Sylvia Bongo : mystérieux voyage-éclair à Libreville

Mystérieux, parce que cela fait à peine deux semaines qu’elle a ordonné l’évacuation d’urgence en Angleterre, de son époux, le président Ali Bongo. Et là, nous apprenons que la Première dame du Gabon est arrivée à Libreville ce jour, mardi 16 mars, aux environs de 3h30 du matin.

Selon une source sécuritaire en poste à l’aéroport international Léon Mba, c’est dans la plus grande discrétion que le Boeing 737 de Sylvia Bongo, immatriculé P4 BBJ (Boeing Business Jet) s’est posé. Et c’est tout aussi discrètement que l’épouse d’Ali Bongo a regagné sa résidence de La Sablière au Nord de la ville.

Sans nul doute que le gouvernement et les médias officiels vont placer ce mystérieux voyage sur le compte de la célébration de la Journée nationale de la Femme que le Gabon célèbre le 17 avril. Mais les observateurs avertis ne sont pas dupes. A l’image d’un demi-frère d’Ali Bongo qui a requis le plus strict anonymat pour nous livrer son sentiment. Amer, il nous a confié : « Maintenant qu’elle a installé le président à Londres, elle peut reprendre une vie normale, voyager, faire du shopping et, surtout, organiser avec son homme Brice Laccruche, les détails de la succession. Quand le président se faisait soigner à Ryad et au Maroc, elle était tenue d’être sur place pour veiller, non pas sur son mari comme certains ont pu le croire, mais sur ses propres intérêts, par exemple en verrouillant l’information sur l’état de santé du président. Une manière pour elle et son complice Laccruche de peaufiner leur propre agenda. Dans cette affaire, ma famille et moi, nous avons failli. Nous avons fait preuve d’une lâcheté coupable et je m’en veux… ».

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Pour avoir repris « une vie normale », Sylvia Valentin Bongo a vraiment repris ‘‘sa’’ « vie normale ». Rien que dans la journée du 13 avril par exemple, son avion a effectué plusieurs rotations entre Londres, Paris et Montpellier. Et ce, pour le plus grand malheur du Trésor public gabonais que les Bongo/Valentin/Fargeon « Laccruche » saignent sans pitié…

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