CES IMBECILES QUI NOUS GOUVERNENT *

« Nous avons testé plus de 2 000 médicaments et fin mai, une molécule a été identifiée », expliquait en octobre le directeur scientifique de l’IPL (Institut Pasteur de Lille), le Pr Benoît Déprez.

Après des essais in vitro, il est apparu que le clofoctol (c’est la molécule identifiée), pourrait aider à combattre la Covid-19 au début de la maladie en réduisant la charge virale : « Nous avons démontré in vitro qu’une molécule [le clofoctol] est active contre le coronavirus. Nous l’avons testée sur des cellules humaines du poumon et les résultats se sont révélés très prometteurs. Pris aux premiers symptômes de la maladie, ce médicament réduit la charge virale du porteur de la maladie et évite la contagion. Pris plus tard, il contrecarre ses formes graves. Son action est bien celle d’un antiviral et non celle d’un anti-inflammatoire »

« Cette molécule a une action sur les deux portes d’entrée du virus dans les cellules humaines, contrairement à l’hydroxychloroquine. De plus, il n’est pas nécessaire d’augmenter sa concentration pour qu’elle soit efficace, contrairement au Remdesivir. »

C’est ainsi qu’après plusieurs mois de recherche et grâce au soutien de donateurs, d’entreprises mécènes et du conseil régional des Hauts-de-France, les équipes de l’Institut Pasteur de Lille (CNRS, Inserm, Université de Lille, CHU de Lille), en collaboration avec la start-up Apteeus, ont identifié cette molécule particulièrement puissante contre le SARS-CoV-2. Les tests in vitro ont montré l’efficacité de cette molécule pour inhiber la réplication du virus. Il s’agit d’un médicament ayant déjà eu une autorisation de mise sur le marché en France, dans une autre indication (rhino-pharyngites), jusqu’en 2005, et toujours commercialisé en Europe. Il pourrait donc être repositionné comme traitement de la Covid-19.

Si elle faisait la preuve de son efficacité sur l’être humain, cette molécule pourrait donc être administrée facilement aux patients, en ambulatoire et non à l’hôpital, après un simple test positif. 

Agir rapidement pourrait permettre de baisser la charge virale, de réduire la contagiosité et d’éviter que le malade développe une forme grave de la maladie.

Pour réduire le temps du diagnostic, les chercheurs de Pasteur Lille souhaitent utiliser les tests salivaires du laboratoire CNRSSys2Diag, dirigé par Franck Molina à Montpellier.

Ces pistes de recherche ont été présentées en mai 2020 à Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, lors d’un déplacement sur le campus de la fondation Pasteur Lille. Elles ont aussi été portées à la connaissance du Premier ministre Jean Castex, lors d’une visite du centre de dépistage de l’institut, début août.

« Nous avons eu des échanges mais pas de réactions », déplore Benoît Déprez.

A l’époque, il ne restait plus pour l’IPL (Institut Pasteur de Lille) qu’à réaliser des essais cliniques pour lever les incertitudes entourant cette molécule.

 Mais d’après la Voix du Nord, le Capnet (Comité ad-hoc de pilotage national des essais thérapeutiques) aurait considérablement ralenti le processus d’homologation du potentiel futur traitement :

  • Compte tenu de l’urgence, l’IPL (Institut Pasteur de Lille) avait déposé, fin janvier, son dossier au Capnet afin d’accélérer les processus d’évaluation par les autorités compétentes.
  • Or, l’IPL s’est vu tout simplement opposé un refus au motif que « le comité suggère des amendements à la stratégie de développement clinique et principalement un redimensionnement initial de l’essai», explique l’IPL à « 20 Minutes ».

 

« On nous demande de repasser en phase 2 et de mesurer la tolérance du produit et son acceptabilité alors que tout cela est déjà très documenté » expose notamment Terence Beghyn dans La Voix du Nord. « Nous travaillons à partir du repositionnement d’un médicament dont la balance bénéfice-risques est bien connue. Ce qui nous permettait d’accéder directement à une étude clinique de phase 3. »

Pas pour l’autorité ministérielle !

En clair, l’institution demande à l’IPL de réaliser des essais plus précis.

Interrogé par « 20 Minutes », la DGS a indiqué que les discussions collégiales s’exerçant au sein du Capnet « n’avaient pas vocation à être rendues publiques ».

Une décision qui risque toutefois de retarder grandement une éventuelle autorisation de mise sur le marché du produit contre la Covid-19.

Même si pour l’IPL, le principal reste « d’avancer » sur ce dossier.

Est-il utile de préciser, sans parler de son urgence, l'importance "vitale" d'un tel médicament qui, contrairement à un vaccin :

  • n'aurait besoin d'être administré qu'à des malades et pas aux milliards de personnes qui peuplent cette planète ;
  • ne nécessiterait pas d'être modifié en fonction d'un nouveau variant, avant d'être administré de nouveau à toute la planète ;
  • ça reviendrait donc infiniment moins cher !

Et, qui plus est, c'est le seul traitement proposé à l'heure actuelle !

Références :

1/ * Référence au titre de l’ouvrage de André SANTINI, paru en 1998, chez Editions 1.

2/ Pour ce qui est des informations proposées, cet article s'est inspiré des sites suivants :

  • Site WEB de l'Institut Pasteur de Lille.
  • Site WEB JIM.fr

 

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