre. Tous sont peinés de cette perte qui est véritablement irremplaçable, son palmarès associatif plaidant cette fois pour un adjectif dont on doit user avec parcimonie.

Figure de la Ligérie, elle en imposait autant par sa prestance, son élégance que le poids des années n’avait nullement altérées mais surtout sa présence bienveillante et éclairée pour tous ceux qui eurent la joie de croiser la dame et de se confronter à son inaltérable énergie tout autant qu’à sa force de conviction.

L’Orléanais perd une mémoire, une encyclopédie mais surtout celle qui a impulsé la vie culturelle de Chécy et au delà, du Loiret tout entier. Au risque d’en oublier, ce qui la connaissant ne serait que normal, elle a une carte de visite qui impose un immense respect. Créatrice du Liger-Club d’Orléans, ce qui me valut la joie de faire sa connaissance, elle s’impliqua tout naturellement dans la Fédération des Liger-Clubs de France en y assumant quelques années la présidence.

Sa passion pour l’histoire de la Loire et du canal la poussa à s’engager dans le combat de l’Association pour la valorisation du patrimoine, du tourisme et de la Navigation sur le Canal d’Orléans, un combat dont elle n’aura pas le bonheur de voir l’aboutissement même s’il a vu avec plaisir ces derniers mois l’ébauche d’une solution finale.

Tout naturellement, elle a soutenu l’association des Passeurs de Latingy et sans doute nos amis des Chemins de l’eau, prenant par sympathie une carte de membre pour souligner son attachement à leurs actions. Elle était adhérente de tant d’associations qu’il est possible d’en oublier. Il y avait notamment les amis de l’orgue de Chécy, l’association familiale et le comité de jumelage de la ville de Chécy. Elle a d’ailleurs effectué les premières démarches pour le comité de jumelage avec Ilvesheim en Allemagne.

L’histoire étant son domaine de cœur, elle fut la présidente et la créatrice des Amis du Vieux Chécy devenus depuis Chécy les Amis du Patrimoine. Elle organisa de nombreuses conférences et participa activement au renouveau de la Saint Vincent. Dans ce contexte, elle a longtemps géré le Musée de la Tonnellerie à Chécy, musée dont elle a toujours souhaité la pérennité. Proche de Chécy les Amis de la Vigne, elle était bonne vivante et aimait trinquer avec ses amis vignerons. Elle était propriétaire de quelques anciennes parcelles de vigne dont elle avait souhaité fait profiter les vignerons. Ajoutons encore qu’elle fut fondatrice de l’office de tourisme de Chécy, son énergie soulevant des montagnes.

Dans un tout autre domaine, elle a joué un rôle au bureau des Anciens Combattants de Chécy, son désir de rendre service lui avait valu cette surprenante fonction pour une dame qui pour seule arme n’a jamais brandi que son sourire. Tout naturellement, elle fut encore Conseillère Municipale dans sa chère ville. Faire le bien autour d’elle la conduisit vers le monde caritatif. Elle adhéra à la filiale féminine du Lions Club : Jehanne Du Lys, dont elle fut un temps la présidente.

Salariée au service commercial de la Poste devenue France Télécom pendant de nombreuses années, elle était également au conseil d’administration de la Caisse d’Épargne. Il ne faut pas oublier une autre de ses activités importantes, elle était vice-présidente de la SAMEC (les Sablons à Chécy). Elle a trouvé dans le service aux autres une raison de vivre.

Elle fut la compagne d’un homme : Robert qui avait sans doute autant de fonctions associatives qu’elle et dont nous mesurons l’immense peine à ce jour. C’est autour de l’Union Amicale régionaliste du Loiret que tous les deux n’ont cessé de soutenir les uns et les autres. Elle sortait parfois du cadre du Loiret pour devenir Trésorière des amis des Musées de la Région Centre ce qui lui valut de faire de très nombres visites et de nombreux déplacements.

Comment faisait-elle pour tout concilier ? C’est véritablement un mystère mais chacun peut témoigner que ses engagements n’étaient jamais de pure forme et qu’elle a déployé une énergie folle dans cet incroyable liste qui n’est pas exhaustive. Qui est allé chez elle se souvient du nombre incroyable d’appels téléphoniques pour une sollicitation ou un engagement à venir.

Ceux qui l’ont connu de très près dans ses différents engagements, se souviendront longtemps de son empathie, de son énergie, de son désir perpétuel de rendre service. Sa porte était toujours ouverte pour qui avait un projet ou une demande d’appui. Elle avait un grand sens de la diplomatie ce qui lui permettait de réunir autour d’elle des gens de tous horizons politiques ou sociaux.

Je n’ai pas l’habitude de tresser des couronnes de lauriers. C’est tout naturellement que j’ai souhaité écrire cet hommage pour une femme dont j’ai eu l’honneur de partager quelques actions et qui m’a à plusieurs reprises, offert des scènes pour raconter mes histoires qu’elle aimait tant. Que ses deux fils, ces trois petits enfants et son compagnon acceptent mes pensées les plus sincères.

Respectueusement sien.

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