Point final

Les dès en sont jetés.

L'aventure du roman à quatre mains

a2

 

 

Cette fois c’en est terminé de ce nouveau roman à quatre mains avec dame Nadine. Mardi, en une ultime séance, les chapitres 11 et 15 furent une dernière fois remaniés. La décision était prise de cesser ce perpétuel va et vient entre les deux auteurs, modifiant un détail, transformant une scène, déplaçant une partie d’un chapitre ou encore apportant un rebondissement supplémentaire. Il faut savoir mettre un point final tout en sachant qu’il serait toujours possible de faire mieux pour notre ouvrage commun.

Il est vrai qu’en plaçant notre histoire en 2080 sur les bords d’une Loire totalement métamorphosée, dans une nation en proie à des changements politiques d’importance, au cœur d’une Planète dont chacun mesure déjà le mal vivre, nous n’avions pas choisi la facilité. C’est sans doute qu’il y avait des messages à faire passer, des craintes à souligner, des menaces à dénoncer.

Mais de là à s’imaginer les conséquences sur l’écriture d’une projection dans un futur pas si éloigné que ça, nous ne pouvions envisager alors la complexité du travail qui nous attendait. Combien de fois, il a fallu reprendre un passage, le modifier pour être en cohérence avec cette société que nous mettions en place. Le moindre changement dans le mode de vie entraîne une cascade de transformations tant au niveau de l’existence mais aussi du langage. C’est là que nous fûmes les plus surpris et souvent les plus en difficulté.

Pourquoi diable avoir fait ce choix alors ? C’est justement parce que Satan est dans les détails tandis que sur la Loire il a déjà tissé sa toile funeste. Il ne nous restait plus qu’à dérouler quelques-uns de ses pièges mortels pour créer un climat propice à un récit épique au fil des flots tourmentés d’une aventure ligérienne d’un temps à venir.

Naturellement, la nature et les mariniers seront au centre de ce roman de Loire évoquant une aventure futuriste mêlant sentiments, politique, sexualité, situation sociale et amour pour dépeindre un monde pas si éloigné du nôtre. Le lecteur, s’il est bienveillant, trouvera suspens et amours, rebondissements et découvertes touristiques. Ce sera une descente du Fleuve qui espérons-le, ne conduira pas en enfer. Nous avons en dépit des obstacles et des contraintes d’un travail à deux, pris énormément de plaisir à ce partage inhabituel. Puissiez-vous à votre tour, quand le roman achèvera son nouveau parcours : correction orthographique, validation de l’éditeur, impression, vous laisser porter à votre tour au fil des mots sur notre belle « Pucelle ».

Souvent la fiction rejoint la réalité. Ici, elle l’a précédée puisque le fil rouge de notre histoire est une chanson qui a commencé son histoire en dehors de notre roman, en passant d’un interprète à l’autre, en subissant des transformations tout comme dans notre récit. Nous vous laisserons la surprise de la découverte puisqu’il convient de ne rien dévoiler de ce mystère insondable.

Nous vous emmènerons, si le cœur vous en dit, de Meung-sur-Loire jusqu’au Thoureil dans une nouvelle découverte du plus beau théâtre naturel que Dame Nature nous a offert dans notre région. Ce fut pour la Bretonne l’occasion de partir à la découverte de tous ces lieux où nos héros allaient se mouvoir. Elle le fit d’ailleurs avec une immense curiosité.

Si de votre côté, vous n’aimez pas la Loire ni n'exprimez le désir de la découvrir, je crains que vous restiez à quai, autant vous prévenir dès maintenant. Quant à tous les autres, les ligériens ou bien les touristes qui sont de plus en plus nombreux à se lancer à bicyclette sur nos rives, prévoyez une petite place dans vos bagages. Vous aurez là un compagnon de route parfait pour qu’aucun grain de sable ne vienne se glisser dans votre escapade.

La patience n’est pas une vertu cardinale pourtant sur la Loire, elle s’impose à tous. Il coulera encore de l’eau sous les ponts d’ici la sortie du livre. Le temps n’est pas encore venu de commander le roman. Il s’agit simplement de provoquer la curiosité, d’attiser le désir ou le rejet, de mettre non point un point final à cette expérience mais bien, de voguer de supputations en hypothèses au gré de votre propre imagination, grâce à nos chers points de suspension …

Romanesquement vôtre.

a1

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.