Tour de passe-pass.

Une loi qui enfreint la loi.

Un lapin qui n'est pas tout blanc

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Passe passe passera, la dernière, la dernière …

Passe passe passera, la dernière, la dernière restera !

Qu'est-ce qu'elle a dit la loi de la République, qu'elle a promis la p'tite loi Toubon ?

Le Français devait être la Langue de la République et comme telle, employée par les instituions, les collectivités, utilisée à la lettre pour rédiger les lois. On ne peut être plus clair et d'après un principe qui semble ne jamais s'appliquer aux chargés de communication de l'ensemble des collectivités territoriales et nationales, nul n'est censé ignorer la loi, fut-elle cette encombrante et archaïque loi numéro 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française.

Ainsi donc ce fameux Pass qui s'est décidé sans « e » à la manière d'un Georges Pérec célébrant ainsi les absents lors de la prise de décision : députés inutiles, citoyens abolis, commerçants écartés, médecins de terrain négligés, enfreint la loi puisque venant d'une autre langue. Ce n'est certes qu'un détail mais il en dit long à la fois sur l'incapacité du pouvoir à penser et à s'exprimer en français mais plus encore sur l'alignement systématique sur un modèle anglophone où la langue sert d'envoyé spécial d'un système libéral sans limite.

Ce Pass ne passe pas. Non pas qu'il constitue le premier pas vers une société du contrôle absolu, de la privation des libertés élémentaires, de l'embrigadement collectif, les circonstances parait-il, imposent souvent des mesures d'exception qui demeurent éternellement la règle une fois la crise passée. Le bon peuple en courbant l'échine tout en avalant les principes au nom de la bonne cause, ne perçoit jamais ce qui se joue en réalité.

Non, il ne passe pas car il constitue un tour de passe-passe, une arnaque pour nous entraîner vers une nouvelle société, soigneusement mise en place en cette occasion qui fait plus que jamais le larron. Nous allons passer du statut de citoyen à celui de pion. La négation de notre individualisme, de notre unicité, de notre singularité est en Marche. La suite risque d'être d'un tout autre tonneau.

Même les instances européennes s'alarment de la dérive despotique du pouvoir français, alarme soigneusement oubliée du reste par les médias qui sont désormais dans leur immense majorité au service d'une propagande éhontée. Nous n'avons plus aucun recours, tous les contre-pouvoirs sont dans les mains des financiers, les grands amis des banquiers, les maîtres de ce Monde.

Nous pouvons encore croire à la validé de la Loi 94-665 du 4 août 1994 et exiger qu'on ajoute un « E » à ce maudit Pass, tête de pont de bien d'autres entraves, chaînes que nous devrons porter non pas au cou ou bien aux chevilles mais, progrès aidant, dans notre espion numérique permanent, ce merveilleux délateur à puce.

Les puces furent responsables de la terrifiante pandémie de la peste noire qui remet à sa place ce maudit vaccin fomenté par des apprentis sorciers, elles deviendront par la magie de la future 5G planétaire, la réponse à toutes les dérives, les pensées, les actions contraires au grand ordre moral mondial. Il ne s'agit plus d'éradiquer la maladie, notre mode de vie se charge d'en inventer de nouvelles tout en mettant en place les conditions d'une catastrophe climatique sans doute plus destructrice encore, mais d'abolir à jamais toute expression contraire à la doxa sécurito-libérale.

Le monde s'en portera mieux. Les milliardaires pourront aller s'envoyer en l'air en compagnie de quelques-uns de nos dirigeants, toujours complices de leurs grands contributeurs. Michel Audiard ne pouvait l'imaginer, mais désormais il n'est plus nécessaire de mettre les cons en orbite, ils s'en chargent eux-mêmes dans le plus total mépris de la vie sur Terre. Qu'ils inventent leurs valets et qu'ils restent là-haut.

Passement leur.

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Le PASS : carte maîtresse ?

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