"Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde" un film de Claire Simon

Le village ardéchois de Lussas s’est fait connaître du reste du pays et du monde depuis quelques décennies par l’organisation d’une manifestation qui défend le cinéma documentaire de création. Dans ce village de 1100 âmes, des jeunes s’installent aussi notamment dans une agriculture qui fait sens pour eux.

"Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde" de Claire Simon © Nour Films "Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde" de Claire Simon © Nour Films
Sortie nationale (France) du 1er septembre 2021 : Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde de Claire Simon

Après la série documentaire de 10 fois 52 minutes intitulée Le Village consacrée à la vie dans le village de Lussas, Claire Simon en propose une version de 111 minutes pour le cinéma avec un titre très rohmérien : Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde. L’art du récit dans le cinéma documentaire de Claire Simon est ici toujours à l’œuvre avec le choix de l’incarner par des personnages aux missions distinctes mais complémentaires, à savoir Jean-Marie Barbe le fondateur du festival de Lussas, Jean-Paul Roux le maire du village et Patrice Bauthéac, agriculteur et viticulteur. Ces trois destinées sont marquées par une vie passionnée qui les enracine dans leur village et en retour apporte à celui-ci sa sève nourricière tout le reste de l’année. C’est évidemment un grand hommage que Claire Simon présente à l’initiative de la manifestation de Lussas en réalisant ce film.

Elle rappelle aussi que son cinéma n’est possible qu’à travers le travail passionné de personnes enracinées dans leur territoire, à mille lieues de la centralisation du pouvoir politique, économique et médiatique qu’est Paris. Pour dépasser la dimension événementielle du festival les États généraux du film documentaire, Claire Simon a voulu suivre à la fois le temps qui passe et les défis de tout un chacun, notamment avec le projet d’une diffusion sur la plateforme numérique Tënk qui passe par la construction d’un grand bâtiment en béton. C’est celui-ci que la réalisatrice suit avec sa caméra comme le témoignage d’un écoulement du temps mais aussi d’une confirmation des efforts ardus de toute une équipe. Du cinéma documentaire, aux efforts politiques d’une mairie en passant par la ténacité des agriculteurs, il n’y a dès lors qu’un pas entre eux pour faire culture autant que société.

 

 

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Le Fils de l’épicière, le maire, le village et le monde
de Claire Simon

Documentaire
111 minutes. France, 2020.
Couleur
Langue originale : français

Images : Claire Simon
Images additionnelles : Aurélien Py
Montage : Luc Forveille
Musique : Nicolas Repac
Son : Virgile van Ginneken, Elias Boukhebir, Nathalie Vidal, Aline Gavroy
Production : Rebecca Houzel (Petit à Petit Production)
Coproduction : Clin d’œil films, Les Films de la Caravane
Ventes internationales : Andana Films - Stephan Riguet, Grégory Bétend
Distributeur (France) : Nour Films

 

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