Les ateliers de la pensée:01- 4 Novembre 2017 à Dakar

Un cénacle de savants cosmopolites qui revendiquent, à cor et à cri, leurs origines africaines, vont se réunir à Dakar du 01 au 4 novembre 2017 à Dakar, pour la seconde édition des ateliers de la pensée. Il s'agit de "PENSER L'AFRIQUE"....pour l'Afrique, et dans le monde. Les initiateurs de ce joyeux concept, deux importantes figures du paysage intellectuel africain.

Le camerounais Achille Mbembe et son ami, le sénégalais Felwine Sarr organisent, pour la deuxième fois, les ateliers de la pensée, qui se dérouleront à Dakar, du 01 au 4 novembre 2017.

Le thème central de cette édition: "Condition Planétaire et Politique du Vivant". Bien joué.ça doit parler vachement aux masses africaines, à ces millions de migrants qui errent dans le monde, à ces millions de ruraux dans nos campagnes.

J'avoue que, l'antique Marx avait lui, des formules qui m'inspiraient davantage une adhésion presque instinctives; formules nettement plus modernes, mondiales et spécifiques, concrètes, scientifiques, politiques : "conditions matérielles d'existences"....."Prolétaires de tous les pays, unissez-vous".

Et c'est d'ailleurs ça le génie de Marx,alliage puissant entre trois composantes: sciences-politique-philosophie. Au socialisme utopique, il a toujours opposé un socialisme scientifique.

Bien, on est pas là pour parler de Marx. Parlons d'Achille Mbembe et Felwine Sarr, nos deux têtes de gondoles...qui veulent PENSER l'AFRIQUE, d'une manière assez étrange. L'africain que je suis, n'y comprends rien.


Et comme toujours, une belle brochette "d'intellectuels cosmopolites",parqués comme doctorant, docteur ou maître de conférences dans quelques universités occidentales...un maigre éventail d'écrivains sympa.

Citons un peu, comme ça, en vrac, les intervenants de cet événement, ça vaut le détour, certains y étaient déjà l'année dernière, mais revisitons les noms de ces géniaux:

-Achille Mbeme (né au Cameroun, il a fait un bon boulot sur Um Nyobe et compagnie)

-Felwinne Sarr (Sénégalais dit-on, qui répète ça et là, quelques rares évidences),

-Françoise Vergés (française, pointue sur les questions d'Esclavage, dame respectable)

-Alain Mabanckou (né au Congolais, romancier sans la moindre idée et sans le moindre style, hélas au succès établi)

- Léonora Miano (elle a produit quelques coquetteries littéraires, sans plus. Elle aussi a connu un certain succès en métropole)

-Jean Pierre Bekolo ( précaire cinéaste camerounais, qui polémique si faussement et faiblement. Lui aussi sans idées.)

- Hemley Boum (J'apprends qu'il s'agit d'une écrivaine camerounaise, j'avoue je lis très peu. Et très très très peu encore la littérature camerounaise )

- Mohamed Mbougar Sarr ( lui, il a mon âge, le mal que je m'apprête à dire de lui, peut être mis au compte de la jalousie.....il s'agit d'un écrivain sénégalais que j'ai d'ailleurs vu et entendu ce samedi dernier dans un bar du côté de la gare du Nord. Ce qu'il disait alors m'a semblé d'une banalité et fausseté énorme. Quant à son dernier roman,  impressionnant par sa taille, presque aussi volumineux que l'Idiot de Dostoievski ou Belle du Seigneur de Cohen. Mais, lorsque je me suis amusé à lire la première page, ce livre m'est tombé des mains. La bouillie narrative)

- Audrey Pulvar ( en guest-star....c'était plus fort que nos organisateurs, il ne pouvait ne pas faire venir cette pépite, ce génie journalistique qui officie maintenant dans une ONG qui va sauver la planète. Vous vous représentez le truc? L'avenir de l'Afrique se pense aux côtés de Pulvar). 

- Et beaucoup d'autres filosophes, sauciologues, étrivains, maitres des com'férences...et j'en passe.

Thématiques:

Bon, maintenant ,que je vous livre quelques axes thématiques sur lesquels vont se pencher nos grands panseurs africains:

I.
Décolonialité et circulation des savoirs.
L’universel, le spécifique et l’en-commun.
Figures de la rationalité et ordres du discours.
Féminismes afro-diasporiques

II.
L’Afrique à l’ère du numérique.
(Nouveaux medias, blogs, mondes virtuels, afro-computation)
Afro-déclinaisons.
(Afrotopia, Afropolitanisme, Afrofuturisme, Afropéisme, Afropessimisme)
Faut-il abolir les frontières?
(Populations, mobilité et migrations)
L’Afrique dans l’ordre géopolitique mondial.
Archives du Tout-Monde et condition planétaire

III.
Et plein d'autres sujets aussi creux.

Misère de la philosophie, aurait écrit Marx, si jamais le bon Dieu l'avait fait africain.

Bon je vous mets quand même ça sur la table, cette thématique m'a aussi bien fait sourire:

IV.
Les fins de l’économie.
(Le bien-être, l’emploi, le travail et la valeur)
Formes alternatives d’économicité.
(Economies circulaires, économies relationnelles et économies du don)
La force du nombre.
(Enjeux démographiques à l’ère du vieillissement du monde)
Ordre politique, action publique et nouvelles formes de mobilisation collective.

De la rigolade puissance 10. De la singerie. 

Je conclue. Les intellectuels, les écrivains, sont une condition essentielle voire absolue, pour que l'Afrique (et le monde avec) s'émancipe..pour les masses retrouvent un peu de dignité.

Mais si c'est ça les intellectuels en question, alors l'Afrique va encore accompagner l'Occident pour l'éternité. Et il vaudra toujours mieux, dans ce bas monde, être un anglais qu'un sénégalais...un français qu'un camerounais..un blanc qu'être un noir.

Toutes ces thématiques pédantes et grotesques cachent en vérité l'absence d'une seule, une seule vraie IDEE, capable de dire non et stop au monde tel qu'il est.....Ces thématiques ce sont des exercices de travail pour étudiants. Rien de plus!

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