Préparez vos mouchoirs

En cherchant la petite bête …

Dis Patron, pourquoi tu tousses ?

Article parodique ... Quoique !

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Et si les dieux de l’enfer étaient du côté du pouvoir ? C’est sans doute ce qu’on espère du côté de la République en Marche forcée vers les abysses. Un petit espoir s’est mis à briller dans ce long et effrayant tunnel qui ne cesse de s’enfoncer dans les tréfonds de la terre. Un petit coup de pouce salutaire viendrait non pas cette fois du camarade Russe, toujours prompt à fausser le jeu démocratique ou du moins ce qu’il en reste dans les pays occidentaux mais bien d’une contrée énigmatique qui n’a jamais rien compris aux droits des citoyens.

L’hypothèse est à prendre avec des pincettes à moins que ce ne soit avec un masque sanitaire. Elle fait cependant son petit bonhomme de chemin, empruntant les voies tortueuses d’une pensée incertaine. En avion, en bateau et même en marche, elle gagne du terrain, s’insinue et menace la santé mentale du pays. Il convient d’examiner à la loupe voire au microscope, cette petite bête qui monte…

Nos voisins ferment les stades, les villages, les frontières. Comme le loup, la petite bête se moque des barrières et des obstacles, elle poursuit son inexorable progression voyageant toujours en passagère clandestine. Elle veut voir du pays, les voyages pour elle mettent à mal la vieillesse et les faiblesses. C’est un monde à l’envers qui se prépare.

Les esprits sens dessus dessous, la grande panique gagne dans les allées du pouvoir. La déculottée promise pourrait bien profiter de l’aubaine pour fermer les urnes, nids notoires à microbes et à contagion bactérienne et sanitaire. Les accesseurs pour l'échafaud voient là une belle occasion de ne pas s’exposer au virus de la contestation et de la rébellion. Une mesure de bon sens s’impose à eux et à ce bon peuple qui a perdu ses esprits.

Certes, le remède n’est pas de nature à combattre le mal sournois mais il peut un temps apaiser les consciences qui manquent singulièrement d’esprit. La peste jaune n’a pas suffi, les piqûres de rappel à coups de matraque n’y ont rien fait. La fièvre a continué de monter dans un pays où le système de santé n’est plus en état de subir un nouveau choc.

La seule mesure qui vaille a été soufflée à l’oreille de Freluquet qui ne prend des conseils que lorsqu’ils vont dans le mur. Le coronavirus est à nos portes, profitons-en pour annuler les élections municipales. Ça ne mange pas de pain et nous évitera le ridicule d’une défaite honteuse. La grande et belle idée que voilà…

Naturellement, une nuée d’experts est déjà à l’œuvre pour étayer la solution radicale qui permettra de sauver la face. De doctes personnages qui ne se soucient nullement de notre santé mais simplement de celle d’un pouvoir qui a tous les signes avant-coureur de la chute de tension. Les arguments fallacieux seront les bienvenus, les arguties vont pleuvoir comme à Gravelotte et dans moins de temps qu’il n’en faut pour falsifier les statistiques du chômage, les élections municipales seront repoussées « sine-die ».

Il est vrai que la contagion risque fort de servir le pouvoir. En éliminant les pauvres, les malades, les vieux, les faibles, les économiquement en difficulté, ce bon virus risque fort de faire remonter ipso facto les pourcentages du côté de ce pouvoir qui ne favorise que ceux qui sont en bonne santé. Ce calcul a au moins le mérite de la franchise. La violence sanitaire est une forme élaborée de gestion des mécontentements aurait dit le nouveau ministre de la santé.

On ne peut qu’admirer le sang froid de ce personnage qui d'ors et déjà démontre des qualités de chef d’état. Il est vrai que le premier ministre actuel a une petite mine. Comme il se présente sans étiquette dans un port, une bonne quarantaine pourrait l’écarter de son poste et laisser la place à ce sémillant remplaçant. À quelque chose, malheur est bon ! On se frotte les mains du côté du palais !

Viralement leur.

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