Angelo Garand est mort de sa rencontre avec le GIGN

Cela date du 30 mars et pourtant peu d'entre nous le savent. Cela se passe dans le Loir et Cher. Et ce n'est pas la première fois que des gendarmes du 41 tuent des gens du voyage : déjà Luigi Duquenet, est mort en juillet 2010 pour le vol d’un billet de 20 euros et un refus d’obtempérer.

Les faits vus par :

- la famille (Facebook)

- la Rotative (Journal Internet de Tours)

- la version "officielle", La Nouvelle République

- la mort de Luigi Duquenet en 2010

La famille appelle à un rassemblement (c'est une première étape pour la formation d'un comité de soutien) ;  Le texte du tract d'appel :

Justice pour Angelo

Le 30 mars, Angelo Garand a été exécuté par les gendarmes à Seur, dans le Loir-et-Cher. Les membres de la famille, traités comme des criminels, ont été mis en joue et brutalisés, en présence d’un enfant de trois ans.

Venus pour l’interpeller, les hommes du GIGN l’ont abattu à bout portant, dans la petite remise où il s’était caché. Il ne voulait pas retourner à la prison de Vivonne, où il purgeait une condamnation pour vol.

  • Pourquoi le procureur de Blois fait-il passer Angelo pour un fugitif dangereux, alors qu’il avait bénéficié d’une permission de sortie ?
  • Pourquoi faire intervenir le GIGN, alors qu’Angelo n’avait pas résisté lors de sa précédente interpellation ? Qui a ordonné cet assaut macabre ?
  • Pourquoi les gendarmes sont-ils entrés mitraillettes en mains dans la pièce où s’était réfugié Angelo, au lieu d’attendre qu’il sorte ?

Depuis le lendemain du drame, la famille reste sans réponse. Aujourd’hui elle réclame justice et vérité pour Angelo, comme pour les autres victimes de la violence des forces de l’ordre.

La famille Garand et ses soutiens appellent à un rassemblement à la mémoire d'Angelo

le samedi 22 avril, à 15h devant le tribunal de Blois

Merci de faire circuler l'information, de participer au soutien.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.