L'ACCUEIL DES REFUGIES .

L'accueil des réfugiés ou migrants en France n'est pas bien organisé .L'état et de nombreux bénévoles assurent leur logement , nourriture et aide sociale pendant la longue période de leur attribution ou non de statut de réfugiés .Cela dure un an ou souvent plus pour qu'ils aient droit à un permis de séjour .Ces aides matérielles et sociales sont très mal coordonnées et font souvent échec .

Echec parce que les étrangers mettent très rarement à profit cette période de statut incertain , de futur inconnu pour bien prendre connaissance de la langue, des droits et des libertés françaises. Etant bénévole pour donner des "cours de français" ou cours de FLE (français langue étrangère) à quelques arrivants , je constate que cet apprentissage et leur découverte du pays ne fonctionnent pas . Il y a une minorité de bonne adaptation pour une grande majorité de couloirs obscurs et sans fin comme environnement pour ces gens !

On peut comprendre que l'état ou les ministères en charge n'osent pas trop s'investir puisque les personnes concernées seront peut-être déboutés de leur demande de droit d'asile . GRAVE ERREUR !on laisse ainsi ces gens livrés à eux-même pendant parfois plusieurs années avec à la clé : le risque qu'ils deviennent des terroristes , leur méconnaissance et l'abus des droits de la femme très différents de la plupart des pays d'origine , leur passage dans la clandestinité et le travail au noir , la prostitution , le trafic de drogue , le vol et autres expédients qui leur permettent de survivre en France .

QUE FAIRE ? 

L'accueil des "migrants" devrait  être parfaitement organisé et ce n'est pas si difficile :

-regrouper les nations ou les langages en groupes gérés par des interprètes présents en permanence , former donc un corps spécial de fonctionnaires éducateurs ou interprètes

-loger chaque groupe dans des bâtiments où leur sera du matin au soir apporté l'apprentissage du français et du droit français 

louer ou rénover donc des bâtiments inoccupés :

( ancienne colonie de vacances , camping et mobil homes hors saison , pré fabriqués ou conteneurs aménagés,salles des fêtes rarement utilisées depuis la COVID 19 ,granges ou autres grands bâtiments dont la réfection et la gestion coûteront sur le long terme beaucoup moins chers que les locations , hôtels, camping sauvages dans les pires cas )

Il faudrait gérer chaque groupe pendant plusieurs mois , éduquer , vérifier leur motivation à s'adapter , aider les problèmes psychologiques nombreux .Cette gestion en apport continu et contrôlé a de nombreux avantages :

mieux les aider avec les interprètes et l'aide du groupe , utiliser la motivation du groupe pour accélérer les apprentissages , repérer les fomenteurs toujours possibles de rejet des valeurs françaises et  aussi convaincre les indécis des valeurs de la République .

Ces pensionnats permettraient d'éviter les problèmes actuels , ce seraient des centres de "francisation" qui, à l'image de l'école laïque ouvriraient les portes de la nationalité française .Une bonne attitude de l'apprenant donnerait des points pour obtenir le statut de réfugié , comme au BAC !

On peut remarquer que certains de ces pensionnaires n'obtiendront pas leur statut de réfugié , alors cette formation a été du temps perdu ! 

QUE NENNI ! sans leur séjour dans ces centres (c'est ce qui se passe en ce moment) ces futurs déboutés auront eu toute facilité pour passer à la clandestinité , le terrorisme , la prostitution ,etc ... Nous avons la chance de recevoir des personnes pour la plupart très honnêtes qui se comportent civilement , leur bonne volonté est souvent découragée par la gestion actuelle .Les déboutés sont en général livrés à eux-même après avoir reçu leur avis d'obligation de quitter le territoire français , ils vont grossir les effectifs des nombreux sans-papiers qui errent dans notre pays !

Ces déboutés éduqués ne seront jamais une perte sèche dans l'investissement éducatif qui devrait leur être donné et se comporteront sans doute mieux que s'ils n'avaient reçu que la formation aléatoire et décousue à laquelle ils ont droit de nos jours .Si on ne croit pas à ça c'est qu'on ne croit pas aux valeurs éducatives de la connaissance . 

Ce projet demande simplement quelques jours de réflexion en commun avec les administrations et associations . Il serait alors mis en place progressivement et localement et il permettrait de faire des économies car très peu serait gaspillé alors que de nos jours la majeure partie des frais est gaspillée , eh oui ! 

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