Guerre civile contre Macron et les élites financières

Guerre civile contre Macron et les élites financières et bancaires

Guerre civile contre Macron et les élites financières et bancaires

 

Préférer les méthodes pacifiques de résolution des conflits, se souvenir de rester « assertif », de riposter sans injurier, sans humilier l’autre, ce sont là des pratiques syndicales... et managériales qui ne sont pas générales. Ceux et celles qui, en-bas, subissent le plus la « violence des riches » comme le répètent les « Pinçon-Charlot », sociologues de la bourgeoisie, peinent à se plier à ce genre de discipline.

Ceux d’en-haut procèdent autrement : Ils portent depuis 1983 une lourde violence de classe qui n’en finit pas. La violence des classes dominantes privées et publiques du 1% prédateur (avec des différences internes notables) ne cesse de se reproduire sous forme de casse des appuis sociaux, dont les services publics furent le modèle théorique . Le néolibéralisme est le nom donné à ces inégalités économico-sociales qui rendent les riches plus riches et qui fragilisent plus encore les classes populaires, tant les classes moyennes que les classes modestes, plus celles et ceux qui dans les quartiers populaires avec un chômage à deux chiffres (25 à 40%) « sont en-dessous de celles et ceux d’en-bas ».

Le résultat ce sont - ce soir encore dans quelques grandes villes pas partout - les affrontements violents entre police et certains Gilets jaunes. Le résultat, ce sont aussi les banques cassées, les magasins de luxe dévastés.

XX

Face à ce constat, j’émets l’hypothèse que pour certains « gilets jaunes » comme pour les « blacks blocks » - eux c’est autre chose - ces méthodes de négociation ont deux défauts : D’une part elles euphémisent de trop la violence sociale et symbolique qui demeure et même qui s’accroît au sein de le société. D’autre part, elles sont perçues comme favorisant l’accompagnement de profondes défaites sociales récurrentes. On peut gagner de rares petites miettes et perdre beaucoup, de décennies en décennies. La CFDT a beaucoup valider ce type de syndicalisme d’accompagnement qui n’est pas celui de la CGT !

Pour ces raisons, il faut défendre le droit de manifester comme le droit de grève comme celui de se syndiquer comme ensemble inestimable de conquêtes sociales et civilisationnelles ! Mais il s’agit de manifester pacifiquement, sans violence physique. Même le verbe doit être mesuré ! C’est pour cela que l’expérience syndicale est utile !

Autre chose encore : Confondre l’anti-élite (le 1%) et l’anti-système (capitalisme et autres dominations) de l’extrême-gauche (NPA, voire FI ) avec l’anti-élite (juifs banquiers) et antisystème (rarement nommé mais comprenant les syndicats) de l’extrême-droite est intellectuellement faux et porteur de conservatisme et de confusionnisme.

Christian Delarue

Combat social, combat laïque contre deux dérives réactionnaires. Christian Delarue - Amitié entre les peuplesRetour ligne automatique
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Combat social, combat laïque contre deux dérives réactionnaires.

Le Portugal de Salazar, l’Espagne de Franco, la Grèce des Colonels se sont effondrées dans les années 70 face aux luttes de libérations, tant contre le pouvoir religieux réactionnaire (importance de la critique religieuse, de la laïcité et du féminisme) que contre le pouvoir patronal-capitaliste tout aussi réactionnaire de ces trois dictatures (l’Italie Mussolinienne et la France de Pétain sont antérieures par contre il y avait déjà des dictatures en Amérique du sud qui renaissent aujourd’hui avec la financiarisation mais aussi avec les évangélistes (anti-IVG, homophobes) aussi réactionnaires que les intégristes musulmans sexyphobes et sexoséparatistes.

Au plan du combat social et des libertés démocratiques, il importe de défendre 4 grands droits conquis jadis contre les dictatures religieuses et capitalistes sus-nommées : Le droit de manifester contre le pouvoir tant politique qu’économique (le 1%) ainsi que le droit de grève, le tout lié au droit d’expression critique et au droit de se syndiquer dans des syndicats de classe (classes laborieuses d’en-bas) ou de masse (mélange des classes populaires) ou de classe et de masse (comme la CGT)

Fédérer le peuple-classe contre les pouvoirs pour construire une société respectueuse des libertés démocratiques reste d’actualité !

La « démocratie réellement existante », très liée au capitalisme néolibéral, ne peut écouter et satisfaire durablement les classes sociales les plus exploitées les plus modestes ! Cette démocratie-là est faite pour satisfaire le 1% d’en haut ! Pas le tiers état ! Les classes populaires sont constamment perdantes !

Il faut donc une autre démocratie. Une alterdémocratie ! Il faut aussi changer de République. L’un et l’autre ! Car il importe de construire l’égalité par la laïcité et la justice sociale et fiscale le tout avec une perspective écologique !
La démocratie fondé sur la mise au travail intense et la votation sous influence n’est pas en soi constructive d’une société juste ! Il y a un deuil à faire !

Il faut donc : Une autre démocratie et une autre République !
Un autre paradigme !

Christian DELARUE
CSCLFP Rennes

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