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Billet de blog 30 sept. 2021

POURQUOI UN TEL ACHARNEMENT CONTRE JEAN-PIERRE OYIBA ?

Un proverbe dit: " Qui veut noyer son chien l'accuse de rage". Loin de nous l'idée de l'appliquer au fait que nous évoquons, mais simplement rappeler à la race humaine que, bien que l'homme ait été décrit par Thomas Hobbes comme un loup pour l'homme, il n'en demeure pas moins qu'il reste l'espèce animale par excellence.

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Un proverbe dit: " Qui veut noyer son chien l'accuse de rage". Loin de Cela dit, l'homme est à la différence de l'animal, régit par l'instinct dont il reste à vie l'esclave, l'être suprême en dehors de Dieu en qui ce dernier a, si l'on est évidemment déïste, placé la capacité de choisir entre le bien et le mal pour ne pas qu'il fasse ce qui est mauvais volontairement au risque d'être assimilé à un scélérat. Le devoir du journaliste est au-delà de collecter l'information, de la traiter et de là diffuser, de la recouper pour être convaincu qu'elle est vraie, c'est-à-dire fiable et qu'elle n'est donc pas sujette à extrapolation. C'est dans ce but que toutes celles des informations auxquelles nous avons accès nous obligent à aller nous enquérir auprès des sources de leur véracité et à exposer les différents arguments au public désireux pour qu'il s'en fasse, lui-même, sa propre opinion. Ainsi, nous sommes-nous rendus, constatant que trop d'articles de presse le mettaient en cause, auprès de Jean-Pierre Oyiba, dans le but de recueillir sa version des faits, notamment sur la question concernant des faits de corruption. Une certaine presse a livré l'information selon laquelle le député gabonais aurait, alors qu'il faisait partie du gouvernement, bénéficié lors d'un séjour au Maroc, des facilités offertes par la société SATRAM qui, selon la consœur à l'origine de la nouvelle, aurait pris en charge son séjour, alors que l'on sait tous la procédure lorsqu'il s'agit d'une mission officielle d'un ministre à l'étranger. Ce que Jean- Pierre Oyiba ne comprend toujours pas, c'est qu'il ne soit pas publiquement révélé le montant et les factures afférents à la présumée prise en charge par la société de droit marocain. Plutôt, s'indigne- t-il qu'il n'ait à aucun moment été fait mention de la réalité qui présente tout naturellement l'ambassadeur du Gabon de l'époque au Royaume chérifien, Razzak Guy Kabongo, comme son hôte étant, lui seul, protocolairement habilité à recevoir un membre du gouvernement et à donc s'occuper de tout ce qui concerne son accueil qui ne pouvait être laissé, quelqu'en soit la raison invoquée, la mission revêtant un caractère officiel, à une tierce personne ou entité. Selon Jean-Pierre Oyiba qui rejette en bloc les allégations du journal à qui il demande du reste de lui fournir des preuves, il était en mission au Maroc du temps où il occupait les fonctions de ministre d'Etat aux Infrastructures et y séjournait dans le cadre de séances de travail avec son homologue ministre des Infrastructures du Royaume sous la tutelle de qui était placée la société des autoroutes du Maroc avec laquelle il était question de conclure un marché relatif au projet de connexion entre Libreville et les capitales provinciales du Gabon, projet initié par lui. Jean-Pierre Oyiba qui s'est livré à une véritable 
" heure de vérité" n'a pas hésité de nous brandir l'ordre de mission qui justifiait son déplacement sur accord du chef de l'Etat de surcroît, et tout le monde sait que qui dit ordre de mission dit frais de mission. D'où vient alors l'équivoque, se demande-t-il, quand il sait qu'il s'est déjà distingué par certains actes de bravoure comme celui qui l'avait vu démissionner de son poste de Directeur de cabinet du président de la République en 2009 pour se mettre à la disposition de la Justice au plus fort d'un pseudo-scandale financier. Même si par expérience, l'on peut affirmer que l'univers politique est parfois périlleux parce que jonché de coups bas, il faut que ceux-ci soient au moins sous-tendus par une argumentation défiant la contradiction. Ce qui, aux dires de notre interlocuteur, n'est vraiment pas le cas.  Pourquoi  s'attaquer à Jean Pierre OYIBA, alors que ceux-là même qui ont détourné l'argent de la SATRAM sont bel et bien vivants et siègent au gouvernement pour certains. Toute chose qui, laisse croire à une cabale ourdie par quelques-uns de ses ennemis parmi lesquels ceux qui le considèrent comme un empêcheur de tourner en rond, ça peut être de bonne guerre, mais aussi ceux qui l'accusent, à tort, de se considérer comme le fils prodige de Masuku.

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