Climat de terreur au Gabon ! (2)

La tentative (avortée, pour le moment) d’incendie au domicile de Jean-Pierre Lemboumba Lepandou, le 3 juillet dernier, n’est pas sans rappeler l’attentat dont a été victime l’opposant Féfé Onanga à Port-Gentil.

Pour rappel, dans la nuit du 16 au 17 juin, dans la capitale économique, le domicile du président du MPR, un mouvement politique membre de la Coalition pour la Nouvelle République (présidée par Jean Ping), a été ravagé par un incendie d’une rare violence. Féfé Onanga, le propriétaire, a tout perdu dans le sinistre, les pompiers n’étant pas du tout intervenu pour le secourir.

Selon des témoignages recueillis auprès du voisinage, et au vu d’un certain nombre d’indices, le caractère criminel de l’incendie ne fait aucun doute. Les pyromanes et leurs commanditaires voulaient sans doute faire taire la voix la plus bruyante de la contestation dans la province de l’Ogooué-Maritime.  Près de 3 semaines plus tard, c’est un autre compatriote, connu pour être un des principaux soutiens de Jean Ping, qui était visé. Après avoir assassiné les chiens de garde, les malfaiteurs qui ont nuitamment débarqué chez Jean-Pierre Lemboumba Lepandou ont vainement tenté de mettre le feu à sa villa. L’incendie comme nouvelle méthode de terrorisme politique ? C’est apparemment le chemin que semblent avoir choisi d’emprunter les dirigeants gabonais et leurs nervis. « Qui tue par le feu, périra par le feu ! », nous enseignent les Ecritures. A bon entendeur…

Au rythme où vont les choses, bientôt Ali Bongo et ses séides vont demander à leur principal bailleur de fonds Olam, d’installer dans tout le pays des panneaux géants pour annoncer, comme dans la 1ère scène du film américain Pulp fiction (sorti en 1994) : « Si un seul d’entre vous fait un geste, ce sera l’exécution sommaire pour vous tous jusqu’au dernier ! ».

Sauf que là, derrière le « dernier », il se trouvera un autre dernier qui mettra un terme définitif à ce régime de folie furieuse et de terreur.

Ali et Sylvia Bongo les dirigeants de la junte militaro-familiale qui sévit au Gabon Ali et Sylvia Bongo les dirigeants de la junte militaro-familiale qui sévit au Gabon
Féfé Onanga : un Résistant debout devant les décombres de ce qui était sa maison Féfé Onanga : un Résistant debout devant les décombres de ce qui était sa maison

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.