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Billet de blog 25 janv. 2017

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Cash Investigation : droit de réponse du Secrétaire général de PEFC France

Le 24 janvier 2017, Cash Investigation a consacré une émission à l’industrie du bois. Ce reportage, monté à charge notamment contre le système de certification PEFC, a été réalisé dans des conditions que nous souhaitons dénoncer.

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Alors que cette émission s’est donné pour prérogative de dénoncer les dérives du « monde merveilleux des affaires », elle n’est en réalité qu’à l’image de ce qu’elle prétend combattre : approche déloyale pour récolter des informations, fausses déclarations, théâtralisation des interviews, montage biaisé… Nous regrettons ces méthodes employées par l’équipe de Cash Investigation avec laquelle nous avions fait le choix de collaborer, comme nous le faisons pour toutes les sollicitations médias, car nous estimons qu’il est de notre devoir de donner au plus grand nombre une compréhension claire des enjeux de la gestion durable des forêts.

Nous souhaiterions maintenant revenir sur les fondamentaux du système PEFC afin de rétablir la vérité sur le fonctionnement de PEFC qui est une association à but non lucratif. Les dossiers montés de toutes pièces par les journalistes pour soulever ce qu’ils entendent faire apparaître, dans ce reportage, comme une prétendue défaillance du système n’ont aucun autre intérêt que de décrédibiliser la certification auprès du consommateur.

 Un système d’adhésion basé sur la confiance

Dans le système PEFC, nous considérons que les propriétaires forestiers qui souhaitent adhérer sont de bonne foi et qu’ils sont réellement propriétaires de forêts en France. Notre système repose sur la confiance. En effet, sur le bulletin d’adhésion, le propriétaire forestier doit renseigner les parcelles forestières qu’il souhaite faire certifier et déclarer par écrit : « Je confirme par la présente que les parcelles désignées ci-dessus sont bien des parcelles forestières ».

Cash Investigation a volontairement enfreint les règles du système en montant de toutes pièces de faux bulletins d’adhésion. Cette démonstration est totalement inutile puisqu’aucun volume de bois ne peut sortir de ces surfaces non forestières !

 Des méthodes et un taux de contrôle approuvés par la puissance publique

Chaque année, les bureaux PEFC en région (appelés Entités d’Accès à la Certification) réalisent des contrôles en forêt auprès d’un panel représentatif de propriétaires forestiers adhérents. Ces bureaux régionaux PEFC sont eux-mêmes audités et certifiés par un organisme certificateur indépendant et accrédité par la puissance publique (COFRAC - Comité Français d’Accréditation).

Le nombre de propriétaires contrôlés n’est bien évidemment pas choisi au hasard, puisqu’il est imposé par les règles de contrôle validées par la puissance publique (COFRAC) et appliquées par les grands systèmes de certification (ISO, NF, Ecolabels,…).

 Une garantie de consommation responsable

Contrairement aux propos tenus sur le plateau par le porte-parole de Greenpeace France, Jean-François Julliard, le label PEFC a une réelle utilité.Apposée sur un produit à base de bois, la marque PEFC atteste que le propriétaire forestier qui a cultivé le bois et que toutes les entreprises qui ont récolté et transformé ce bois ont mis en œuvre les pratiques de gestion forestière durable PEFC.

Nous avons été choqués par les attaques frontales de Greenpeace France à l’égard du label PEFC et le manque d’objectivité d’Elise Lucet qui n’a pas cherché à investiguer sur les autres systèmes de certification. Ceci est inacceptable et contraire au code de déontologie du journalisme qui requiert une neutralité et une impartialité dans le traitement de l’information. Aussi, nous nous réservons le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de Greenpeace France dans les prochains jours.

Avec nos adhérents et bénévoles, nous continuerons de mettre toute notre énergie au service d’un seul objectif : la progression de la gestion durable des forêts en France et dans le monde !

Stéphane Marchesi

Secrétaire Général de PEFC France

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