Les migrants et la (place de la) l République

La chasse aux migrants de la place de la République m' outré. L'émotion est passée, la colère demeure.

                                                                           PARDON

 

A ceux qui piétinent les trottoirs parisiens,

Où bien d’autres espaces boueux,

A vous filles et fils de la misère,

Venus d’horizons sans espoir,

Les yeux fixés sur la bannière tricolore,

Prêts à risquer votre vie,

Pour humer l’air de liberté,

 PARDON.

Lorsque j’ai vu les tentes s’envoler,

Servir de linceul à la République,

Au bord des larmes, vacillante sur son socle,

Les paupières abaissées par la honte,

Ce n’était qu’un début.

Sortis de vos abris précaires,

Votre enclos provisoire détruit,

Vous vous êtes enfuis,

Pourchassés à coups de bâtons,

Engloutis par une nuit infernale.

 PARDON

Face à ceux qui piétinent nos valeurs,

Chèrement acquises et défendues par nos aïeux,

A nos gouvernants qui n’ont de cesse,

De brader notre devise,

Nous devons   rejoindre ceux qui luttent,

Nous organiser pour résister,

Avant que définitivement

La liberté devienne manipulation,

L’égalité devienne un leurre,

La fraternité, se transforme en indifférence.

CELA SERAIT IMPARDONABLE

 

 

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