A Hénin-Beaumont, ça maquignonne entre la pen et mélenchonnerie

Ah Hénin-Beaumont, ses chômeurs, ses déclassés et aussi sa poignée de racistes/fascistes purs et durs (mes fidèles). Une ville comme une autre en somme. Pis voila, moi la fille du borgne décide de Paris d’en faire mon fief. Joli calcul vu de ma villa Parisienne, je me dis, oh le gros plan, Oh, l’opportunité. Mais ou est donc ce bled que je ne connais pas et que je conquist_ adorerait sans effort ? Dans le Nord, oh Grande prêtresse des absolues nécessité de maitriser le pauvre en perdition gagnerais-je ?

Ah Hénin-Beaumont, ses chômeurs, ses déclassés et aussi sa poignée de racistes/fascistes purs et durs (mes fidèles). Une ville comme une autre en somme. Pis voila, moi la fille du borgne décide de Paris d’en faire mon fief. Joli calcul vu de ma villa Parisienne, je me dis, oh le gros plan, Oh, l’opportunité. Mais ou est donc ce bled que je ne connais pas et que je conquist_ adorerait sans effort ? Dans le Nord, oh Grande prêtresse des absolues nécessité de maitriser le pauvre en perdition gagnerais-je ?

Naturellement me dis-je en digne héritière d’un ciment qui de Lambert en héritage explosif rendit ma jeunesse quelque peu instable. Comme le fut ma jeunesse dorée nourrie à la bourgeoise bienfaisance des aristocrates gégéniques et autres nostalgiques des années glorieuses de la collaboration et de ces sympathiques anciens de l’OAS. C’était un bonheur que de vénérer ces valeureux défenseurs de la destruction des valeurs de la France. C’est tout à mon honneur, moi, Marine que de continuer le sale boulot !

Ah Hénin-Beaumont. Et ce bonheur de profiter de la misère. Qu’il est jouissif de profiter de leur galère pour ajouter un peu de thune au capital acquis par la présidentielle (à 1,6 euro la tête, on à bien rentabilisé les pauvres !). Un peu de beurre ajouté au miel convient toujours. Le plus dur étant de ne pas leur rire à la gueule naturellement.

Ah que j’étais dans la difficulté sans Mélenchon. Fidèle ami des couloirs de l’Assemblée Européenne. Ah que je trimais à faire connaitre mon combat perdu d’avance. Que je déchais, car le Pas De Calais n’est pas le pas de l’oie et je me voyais finir minable comme d’habitude.

Mais la nouvelle se Libéra à Point et Figaro ci Figaro la, la presse du système vous cacha la vérité : Jean Luc vint à mon secours Front contre Front comme titra mon hebdo « ennemi » favori. Depuis ce jour, je dors l’œil fermé et l’haleine fétide. Ce fut pour moi enfin la confirmation que nos discussions entre responsables politiques était sérieuses. Nous allions donc faire semblant de nous combattre…

De quoi aurais je eu l’air sans adversaire si ce n’est un communiste inconnu des médias, un vulgum PCéum sans CVum, un péquin qui n’aurait pas fait venir une télé mais qui m’aurait niqué les voix. Une cata. Une vacuité médiatique et une évidence : je ne suis jamais venu me faire chier chez les pauvres. Cela se voyait. Mais vint mon sauveur, il vint de front.

Lui qui doit prouver qu’il a flingué le communisme (pas le parti, n’importe quel abruti le sait), récupéré les CUAL (ouarf, je rigole) pour les amener sur notre terrain à nous les pros. Ce n’était pas gagné. Tu l’as fait avec un brio étonnant mon Jean Luc. Transformer les militants du PCF en carpettes et les alters en ce qu’ils ont toujours été : en rien, en seulement 3 ans, énorme !

Sur Hénin-Beaumont on va se marrer. Et on se comprend entre professionnels. On ne leur dira pas qu’on se fout de leur gueule. Tu me connais Jean Luc et je te connais : Les promesses, c’est pas notre truc… Front contre Front : depuis le temps qu’on en rêvait.

Ils ont fait quoi à Hénin-Beaumont pour mériter autant de bonheur ?

Carland

 

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