Le monde est mort.

Bloqué.

Il écrit.

Il est cri !

Dans quelles mesures ses activités, ses lectures, ses réflexions, ses engagements ont-ils un sens.

Quel sens ?

Quel sens donner à un environnement dont l’objectif principal est celui d’extraire et d’annihiler tout sens.

Il pourrait s’en remettre à ces « quêtes de sens ». Partir à l’autre bout du monde, rencontrer des personnalités inspirantes, faire un « voyage intérieur », se rencontrer, changer…

Changer quoi.

Changer qui.

Des questions émergent des réponses.

Des réponses auxquels il croit. Qu’il croit vraies. Qui sont vraies !

Mais le temps n’est plus aux réponses.

Le temps n’est plus.

Le temps n’est plus une dynamique, il se complait dans son caractère statique.

Cette complaisance qui conduit à ne plus s’intéresser à l’Histoire.

A ne plus faire l’Histoire.

A se complaire dans une pseudo-radicalité qui n’a d’existence que parce qu’elle conforte le caractère ahistorique de l’époque.

Tout sens autre que le sens donné, présupposé par ses constructions mentales totalisées n’existe pas.

Il n’écrit pas. Il est écrit.

Il ne lit pas. Il est lu.

Noyé dans la multitude de ses inactions quotidiennes.

Progresser.

Avancer.

Grandir.

Le seul progrès consistera en la destruction de ce monde fini.

La pensée est morte.

Le monde est mort.

Vive le monde ?

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