A situation exceptionelle, Discours plats

En temps de crise, se révèlent des orateurs, des discours qui marquent l'histoire. En ce 28 avril, c'est une calamité. D'orateurs, nous n'aurons pas (ce n'est pas fini mais sans espoirs). En temps de crise, on attend des discours forts, pas de pathétiques récitations. 

Quand la crise est là on s'attend a voir apparaitre des orateurs, pas de tristes lecteurs de textes. On se croirait en classe de 4ème avec lecture de la rédaction péniblement écrite et encore plus cruelle de vacuité à l'oral.

Ce parlement est le bal de la creusitude.

Bien sûr, tout le monde n'est pas Jaurès. Bien sûr ! Mais alors, ou est il, ou est elle, celle ou celui capable de poser un discours, une ligne politique ?

Ce ne sont que bavardages. Platitudes enrobées de mots creux.

Aucune perspectives sur ce que sera l'avenir. Bien sûr que l'avenir n'est pas prévisible en temps de pandémie. Mais, il y a pourtant des perspectives; des lignes à poser.

Pas un mot sur la société que l'on veut. Pas un mot sur la justice sociale. Pas un mot sur la question cruciale de la valeur des métiers (qui est utile : une caissière, ou Arnault ?) ... L'écologie...

Le monde de macron est mort. Le monde des milliardaire est down. Le monde de la consommation aveugle est finie. Le monde numérique aussi est foutu (oui, il est foutu le monde des GAFAM).

Le corona passera et l'humanité vivra a condition de se reconsidérer non pas comme espèce dominatrice, mais comme élément d'un tout que l'on appelle la VIE !

Qui sera la voix du futur ? Qui posera le discours de l'après corona ?

Carland

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