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Billet de blog 24 juil. 2017

CNI, mon amour

Dans les nuits précoces automnales de Dresden et de Leipzig où j'avais trouvé refuge, tous les lundis soir j'entendais les bruits de bottes. Parfois un peu plus fort le week-end. Je me suis senti comme jamais vulnérable. Fragile. Un toussotement de l'Histoire suffirait à me faire disparaître. Et tous ceux qui me ressemblent. La France en perdition roulait sur la même pente sondage après sondage.

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J'ai pissé sur ma nouvelle CNI. Attention, ne me méprenez pas ! Je vous vois venir avec votre mauvais esprit... Ce n'était pas un acte de protestation contre je-ne-sais quel état ou quel pouvoir en place. Sinon je l'aurais fait bien avant et non pas maintenant que j'ai un petit brin d'espoir pour mon pays. Il s'agissait au contraire un acte de célébration. Une passion non pas triste mais joyeuse. Étant à cours ce lundi matin de champagne frais, j'ai fait avec du pipi chaud. J'ai fait avec ce que j'avais sous la main (ou dans la main...) En plus de partir de ce besoin de célébration et d'un besoin naturel, cet acte avait aussi un but utilitaire. Rendre plus évident le coté "biométrique" de ma CNI avec cette dimension complémentaire olfactive. (C'est que la différence avec l'ancienne ne me sautait pas aux yeux.) Ayant toujours un fond de pipi dans mon slip kangourou, le travail des forces de l'ordre ou de leurs chiens n'en sera que facilité. Qu'avais-je donc de si important à célébrer qui ne pouvait attendre le prochain passage au rayon spiritueux de "mon" supermarché ? Si vous n'avez pas deviné, c'est que vous vivez sur une autre planète ! En tout cas pas dans ce pays ! Je vous aide : un négro, une CNI-o,... Vraiment si ça ne vient toujours pas, les tests psychotechniques, c'est pas votre truc... Un contrôle d'identité-o !

Question : combien de temps faut-il entre la prise de possession de sa nouvelle CNI et le premier contrôle d'identité ? Je sais, cela varie un peu suivant où l'on se trouve sur le territoire français. Disons au hasard : Nice. Voyons entre le samedi matin et le dimanche en fin d'après-midi..? Moins de 48h ? Pour beaucoup, je sais, je l'ai cherché. Je connais cette région : pourquoi je retourne alors dans mon cul-de-sac ? Et d'une, c'est mon cul-de-sac et je l'aime. Et de deux, je tenais à être présent et à m'associer au recueillement en ce week-end si particulier. J'avais eu vent que bon nombre de Niçois s'apprêtaient à déserter la ville en ce jour anniversaire douloureux. Je ne les blâme pas ; chacun gère sa peine comme il peut. Beaucoup d'autres étaient là. Pour ma part, j'avais fait ce choix d’être là parmi les miens ce jour là comme un an auparavant. J'ai eu ma piqûre de rappel.

Ayant rempli mon devoir de Niçois en prêtant mon corps à la multitude ce week-end là, je repartais le dimanche comme d'habitude vers mon nouvel horizon. Ou presque comme d'habitude. Les moyens de transport ayant été pris d’assaut par les commémorants, les vacanciers et autres curieux, il me fallait me rendre en OUIBUS jusqu'à Marseille pour prendre ma correspondance. De tous les bus longue-distance sur le marché, c'est OUIBUS que j'affectionne le moins. OUIBUS, c'est la SNCF. En plus de vous assigner arbitrairement une place dans le bus, ce sont les seuls (à ce jour) qui exige une pièce d'identité pour les trajets franco-français. Genre Nice-Marseille. J'entends ceux qui objecteront que Nice-Marseille, c'est tout sauf un trajet franco-français. C'est pour le moins un trajet Countea de Nissa - France. Voire pour les plus extrémistes - ou ce terme étant devenu malheureux, disons jusqu'au-boutiste - un trajet Countea de Nissa - Algérie. Il ne s'agit pour ceux-là que d'une question de temps que le Countea de Nissa à la façon de la Catalogne et pour les mêmes raisons demande - et obtienne ! - son détachement de la France. Quoi qu'il en soit, en ce dimanche 16 juillet 2017, le bus avait peu de chance de croiser une frontière sur l'autoroute A8 entre Nice et Marseille.

J'avais fait les formalités d'accès à bord de ce OUIBUS et m'étais déjà installé. C'était à la gare ROUTIÈRE coté Terminal 1 de l'aéroport international de Nice. Seulement c'était la fournaise à l'intérieur du bus. Les véhicules de tourisme ont l'obligation de couper les moteurs pendant l'arrêt. (Les bus pas les avions, hummm !) Le départ étant prévu dans un peu plus de 30mn, je décidais de descendre prendre l'air qui était bien plus rafraîchissant à l'extérieur. Je restais à coté du bus. Le chauffeur de type apparent maghrébin avec encore son fort accent du bilad, me demande sous le ton de la demi-question-demi-affirmation : "Je vous ai déjà contrôlé..?" Je souris distraitement ; je lisais mes méls sur mon smartphone. Il n'insista pas car en fait ce n'est pas vraiment une question. C'était juste un des symptômes de sa contrôlite légère - maladie très répandue en France. Il devait être aussi Français ce chauffeur puisqu'il conduisait le bus de la SNCF. Je lui dis : "Il fait chaud à l'intérieur." Il haussa les épaules et partit satisfaire son besoin de contrôle ailleurs. Il est vrai que la SNCF a une lourde histoire de contrôle et de traitement inhumain des passagers. Là ce n'était rien de comparable et un mouvement ascendant puis descendant des épaules suffisait comme réponse - je le concède.

Je poursuivais ma lecture quelques secondes avant que mon inconscient ne détecte deux formes bleu-blanc dans le coin de mon champ de vision. Je levais la tête et les reconnus. Je les reconnais de loin avec cette démarche caractéristique. Une démarche unique. Il faut l'avoir vue des dizaines de fois pour comprendre ce dont je parle. Une démarche faussement calme, faussement ralentie. Une démarche pressée qui se déguise, prête sous le manteau à courir s'il le faut. En un mot : une démarche "faux-cul". Et je ne parle même pas de ce regard fixe qui feint de regarder à gauche et à droite de son objectif. Comme la future victime malheureuse de deux avions de chasse qui ont locké leur cible, je sais que ces deux-là seront pour moi. Aussi sûr que les mouches-à-merde pour le gros tas. Au bout de deux minutes de cette marche étrange que j'avais identifiée la première fois dans "Les gendarmes à Saint-Tropez", ils arrivent sur le quai pas trop loin de moi. C'est la PAF, la police de l'air et des frontières. A la gare routière devant le bus Nice - Marseille.

Ils attendent 5mn à deux pas du chauffeur pour ne pas l'interrompre dans la poursuite des formalités d'accès à bord. Je suis arrivé à la conclusion plus tard que cette politesse, cette prévenance à l'égard du chauffeur maghrébin avait peut-être comme but réel de m'inciter à monter dans le bus par leur présence silencieuse qu'ils pensaient sans doute imposante ou impressionnante. C'est que Bibi en a vu d'autres... Je poursuivais ma lecture. Ils décident d'intervenir. Un bien grand mot pour une bien petite réalité mais cela ne mange pas de pain et ne change rien au salaire. Ils font signe au chauffeur. Le chauffeur leur fait signe. L'affaire est entendue à peu de frais. C'est que la SNCF à une longue histoire... J'étais sur le quai à coté du bus. Je les vois monter puis disparaître dans le bus aux vitres tintées. Je suppose qu'il en est un qui est resté à l'entrée du bus. Je ne vois que les les passagers qui s'arrêtent en haut de marche et sortent de nouveau leurs papiers d'identité pour la PAF en plus du contrôle quelques secondes plus tôt de la part de la SNCF/OUIBUS pour ce bus Nice-Marseille. Le chauffeur passe devant moi. Je lui demande discrètement : "Qu'est-ce que fait la PAF dans le Nice-Marseille ? C'est fréquent ça ? Ils ont le droit ?" Il me répond : "C'est vrai... Vous n'avez qu'à leur demander..." Puis il me glisse avant de partir : "Moi je ne pose pas de question ; j'évite tout ennui avec les forces de l'ordre !"

La PAF redescend du bus au bout d'un peu moins de 10mn. Ils viennent jusqu'à moi qui n'étais pas dans le bus mais sur le coté. Ils s'adressent à moi : "Vous allez prendre le bus ?" J'acquiesce. "Vos papiers - contrôle d'identité !" J'ai pensé : "Tout ça pour ça depuis que j'avais détecté les mouches dans le coin de mon œil. Ils auraient pu gagner du temps et aller à l'essentiel.." Je interroge mon interlocuteur : "Je vais prendre ce bus Nice-Marseille dans une gare ROUTIÈRE sans passage prévu de frontière, je peux savoir de quel droit vous de la PAF me contrôlez ?" Il me répond : "Cela fait plus 2 ans que je fais cela et c'est la première fois qu'on me dit ça... Nous sommes sur un aéroport international : je contrôle qui Je veux ici !" Je lui fais remarquer que nous sommes dans une gare ROUTIÈRE et qu'il s'agit du Nice-Marseille quand même. Qu'il n'y aucune différence avec le TER qui n'est pas contrôlé par la PAF. L'imaginaire français a du mal avec les bus MACRON. Dans bien des pays autours de nous, les bus longues distances sont des institutions. Je pense à l'Angleterre avec le National Express. Dans notre imaginaire de Français, étatiste et centralisé, tout ce qui n'est pas SNCF/TGV est suspect. Toute la diversité naissante de l'offre de transport depuis le 9 juillet 2015 par la loi MACRON est perçue comme subversive, destinée dans le meilleur des cas aux pauvres, à la populace. Dans le pire des cas aux sans-papiers qui voudraient échapper aux forces de l'ordre en évitant le train qui serait la normalité des gens biens. D'où cette surdose de contrôle des bus MACRON par les forces de l'ordre françaises - que ce soit les bus français ou étrangers - même pour des trajets franco-français. Que ce soit en quittant Nice ou en quittant Paris. Souvent au premier péage : la Douane ou la Police Nationale. Aujourd'hui, la PAF. "Ridicule", j'insiste.
"Ridicule". C'est sans doute le mot qui a fait peur au chauffeur. Il s'écrit aussitôt sur un ton apeuré : "MAIS IL Y A PEUT-ÊTRE DES TERRORISTES DANS LE BUS !" Sa détresse, ce n'était pas tant qu'il avait peur des terroristes mais surtout de perdre son travail. Peur qu'on l'ait vu discuter avec moi qui remettais en cause le travail des forces de l'ordre. L'officier de la PAF rajoute : "Nous sommes en état d'urgence ; je fais ce que je veux. Si vous n'aviez rien à vous reprocher, vous ne réagiriez pas comme ça." Je lui tends ma CNI toute neuve en lui souhaitant bien du plaisir à me contrôler si cela lui chante car lui dis-je je n'ai rien à me reprocher. Je suis juste un citoyen vigilant. "C'est ce qu'on va voir !" Il enclenche le processus au dessus de la vérification d'identité en appelant la centrale pour un contrôle proprement-dit. J'explique autours de moi que ce sont justement les gens qui n'ont rien à se reprocher qui doivent être vigilants et contrôler le pouvoir. A force de rajouter jour après jour une maille après l'autre, qu'on risquerait de se retrouver dans un filet, dans un état de fait qui n'a plus rien de démocratique. Qu'on risquerait de se réveiller en Turquie. Une fois que l'étau se referme, il n'y a plus rien à faire. Les habitants de Berlin Est en ce matin du 13 août 1961 l'ont appris à leurs dépends. Que tout comme les grenouilles dans la casserole d'eau qui lentement chauffe n'ont pas la présence d'esprit d'agir avant qu'il ne soit trop tard, nous nous habitions progressivement à une société sécuritaire, à suivre le rang pour se faire fouiller dans les gestes les plus anodins de la vie comme faire ses courses. Pour notre bien. Notre sécurité.

Je pense en écrivant ces lignes à ce qu'on disait dans le milieu des années 1980 lorsque depuis la Guadeloupe nous allions à Caracas ou Saint-Domingue profiter des articles de marque détaxés. Nous trouvions extraordinaire et comme le signe d'états sinon autoritaires du moins peu démocratiques le fait qu'il y ait des militaires partout et notamment dans les centres commerciaux. Aujourd'hui mes amis Vénézuéliens et sud-américains de Nice et d’ailleurs ne doivent pas penser différemment de nous. J'ai aussi une pensée pour les enfants de France entre 10 et 13 ans qui accèdent progressivement à la conscience à cette époque. Ils n'auront connu que cet état de fait, cet état d'urgence. Pour eux, comme pour les petits Vénézuéliens des années 1980, ce sera désormais l'état "normal". On m'a tendu sans un mot ni un regard ma CNI. J'ai lâché pour ma part un "Bonne journée !" Histoire de dire que ce n'était pas personnel. Je suis monté dans le bus. Eux aussi. Ils ont continué leur “travail” jusqu’au départ du bus.

Nous sommes passé bien près du précipice. L'Europe et le monde occidental en général filaient un mauvais coton. Dans les nuits précoces automnales de Dresden et de Leipzig où j'avais trouvé refuge, tous les lundis soir j'entendais les bruits de bottes. Parfois un peu plus fort le week-end. Je me suis senti comme jamais vulnérable. Fragile. Un toussotement de l'Histoire suffirait à me faire disparaître. Et tous ceux qui me ressemblent. La France en perdition roulait sur la même pente sondage après sondage. Telle était ma vision de là-bas. Dans cet alignement de planètes populistes, je voyais l'avènement de nuits encore bien plus sombres que mes nuits saxonnes si l'on perdait le "soldat" France en plus de la Grande-Bretagne et des États-Unis. J'ai vu une lueur d'espoir quand j'ai compris que le Système se mobilisant pour MACRON signifiait qu'il n'était pas mûr pour le cataclysme. Le chaos survient lorsque le Système a plus à perdre qu'à gagner dans le statu quo. Lorsque la bourgeoisie allemande a plus à gagner d'une économie de guerre que d'une économie de paix à rembourser les dettes du Traité de Versailles. En 2016 le Système ne sachant pas trop s'il se trouvait en 1936-37 avec les bruits qui lui venaient du reste de l'Europe ou bien en 1966-67 avec les révoltes sociales grandissant à l’intérieur, il prit peur jusqu'à jeter son dévolu sur un jeune acteur en fin de trentaine qui avait épousé sa prof de théâtre. On en a tous rêvé (moi celle de tango) ; il l'a fait. Peut-être nous ferait-il alors rêver de nouveau sur le reste aussi. Il n'avait pas de programme, le Monsieur ? Et alors ? Sa jeunesse est LE programme. C'est la fameuse dialectique communiste entre la Théorie et la Révolution résolue ainsi : la théorie, c'est la révolution ! Et vice et versa. Dans un tel pays qui laisse de coté depuis si longtemps la jeunesse, sa jeunesse est LA révolution. Un mai 68 dans les urnes sans tambours ni trompettes. Une affaire menée de main de maître. Une ultime chance a été laissée à ce pays. On a senti le vent du boulet.
L'acteur a bien débuté son rôle. Le premier acte était sans faute. La première scène : un pure chef d’œuvre. Il nous a convaincus qu'il occupait bien le rôle. Qu’il avait l'étoffe de ceux qui pourraient remettre en marche ce pays assis depuis trop longtemps sur les marches de l'Histoire. Nous faire accomplir ce grand bon culturel dans le monde tel qu'il est aujourd'hui et quitter celui fantasmé d'hier. L'état d'urgence a été prolongé jusqu'en novembre. Soit. Il ne pouvait en être autrement pour celui qui débarque. Cela laisse à peine le temps de replanter les germes de la rationalité au pays de Descartes qui a sombré depuis si longtemps dans une folie certaine. Traduire les inepties de l'état d'urgence dans le droit normal ne fera pas non plus l'affaire comme porte de sortie. Beaucoup d'entre-nous dont le soutien n'a pas fait défaut ces douze derniers mois ramasseront la copie en fin d'année. De cette note viendra la décision ou non de passer de nouveaux la frontière au mieux et au pire de gonfler les rangs de l'opposition.

Nous ne sommes encore très proche des Abymes.

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