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Billet de blog 12 févr. 2016

Entretien avec les réalisateurs du film documentaire « Au rythme du bocage »

"Au rythme du bocage" est un documentaire de Marie Daniel, Aude Moreau-Gobard et Fabien Mazzocco, dont le tournage s'est déroulé en 2012 et 2013 dans les bocages des Deux-Sèvres en Gâtine. Ce milieu spécifique est un parfait exemple de lien étroit entre travail des hommes et développement de la nature, la haie cultivée par l'homme recueillant toute une faune et une flore spécifiques.

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Au rythme du bocage est un documentaire de Marie Daniel, Aude Moreau-Gobard et Fabien Mazzocco, dont le tournage s'est déroulé en 2012 et 2013 dans le département des Deux-Sèvres où se trouve la Gâtine avec ses bocages. Ce milieu spécifique est un parfait exemple de lien étroit entre travail des hommes et développement de la nature, la haie cultivée par l'homme recueillant toute une faune et une flore spécifiques.

Quelle est l’importance de votre passage par l’IFFCAM pour votre pratique du cinéma documentaire ?

Nous avons eu la chance tous les trois de faire partie de la première promotion de l'IFFCAM en 2004. L'école venait alors d'ouvrir ses portes. Nous étions douze élèves venus de la France entière avec des cursus très différents et tous motivés pour apprendre à réaliser des documentaires animaliers.

Ce fut deux années incroyables !

L'enseignement tendait à nous accompagner dans diverses formes de récits qui cassent avec un genre animalier très formaté. Le but de l'école étant d'ailleurs de maintenir une forte ambition technique propre au cinéma animalier tout en favorisant une recherche d'écriture et de point de vue.

En parallèle des cours techniques sur le terrain avec nombreux intervenants du métier, nous avions des cours théoriques autour de l'écriture documentaire notamment avec les élèves de Créadoc, l'école de documentaire de création de Poitiers.

Ces deux années passées à l' IFFCAM nous ont donné de sérieuses bases pour creuser cette idée de cinéma dans le documentaire animalier. Tout reste à faire !

Au rythme du bocage © DR

Quand est arrivé à vous ce projet de documentaire ?

Nous avions tous trois tourné quelques années auparavant un film de 15 minutes sur une plantation de haies dans le bocage. Ce premier contact avec “l'univers“ bocager fut pour nous un temps fort de rencontres et de prise de conscience de l'importance de préserver ce paysage. À la suite de ce premier travail, Marie-Christine Brouard, notre productrice, eut l'envie de faire un film plus ambitieux. Lorsqu'une étude scientifique de grande ampleur sur l'utilisation du paysage bocager par les reptiles et les amphibiens a été lancée par le CNRS de Chizé, ce fut l'occasion pour elle d'aller chercher des financements en région et de nous confier ce projet.

Comment avez-vous choisi les personnages de votre film ?

Nous nous sommes appuyés sur deux naturalistes, Pierre Grillet et Alexandre Boissinot qui menaient l'étude scientifique. Alors que nous étions en plein repérage, eux parcouraient le bocage à la rencontre d'agriculteurs motivés pour participer à leur étude. Avec eux, nous avons pu rencontrer plusieurs personnes et choisir celles qui deviendraient nos personnages.

Nous avions envie de filmer des jeunes éleveurs agriculteurs, dans l'idée de les interroger sur la façon dont ils envisagent leur activité, à rebours des tendances intensives actuelles, sans pour autant oublier la génération précédente.

Notre but était de trouver des paysans pour qui le bocage était une force, un allié et non un paysage passéiste. Il était important pour nous de montrer que ces agriculteurs n'étaient pas figés dans une pratique ancienne mais faisaient évoluer leur bocage sans le dégrader. Ainsi, les trois personnages principaux ont tous des parcours différents, mais ont en commun la certitude qu'une agriculture familiale, respectueuse de l'environnement et novatrice est possible en milieu bocager.

Pendant cette période de repérage, nous avons commencé à tourner avec eux. Ces premiers moments nous ont permis de nous familiariser les uns avec les autres, et de nous rencontrer « cinématographiquement parlant ». Certains étaient plus à l'aise devant une caméra que d'autres, et notre premier travail a été de créer une relation de confiance et d'échange.

Autour de ces trois personnages, nous avons recherché d'autres usagers du bocage (scientifiques, promeneurs, historien...) car il était primordial de mettre en valeur le fait que le bocage, s'il est un paysage agricole, est utilisé par tous.

Cette richesse humaine est la grande force du film, car tous ces femmes et ces hommes sont intimement habités par ce paysage. Il était particulièrement touchant de ressentir l'amour qu'ils portent aux arbres, et leur bonheur à vivre dans un milieu préservé.

Avez-vous beaucoup filmé avant de commencer le montage ou bien aviez-vous un plan de tournage précis ?

Nous avons tourné sur une année complète.

Nous avions défini dès le début du tournage nos intentions et des pistes très précises de travail. Cependant, c'est au fil des sessions de tournages que le scénario s'est réellement écrit. On peut dire que lors de notre dernière grande session de tournage, le film était clairement défini.

Le fait d'être trois sur le terrain, souvent avec deux caméras, a favorisé l'acquisition d'un grand nombre de rushes. C'est donc avec une matière filmique très dense que nous avons entamé le montage. Mais si cette manière de travailler demande un effort de travail intense en prémontage, elle fait aussi la force du film.

Le milieu du bocage fut-il pour vous une découverte ou le connaissiez-vous avant de tourner ?

L'IFFCAM est une école située entre Coutières et Ménigoute, deux villages situés au cœur de la Gâtine, milieu bocager par excellence. Nos premières images ont été réalisées dans ce cadre là, entre les prairies et les haies. En seconde année d'étude, nous avons vécu en collocation dans une ancienne ferme. Nos voisins étaient agriculteurs éleveurs. C'était donc un paysage qui nous était familier.

À la fin de nos études, nous sommes tous les trois repartis dans nos régions d'origine. Néanmoins, nous revenions pendant un mois chaque année pour travailler au Festival  International du Film Ornithologique de Ménigoute. On remettait donc régulièrement les pieds dans le bocage.

Avant de commencer le tournage du film en 2012, nous avions donc un attachement certain et une connaissance relative de ce territoire.

Au rythme du bocage © DR

Vous êtes trois à réaliser le film : comment vous êtes vous répartis les tâches ?

En amont du tournage, nous avons organisé trois sessions d'écriture collective.

Pendant le tournage, nous avons tenté au maximum d'être tous les trois présents dès la période de repérage. Sur le terrain, il était important à nos yeux de rencontrer les différents personnages à travers notre trio.

Sur l'aspect technique, nous avons tous les trois participer à la prise d'images et de sons en échangeant les rôles en fonction des envies de chacun.

Souvent nous fonctionnions à deux caméras et un son perche pour les prises en nature.

Lors des entretiens, le dispositif était une caméra épaule et un son perche. La troisième personne était libérée des contraintes techniques pour animer la discussion.

Deux autres personnes ont été partie prenante du film. Les frères Braconnier, tous deux jeunes naturalistes et cadreurs animaliers ingénieux de Gâtine. Ils ont assuré la plupart des images animalières de ce film.

Le montage s'est fait à deux, avec le regard bienveillant et plus extérieur du troisième.

Qu’est-ce qui a déterminé la saison du tournage ?

Dès la phase d'écriture, nous avions conforté notre volonté de parcourir le bocage sur une année. Le bocage est rythmé au fil des saisons par le travail des paysans avec à chaque période sa particularité, ses couleurs.

Nous voulions que le film retranscrive ce rythme saisonnier. C'est pourquoi, les quatre saisons sont évoquées dans le film.

Ceci étant dit, le documentaire s'attarde sur deux saisons particulières : l'hiver, animé par le travail de taille et d'exploitation de la haie par les hommes et le printemps annonçant le retour des animaux dans les prés, les semis et la fauche des prairies.

C'est donc le rythme même du territoire avec ses phases d’intenses activités et de calme qui a orienté nos choix de tournage.

Le montage fait une large part au rythme que met en valeur le titre lui-même : est-ce une des réalités du bocage qui vous a le plus marqués ?

L'agriculture est une activité contrainte par les saisons, la météo, le rythme des animaux domestiques... en bref, elle est rythmée par le cycle naturel.

Même si l'agriculture productiviste tente désespérément de s'en détacher, la nature impose la cadence aux paysans.

Dans le bocage, cette réalité est frappante.

Nous avons souhaité souligner ces différences de rythme par le montage.

Dans le documentaire, les personnes interrogées sont filmées en extérieur : est-ce là aussi l’importance du mot « paysan » que d’être celui qui appartient au paysage ?

Faire des images et penser nos films exclusivement en extérieur est peut-être une habitude que nous avons pris en réalisant des documentaires animaliers, notre activité principale. À travers tous nos films nous tentons de raconter comment l'humain vit dans son environnement. Dans celui sur le bocage plus encore, il nous semblait crucial d'inscrire les hommes, comme les animaux, au contact de leur paysage. Parce que ces paysans travaillent ce paysage, mais aussi parce qu'ils portent un véritable attachement à leurs arbres, leurs haies... leurs mares. Leurs gestes et leurs regards ancrés dans ces décors donnaient tout le sens au fait de les filmer dehors.

Au rythme du bocage © DR

Le film commence par des paroles en patois et une image fixe qui passe du Noir & Blanc à la couleur : le bocage reflète-t-il ainsi bien ce dialogue des hommes avec leur propre passé, leur propre histoire ?

Il y a là une véritable tension que nous avons ressentie tout au long du tournage et dont nous voulions témoigner en filigrane dans le film. C'est-à-dire qu'une certaine vision de la modernité, particulièrement agricole mais pas que, pousse à percevoir le bocage comme un paysage démodé, arriéré. Certains habitants considèrent ce paysage comme banal, s'en détournent... Au contraire, les “défenseurs“ du bocage, agriculteurs ou pas, n'ont pas quant à eux une vision figée de ce paysage. Pour eux, l'idée n'est pas de vivre au passé, mais bien de « savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va ». Plusieurs personnages du film expliquent cela : le bocage est vivant et doit évoluer. Le figer reviendrait à en faire un musée... à le faire mourir petit à petit. Pour autant cette évolution ne doit pas être synonyme d'une destruction.

Dans ce contexte-là, notre envie était de marquer le film profondément dans cette histoire ancienne, pour s'en détacher progressivement et en venir aux questions actuelles.

Pour nous trois, originaires de grandes villes, sentir cet attachement des habitants à leur territoire, à leur patois était quelque chose de fort. Nous voulions absolument laisser une place à cette dimension culturelle... sans pour autant être dans la nostalgie.

La menace de la destruction des haies n’arrive que vers la fin du film : qu’est-ce qui a déterminé ce choix ?

Le film progresse avec en toile de fond cette même menace qui pèse : la destruction insidieuse du bocage.

On l'évoque dès la deuxième séquence du film avec Étienne, un des personnages qui parle de « matériels dont on ne mesure pas les conséquences, et dont on ne veut pas les mesurer » puis un peu plus tard avec Laurent, paysan du bocage qui nous dit que « là on est dans un petit coin un peu protégé mais faut pas aller loin pour voir le massacre ! »

Bref, même si ce film tend à être enthousiaste et à donner la parole à ceux qui vivent en cohérence avec leur territoire, il donne aussi à voir une réalité du bocage. Aujourd'hui, la principale menace qui pèse sur ce territoire est plutôt la mauvaise gestion des haies par des coupes à la lame de rasoir trop radicale, ou à l'inverse par l'abandon. La haie est un milieu mi-naturel mi-artificiel qui a besoin de la main de l'homme pour exister. Et donc insidieusement, la haie non entretenue ou mal entretenue disparaît... et le bocage se raréfie.

Ceci étant dit, l'arrachage rapide et brutal d'une ou plusieurs haies peut frapper encore aujourd'hui. Même si ces événements sont heureusement devenus rares, ils peuvent encore sévir. C'est exactement ce qui s'est passé l'été 2013 alors que nous étions en fin de tournage de notre film. Au lendemain de l'arrachage de plusieurs haies en Gâtine, nous nous sommes rendus sur les lieux. Les arbres de la haie, pour certains multicentenaires, étaient couchés là alignés tels des soldats écroulés après une bataille. Cet événement nous a profondément bouleversés comme de nombreux habitants du bocage.

Nous avons eu les échos de personnes, souvent âgées, qui appelaient en pleurs les associations de protection de la nature comme « Bocage pays branché » pour partager leur peine ou tenter de réagir. C'était comme s'ils avaient perdu ce jour là un être cher, une part de leur identité.

Nous avons souhaité intégrer ce « déracinement » dans le film un peu de la même manière que nous l'avons vécu. C'est-à-dire de façon brutale et sur la dernière partie du film.

Cette séquence est donc un pic dramatique qui découle ensuite sur une discussion alarmiste en ping-pong entre les différents personnages du film. Cette montée crescendo se termine par deux réalités évoquées par les paysans et qui sont selon nous les causes réelles de la destruction de la ruralité, à savoir l'inégalité des revenus entre les petits éleveurs et les grands céréaliers et l'accès au foncier pour les jeunes éleveurs.

Qu’est-ce qui vous a le plus inspiré durant le tournage ?

Sûrement l'idée de mettre en scène le maillage bocager, et plus particulièrement les haies, comme un objet de connexion, entre les éléments naturels bien sûr, petits bois ou mares, mais aussi entre les fermes et entre les hommes.

Nous voulions mettre en scène cette idée de réseau permettant aux animaux de se déplacer, de s'abriter, et par ailleurs aux hommes de travailler. Les grandes exploitations agricoles intensives, ayant fait table rase de leurs haies et de leurs arbres semblaient a contrario esseulées...

Le film est marqué par un récit avec une narratrice, la musique traditionnelle à l’accordéon de Dominique Bourdin, un rythme de montage qui prend son temps : à quel moment ce type de récit est devenu pour vous une évidence ?

Nos intentions se sont affirmées au fil des rencontres pendant le tournage notamment. Nous souhaitions retranscrire au mieux le ressenti que nous avions de ce territoire. À savoir, une certaine douceur, un équilibre harmonieux entre l'activité des hommes d'un côté et la vie sauvage de l'autre. Le bocage, quand il vit en adéquation avec une agriculture de bon sens, est chargé d'instants simples et poétiques : le ruissellement de l'eau qui serpente au milieu d'une prairie, la botte du paysan qui gâte dans la boue de l'hiver, l'excitation des animaux lors de la sortie aux champs...

Ainsi, une voix off féminine nous raconte ces tons changeants, ces humeurs, ce lien intime entre les hommes et les animaux. Elle nous emmène aussi à la rencontre des différents personnages du film. Il y a une certaine poésie et une certaine sensibilité qui se dégagent de cette narratrice. De la même manière, la bande originale créée par Dominique Bourdin, musicien boulanger en Gâtine, marque le film d'une identité bocagère. Dominique a su mêler avec son accordéon des airs 'trad ' avec d'autres musiques plus contemporaines, et quelques fois mélancoliques...

Quant au montage, il s'est fait beaucoup dans le ressenti. Les personnages rencontrés, et pour certains filmés, ont toujours pris un temps précieux pour nous expliquer leur métier, leur point de vue et nous faire découvrir leur bocage. On peut d'ailleurs retrouver cette douceur et ce calme dans leur voix. Cette manière de prendre le temps est certainement commune à ceux qui vivent quotidiennement en lien étroit avec ce cadre de vie. Le montage du film est le reflet de ce sentiment de rythme apaisé. Ainsi, certains plans peuvent durer dans leur longueur et les personnages interviewés sont rarement coupés dans leur propos.

Au bout du compte, la forme du film est assez proche de ce qu'on imaginait au départ. Le récit tente tout simplement de donner sa force au sensible.

Au rythme du bocage © DR

Comment se passe la rencontre entre les nouvelles technologies (des plans aériens de haies sont filmés avec des drônes) et une culture multiséculaire ?

Nous travaillons peu avec l'imagerie drone car nous n'avons pas souvent besoin de ce type de plans pour raconter nos histoires. Dans le film sur le bocage en revanche, utiliser le drone pour filmer les haies par-dessus et mettre en évidence le maillage comme tissu vivant et connectant était très intéressant. C'est donc parce que ces plans étaient motivés par un vrai choix de scénarisation que nous avons utilisé cette technologie.

On peut revenir à cette idée de tension entre modernité et tradition. Les agriculteurs que nous avons filmés ne sont peut-être pas les premiers à la pointe de “l'agro high-tech“, mais pour autant, ils utilisent les outils technologiques dont ils ont besoin, certains très innovants, d'autres plus traditionnels. À leurs yeux, la haie et le bocage sont toujours aussi modernes car utiles, si l'on sait bien s'en servir... En ce sens il n'y a pas d'opposition entre technologie et bocage. Le danger est plutôt d'utiliser des technologies non appropriées pour l'entretenir... Les énormes moissonneuses-batteuses qui ne passent plus dans les chemins en sont l'exemple le plus évident.

C'est un peu la même chose pour notre façon de travailler, utiliser des nouvelles technologies pour filmer, oui bien sûr, si elles ont du sens.

La sensibilité et les thèmes que vous avez ici exprimés dans ce documentaire sont-ils des choses que vous aimeriez poursuivre dans vos prochaines réalisations ?

Ce film évoque finalement à travers ce territoire l'étroite relation qu'il existe entre nature et culture. C'est ce lien indissociable qui anime notre envie de faire du documentaire dit « animalier » ou « nature » depuis notre sortie d'études.

Tous nos films traitent de cette relation entre les hommes et la nature et tentent de l'aborder avec une sensibilité toute personnelle.

À travers ces thèmes, des questions de société nous sont posé. Dans quel monde voulons-nous vivre demain ?

Il est fondamental de se poser aujourd'hui les bonnes questions.

Pour finir, le monde paysan est un terreau fertile pour le cinéma. C'est un bonheur d'y balader sa caméra. Le travail des corps, le lien puissant avec la terre et avec les animaux, la beauté des terroirs... Bref, nous avons là tous les ingrédients pour des envies futures de réalisation.

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