C/Com: Sexisme - réponse d'un porc à Kahwajia

Ceci est un commentaire, ou une réponse à un commentaire. Il me sert à donner une opinion sur un sujet, lorsqu'il est suffisamment explicite ou qu'il dépasse la longueur tolérable pour les lecteurs. Il me sert de rappel et je n'ai aucun grief contre les personnes citées dans ces commentaires. Objet: Le sexisme

Une simple boite aux lettres © unfragmentdetemps Une simple boite aux lettres © unfragmentdetemps

"extrême bordel" logique - et raffinée, l’image ^^"

Merci, c'est un langage soutenu que j'ai travaillé sur une dizaine d'années pour faire correspondre la réalité du monde avec les conneries niaiseuses fabriquées pour beurrer l'égo.

"J’ai envie de vous répondre, « c’est l’inverse ». "

Vous aimeriez vous donner bonne conscience quitte à perdre le combat féministe? C'est une noble cause que de s'occuper de sa propre conscience, je suppose que des femmes peuvent continuer à souffrir pour que vous puissiez bien dormir.

"Ouaip. Moi aussi, j'aimerais bien aider aussi toutes les victimes. Mais comment on fait, pour continuer d’y croire, quand on lit des trucs pareils"

Vous avez mélangé et tronqué mes propos pour finalement les réassembler n'importe comment, ils ne veulent absolument plus rien dire maintenant, sauf évidemment ce que vous souhaitez leur faire dire. La malhonnêteté est une pratique courante chez vous?

"Ou Môsieur confond une rumeur, avec une femme qui dit qu’elle a été agressée"

Vous êtes capable de faire la différence? Bravo, les journalistes n'y arrivent pas, comme le stipule Luc Bronner, la justice n'y arrive pas non plus comme le montrent les non-lieux, mais vous y arrivez sans problème. Vous devriez vous faire nommer juge unique suprême de la terre, pour faire profiter la planète de votre clairvoyance.

"Accessoirement aussi, je sais que ça tourne beaucoup en ce moment, Mediapart=Closer, mais je vous assure, c’est pas le cas"

N'ayant à aucun moment remis en doute ce fait, je prendrais ceci pour une information bienveillante. Bien que je doute de sa sincérité.

"https://www.mediapart.fr/journal/france/131018/en-france-les-condamnations-pour-viol-chutent-alors-que-les-plaintes-augmentent?onglet=full (entre autres parmi les milliers d'articles consacrés au problème)"

Oui, vous remarquerez que j'ai aussi répondu à cet article, ce qui stipule que je l'ai lu. Donc, merci de votre non-découverte pour appuyer votre non-propos.

"Vous la voyez, là, l’importance de votre confusion « rumeur »// « parole » ; de votre laïus sur les media qui relayent la parole rumeur – on n’a encore rien inventé pour trancher dans les querelles de « parole contre parole ». à mon sens, ça ne penche pas en faveur de l’accusé uniquement parce qu’il est présumé innocent, par la loi :"

Je pense que c'est vous qui confondez, rumeurs/faits. Dans un premier temps, je vous ferai remarquer qu'une rumeur n'est pas systématiquement liée aux paroles, mais peut aussi avoir des éléments matériels jugés non concluants. Dans un autre temps, je vous remets l'article de Luc Besson pour lequel il n'existe que des paroles contradictoires comme preuves, qu'elles soient répétées ou écrites via textos. Enquête qui a été élaborée par Mediapart, qui n'est pas Closer, comme vous le notifiez:

https://www.mediapart.fr/journal/france/090718/violences-sexuelles-plusieurs-femmes-accusent-luc-besson

Rien n'est en faveur de l'accusé, puisqu'il existe des juges omniscients tels que vous, capable de déterminer avec exactitude la culpabilité d'un individu sur la simple base de leur imagination déduction. Mais jusqu'à preuve du contraire, il est innocent tant qu'il n'est pas jugé coupable, que cela vous embête ou pas. Notez que si ça vous embête, cela me fait une belle jambe.

Pour terminer, je trouve extrêmement malsain de votre part de considérer les rumeurs comme des faits, puisque dans la définition du mot, une rumeur n'est pas quelque chose de vérifié. Arguer que toutes ces rumeurs seraient réelles puisque ce sont des paroles dotées du syndrome de la vérité absolue, c'est dangereux. Puisqu'un témoignage n'est pas une preuve aux yeux de la justice, ils peuvent tout à fait être remis en question sans que cela soit choquant, quand bien même la victime dirait la vérité malheureusement. Votre commentaire laisse clairement à penser qu'il faudrait considérer tous les témoignages de femmes comme vérité absolue sans se poser de questions, et juger les coupables #auxyeuxdelavindictepopulaire arbitrairement sur cette base. Ce que je ne partage, évidemment, absolument pas, et vous ne devriez pas non plus le faire. Deja, parce que c'est immoral, ensuite, car c'est exactement ce comportement qui vous vaut tous les retours de bâton des sexistes aguerris au combat de la mauvaise foi.

Attention, comme vous avez la fâcheuse habitude de tordre mes mots, voici ma position simplement:

Je ne considère pas les rumeurs comme des mensonges, mais comme des rumeurs qui peuvent être, soit vraies, soit fausses.

Je ne considère pas les personnes mises en cause comme des coupables, parce que je soutiens la présomption d'innocence, quel que soit le cas de figure, dans des affaires qui ne touchent pas uniquement les agressions sexuelles.

Je peux éventuellement me faire un avis temporaire sur une affaire précise lorsque j'ai suffisamment d'éléments me démontrant la culpabilité ou non d'un accusé, mais il n'est pas définitif et j'attendrais que le jugement soit rendu avant d'être catégorique sur une affaire. Je ne demande pas à tout le monde de faire la même chose, mais de se modérer dans la pratique courante qui consiste à se prendre pour un juge rendant des sentences sur la base de ses préjugés. Cela vaut pour tous les camps. Je ne suis pas, non plus, obligé d'être d'accord avec le verdict de la justice. Je peux avoir une opinion contraire si les éléments retenus ne me semblent pas logiques, ou si certains éléments ont été rejetés par défaut de procédure ou mauvaise interprétation.

"Les syndicats de magistrats sont unanimes sur le fait qu’il reste nécessaire d’inciter les victimes à dénoncer les faits au plus vite et d’améliorer le recueil de la plainte. « Si la première audition est mal faite, si les réponses sont induites par les questions, c’est une catastrophe pour la procédure », souligne Katia Dubreuil."

Vous me dénoncez? Je suis pourtant d'avis que les femmes trouvent le courage de porter plainte auprès des autorités et que ces autorités travaillent un peu mieux qu'à faire des jugements arbitraires, comme vous le faites actuellement avec moi. En effet, les médias ne sont pas une autorité et ils ne garantiront jamais la victoire s’ils continuent à relayer des rumeurs qui ne finissent pas au tribunal. Si vous n'avez rien compris à ce que j'essayais d'expliquer, je peux vous le simplifier à l'extrême, rien que pour vous:

Moins de blabla, plus (+) de procès, plus (+) de coupables!

Facile à comprendre non?

Notez que je n'ai pas dit "zéro blabla", mais "moins", ce qui ne signifie pas que je ne souhaite plus d'article sur le sujet. Je souhaite simplement ne pas multiplier les coupables présumés innocents au risque de voir les cas se banaliser et que le mouvement se prenne, comme c'est le cas actuellement, un retour de bâton facile du patriarcat.

Il faut faire la différence entre les articles qui parlent de faits, ou tentent de faire changer l'opinion générale sur la position de la femme en argumentant sur les dérives de notre mode de penser, et ceux qui sont à charges sur des accusés, présumés coupables mais finalement relaxés, qui peuvent ensuite se vanter d'avoir été manipulés par une femme, preuve qu'elles sont toutes des menteuses.

Imaginons:

Qu’est-ce que vous allez répondre à ça? Vous avez une relaxe contre vous! Vous allez le traiter lui aussi de menteur? Cela donnera juste des personnes qui se traitent mutuellement de menteuses et menteurs. Et qu’est-ce que l'on fait dans ce cas? On se fie à la justice et l'on déclare comme elle, l'accusé innocent et la victime coupable de mensonge par préjugé, vous avez ainsi perdu aux yeux du public. Parole contre parole, c'est toujours la justice qui gagne. N'imaginez pas faire inscrire "la vérité sort de la bouche des femmes" dans la loi, car pendant que vous rêvez, le problème persiste. Au pire, vous pouvez hurler dans la rue, mais avec le nombre de cas, il va falloir vous lever tous les jours pour battre le pavé.

Alors je suppose, malgré mon sexisme avéré, l'aversion que j'ai pour le combat des femmes et ma défense immodérée du patriarcat, qu'il serait bon de modifier légèrement la stratégie pour la rendre efficace et réellement pouvoir faire bouger les choses afin que la position de la femme se retrouve au même point que celui des hommes et que le respect qui leur est dû devienne une réalité et non une rumeur. Ainsi nous pourrons jeter des cacahuètes aux hommes derrière leurs barreaux et non les voir ressortir par la porte du tribunal avec un passe-droit pour recommencer. Mais je dis ceci pour que ça n'arrive pas évidemment, je suis un petit enfoiré d'extrémiste religieux masculin et un peu nazillon sur les bords.

"Mais votre ouverture, ça reste quand même le clou – du spectacle de la massue qui frappe"

Merci, merci, vous n'êtes pas avare en hypocrisie. Cela n'est pas très grave puisque vous n'avez strictement rien compris à mon propos.

"Mon chou, aujourd’hui aux Etats-Unis, quand quelqu’un.e come forward pour dénoncer un viol ou une agression sexuelle, les meufs y vont au forceps et clament dans la rue « we believe you », à l’endroit de la personne qui parle.

C'est agaçant de vous voir tordre mes propos dans un langage inquisiteur. Je parlais bien évidemment de la couverture médiatique. Je supposais qu'il était préférable de relayer plus fortement les affaires américaines dans les journaux français afin de crédibiliser les mouvements aux yeux du peuple et leur donner des points de comparaison positifs plutôt que des cas qui ne mènent nulle part sur le plan juridique. Ce qui fait malheureusement les affaires des hommes, qui voit là un moyen de banaliser les échecs pour discréditer la parole des femmes, ce qui est en train de se passer au cas où vous ne l'auriez toujours pas vu.

Je vous remercie encore une fois de votre inestimable respect, je suis effectivement un chou selon l'histoire de la vie.

De telle sorte qu’il est devenu difficile de jeter l’opprobre, et la présomption de mytho sur la personne qui porte la dénonciation, grâce à la sacro-sainte présomption d’innocence."

La sacro-sainte présomption d'innocence protège les innocents (et malheureusement aussi parfois les coupables, en toute mathématique) des forcenés comme vous qui souhaiteraient faire justice eux-mêmes. C'est une mesure nécessaire, sinon indispensable, pour éviter que se reproduisent des cas de justice sauvage comme on pouvait en voir dans le passé, dont les femmes ont été les plus grandes perdantes. Vous vous plaignez d'un obstacle? Si on le retire, on le fait aussi pour les hommes, qui ne se priveront pas de déclarer coupables des femmes, pour tout et n'importe quoi. Vous souhaitez donc, à demi-mot, retirer l'une des principales protections contre la barbarie. Je suppose que vous n'en avez absolument pas conscience.

Il n'est par ailleurs aucunement difficile de jeter l'opprobre sur une personne accompagnée de son cortège de soutiens, puisque c'est la justice qui a le dernier mot, et que si elle déclare un non-lieu faute de preuve, non seulement le présumé coupable peut la dénigrer, mais aussi l'assigner en justice. Vous avez une drôle de conception de la victoire, un problème avec votre conscience?

Il est d'ailleurs amusant de vous voir brandir les articles à charge et les cortèges de féministes en parlant de victoire avec une impossibilité pour le présumé coupable de se défendre, car Mediapart a justement fait un article consécutif à l'enquête sur Besson pour parler des difficultés que rencontre la victime à cause des dénigrements qu'elle subit ici:

https://www.mediapart.fr/journal/france/100918/affaire-luc-besson-la-plaignante-victime-d-intox-dans-les-medias

Donc, non, les article à charge friable et les cortèges de féministes sur Twitter, comme le montre cet article, ça ne fonctionne pas. D'où mon propos.

"Mais c’est pas gagné pour autant. Mais ça fait une différence, entre Anita Hill vs. Christine Blasey Ford par exemple, avec évidemment l’autre énorme différence, de couleur, dans le traitement de leur affaire. La différence, c’est ce truc ahurissant, de ne pas entendre Christine Blasey Ford être humiliée comme l’a été Anita Hill, mais quelque part, humiliant, aussi, ce truc de s’entendre dire qu’on ne remet pas en cause sa parole, que son témoignage est très courageux et pertinent, qu’on ne nie pas qu’elle a certainement subi une agression sexuelle, mais – ce n’était pas Brett Kavanaugh. C’est certainement quelqu’un d’autre. Elle a dû confondre ^^"

Contrairement à vous, je ne suis pas juge et ne dispose pas d'éléments qui puissent accréditer la version de l'un ou l'autre des partis. Que les supposés coupables se défendent avec des arguments aussi nuls, c'est leur choix, si ça marche et qu'ils s'en sortent, c'est dommage. Mais attendez-vous à voir ces arguments biaisés encore longtemps et avec de plus en plus de victoires au compteur si vous n'intégrez pas le concept du présumé innocent jusqu'à preuve du contraire. Vous vous battez avec les mauvaises armes sur le mauvais terrain. Ceci est mon analyse et elle n'engage que moi.

Vous ne changerez jamais la loi sur la présomption d'innocence, simplement parce qu'elle ne touche pas que ce combat, mais toutes les affaires judiciaires, il faudra vous y faire. Les femmes sont actuellement perdantes sur le plan juridique, si gesticuler dans les rues peut avoir un effet bénéfique, il faut que ça soit accompagné d'affaires solides au tribunal. Le but est simplement d'avoir un travail d'enquête beaucoup plus poussé en France, avec de vraies investigations, des journalistes et de la police, pour augmenter les procès et surtout, les victoires.

"La différence que ça fait, c’est que quand une meuf l’ouvre là-bas, c’est pas pris comme un extrême bordel dopé à l'AK47 au patriarcat"

Cessez de me prêter des intentions que je n'ai manifestement pas. Trouvez-vous une cible valide pour décharger votre rancoeur et essayez de comprendre ce que je dis au lieu de l'extrapoler vaguement.

C'est un extrême bordel, que ma tournure ne vous plaise pas, cela n'y change rien. Aux yeux des néophytes, c'est du bourrage de crâne et ils sont nombreux, sexistes ou non, à s'en plaindre, preuve que cette stratégie ne mène nulle part. Le but est de sensibiliser la population, pas de se la mettre à dos en mode "j'ai raison, vous êtes tous des idiots sexistes, allez-vous faire voir".

J'essaie toujours de détacher ma petite personne, mes désirs et mes besoins, lorsque je donne une opinion. C'est inutile de chercher à définir ma personne avec les morceaux de phrase que vous avez malhonnêtement mis dans le désordre pour m'inventer un personnage. Vous en êtes très loin. Et si votre capacité d'analyse se mesure avec ce que vous me montrez là, je crains pour la vie des présumés innocents qui tomberaient sous votre coupelle.

Sources:

L'article: https://www.mediapart.fr/journal/france/221018/comment-les-medias-francais-couvrent-metoo

La réponse de Kahwajia: https://www.mediapart.fr/journal/france/221018/comment-les-medias-francais-couvrent-metoo/commentaires#comment-9090072

Mon commentaire initial: https://www.mediapart.fr/journal/france/221018/comment-les-medias-francais-couvrent-metoo/commentaires#comment-9088775

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