Loi Avia: Macron instaure en France une censure de l'internet digne de la Chine

La France est en urgence sanitaire et en urgence économique, La France est promise à des Millions de chômeurs supplémentaires dans les semaines et mois à venir, en grande partie du fait de la gestion calamiteuse de la crise du Covid19 par le pouvoir en place.

Or quel est la priorité de Macron? Censurer l'internet français, comme en Chine et en Corée du Nord.

Une initiative parfaitement gratuite et autoritaire dans la mesure où l'arsenal juridique actuel contre les abus en ligne est amplement suffisant. Un propos hors-la-loi? La Justice vous retrouvera, même si vous utilisez un VPN. C'est ce qui est arrivé à 2 internautes du 18-25 de jeuxvideo.com, qui ont commis le crime d'insulter la femme de radio Nadia Daam!

L'examen final de la loi Avia, loi "anti-haine" elle-même haineuse se tiendra demain, mercredi 13 mai, à 15h. 

Depuis sa naissance l'année dernière, le projet de loi a été maintes fois critiqué, par des syndicats et des associations notamment, mais aussi par le Sénat et la Commission européenne. L'Association des Services Internet Communautaires (ASIC) qui réunit, entre autres, de grands acteurs du numérique comme Amazon, Facebook, Microsoft ou Twitter, s'étonne de ne pas avoir été consultée durant cette dernière ligne droite d'un texte “pas [...] anodin pour la liberté d'expression.”. 

Si même des associations de gauche et de défense des droits de l'homme s'insurgent contre cette loi, c'est qu'elle est inique et porte en elle une claire tyrannie.

Sa mesure la plus spectaculaire est l'obligation de retrait en 24 h de tout contenu “manifestement illicite” sous peine d'amende pouvant aller jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires mondial, ce qui est absolument dément et représente des Milliards pour Facebook et Twitter par exemple!

Or ce délai de 24 h va obliger les plateformes à censurer à tour de bras sans prendre le temps d'examiner chaque situation, de peur de se voir infliger une amende. Surtout que la France représente un tout petit marché pour ces grands acteurs du net. Ils ne mettront pas les ressources nécessaire pour évaluer chaque contenu en 24 heures et les supprimeront par défaut. Ce risque de "surcensure" a été souligné par les critiques de la loi Avia à de nombreuses reprises.

Mais surtout qu'adviendra-t-il de ceux qui ont émis ces messages? Ils seront surement suspendus ou bannis de ces plateformes, de sorte qu'il ne restera sur internet que des bénis-oui-oui pro gouvernement LREM, comme en Chine!

La liste des propos interdits est tellement vaste que virtuellement toute déclaration publique tombe sous le coup de la censure macronienne. 

Sans aucune intervention d'un juge, vos contenus seront arbitrairement supprimés du net, potentiellement sans qu'ils ne violent aucune loi. 

Critiquer son altesse Macron ou la mère Avia vous vaudra potentiellement un bannissement définitif de Twitter, Facebook, etc...Alors même que le gouvernement a refusé d'interdire:

  • le cyberharcèlement ;
  • le revenge porn : la diffusion de photos intimes et/ou à caractère sexuel obtenues dans le cadre de relations intimes ;
  • le harcèlement moral, sexuel ou scolaire !

C'est tout purement pour assoir son pouvoir et non pour protéger les gens que Macron fait ça.

De plus, le gouvernement compte se servir de cette loi pour empêcher les mouvements de protestation: Une nouvelle obligation, ajoutée au paragraphe I de son article 1. Elle exige que tous les sites Web (pas uniquement les plateformes géantes) censurent en 1h (pas en 24h) les contenus signalés par la police comme relevant du « terrorisme » (sans que cette qualification ne soit donnée par un juge, mais par la police seule). Si le site ne censure par le contenu (par exemple car le signalement est envoyé un week-end ou pendant la nuit) la police peut exiger son blocage partout en France par les fournisseurs d’accès à Internet (Orange, SFR…).

Or la notion de « terrorisme » est suffisamment large et vague pour lui donner un large pouvoir discrétionnaire, pour faire interdire des rassemblement de gilets jaunes. C’est la police, à Parus le préfet Lallement... qui juge si un site doit être censuré ; c’est la police qui exécute la sanction contre le site. Le juge est entièrement absent de toute la chaîne qui mène à la censure du site.

On est dans l'abus de pouvoir et la dictature et cette loi va marquer la fin de toute forme de liberté d'expression en France; la fin de tout opposition possible à l'arbitraire.

Le pouvoir Macronien contrôle déjà largement la presse et les médias, à travers ses liens financiers et amitiés avec les propriétaires de ses médias, à travers la télévision publique, à travers des très amples subventions à la presse qui peuvent être suspendues en cas d'hostilité, à travers le CSA qui contrôle de qui est dit, à travers les règles qui obligent les médias d'inviter entre 33% et 50% du temps des ministres ou élus LREM.

Désormais, il contrôlera également tout internet en privant de parole et/ou en sanctionnant/emprisonnant tout individu ou organisation qui tiendra un discours hostile. Tout ça "au nom du bien"!

Effrayant!

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