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Billet de blog 19 avr. 2020

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Broncho-pneumopathie et COVID-19

Comment mon expérience de vie avec BPCO asthmatiforme me fait me poser des questions sur la gestion du COVID-19 au niveau de la médecine générale.

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Je suis BPCO depuis 25 ans et cela fait 25 ans que je me bats contre la médecine française. La broncho-pneumopathie chronique obstructive (ou BPCO) est une maladie chronique inflammatoire des bronches, le plus souvent associée à d'autres maladies. Elle se caractérise par un rétrécissement progressif et une obstruction permanente des voies aériennes et des poumons, entraînant une gêne respiratoire.

J’ai subit une amygdalectomie il y a 10 ans après 2  phlegmons entraînant des détresses respiratoires.  Puis ce fut le retour de mes allergies après 30 ans de désensibilisation avec un niveau d'allergènes aux graminées de 90 Ku/l sur 100 , 50 sur le chat, la poussière et les herbes. Hypersensibilité à la pollution urbaine. Mes bronchites chroniques asthmatiformes d'origine allergique peuvent entrainer de la dyspnée, voir une  insuffisance respiratoire. Un fort épisode de bronchite pouvant devenir une pneumonie bilatérale entraînant une détresse respiratoire. Bref, je vis dans un masque FFP2 à longueur de journée sauf lorsque je suis dans le désert, sur le rivage ou dans ma mer. J'ai d’ailleurs déménagé de Paris pour vivre à l’île de la Réunion. Ma dernière hospitalisation date de Février 2019 au CHU de Saint-Pierre où j'ai été confiné pendant plusieurs jours pour suspicion de tuberculose ou coronavirus importé du Cap-Vert, archipel d’iles au large du Sénégal.

 Voici les 2 cas de figure où je dois lutter pour ma survie contre certains grands principes dogmatiques de la médecine française :

 1) la crise d'allergie : lorsque mon niveau d'allergie dépasse les capacités des nombreux antihistamisques qui tournent sur mes ordonnances suivant le temps d'adaptation de mon organisme, je prends de la cortisone contre certains avis médicaux.  J’achète donc cette cortisone  à l'étranger puis je la garde à mon domicile ou sur moi lors de mes déplacements. Sans la cortisone, en cas de crise, je pars en bronchopneumopathie pouvant finir en insuffisance respiratoire. Certains médecins efusent malgré tout de m'en prescrire car il faut réserver la prise de cortisone qu'en cas de réaction allergique grave après avis médical. Donc à chaque crise, comme je vis seul, je devrais soit me conduire en voiture en urgence chez un médecin, soit appeler le SAMU pour me faire transporter et soigner.

2) le virus respiratoire: je suis professeur donc confiné 6h par jour avec des élèves dont les virus tentent de passer à travers mes bronches en permanence malgré mes demandes continues de distanciation.  Il n’y a réellement aucune éducation des français à l’école depuis des décennies sur : comment tousser, comment se laver les mains, se protéger. Les élèves se moquent de moi quand je leur demandais de respecter ce que l'on appelle dorénavant les gestes barrières. Certains parents d’élèves s’offusquaient même que je puisse punir un élève m'ayant toussé dessus.
En général 2-3 fois l'an plutôt l'hiver, un virus passe dans mes bronches sensibles et entraîne en réaction une bronchite pouvant devenir une broncho-pneumopathie. Malgré cela AUCUN médecin ne m'a prescrit jamais un quelconque antiviral de prévention. La réponse étant toujours la même après le test du coton tige dans ma gorge: comme cette infection est virale, il n'y a rien à prescrire mais juste attendre que votre système immunitaire fasse le travail. Sauf que dans mon cas, cela se termine obligatoirement au bout d'une semaine en crachat jaune et vert puis début d'insuffisance respiratoire avec % oxygénation en baisse si je repars avec juste du paracétamol. Heureusement, mon médecin généraliste a lui conscience de mon état et me prescrit AVANT l'aggravation de mon état de santé des antibiotiques de type macrolide à propriété antiviral. Lors de mes déplacements hors de mon domicile en France, je prends toujours mes antibiotiques sur moi, au cas où un médecin généraliste inconnu ne comprenne pas mon problème et reste dans le dogme médical actuel. Ils furent légion depuis 25 ans. En effet, en France, la doctrine de la santé est de ne pas prescrire ni antiviraux ni antibiotiques avant que les symptômes et signes cliniques ne deviennent vraiment sérieux. Lors de mes déplacements à l'étranger, essentiellement en Afrique, j'achète donc les mêmes antibiotiques que mon médecin généraliste me prescrit en France. 

Élargissement au COVID-19:

Cela fait maintenant 2 mois que je vois tous les grands professeurs et grand médecins médiatiques (à part quelques exceptions devenus célèbres par les réseaux sociaux) déclarer que l'épidémie de COVID-19 est une fatalité, que les morts en France sont inéluctables car il n'y a actuellement aucun remède ni traitement efficace prouvé sans effet secondaire grave contre le Coronavirus. Pendant ce temps, les remontées sur le terrain des médecins généralistes dans l'Est indiquent que si la prise d'antibiotique type macrolide est effective dès les premiers symptômes, il n'y a plus (ou de très rare cas) de complication, d'hospitalisation, de réanimation et de décès.

Il serait peut-être temps que l'on change de doctrine en France. Il serait peut-être grand temps que les médecins généralistes arrêtent de renvoyer chez eux leurs patients atteints de Covid-19 avec juste du paracétamol pour la fièvre de la vitamine et des compléments alimentaires même si les symptômes sont légers. Les effets secondaires des antibiotiques du type macrolide sont parfaitement connus. Faut-il vraiment attendre une semaine pour voir les premiers signes de complication avant d'en prescrire dans l'urgence?

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