Rennes-Italie : Boucherie halal / non halal : Quartier chez soi mais ouvert.

Ethnicité & culture : le quartier "chez soi" mais ouvert : jusqu'ou ?

 

RENNES quartier sud BLOSNE- ITALIE :

Islam intégriste contre FN = danger !


http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/121213/rennes-italie-boucherie-halal-non-halal-quartier-chez-soi-mais-ouvert

 

A Rennes dans le quartier sud Blosne-Italie une minorité de musulmans intégristes (des salafistes et d'autres) ont harcelé, jour après jour, le boucher de culture locale ie "faisant du porc" pour qu’il parte et que s’installe ensuite un boucher dit halal (*).

Le seul écho sérieux se trouve sur le Mensuel de Rennes : Rennes - Alerte au communautarisme à Italie - Le Mensuel de Rennes. Ci-dessous.

Les autres références sur la toile sont quasiment toutes des exploitations du FN ou proche du problème.

Choc des intolérances !

Cette violence communautariste-raciste de ce groupe de musulmans aurait du être stoppée plus tôt. Elle fait le jeu des racistes du FN du quartier qui bondissent sur l’occasion pour répandre leur venin.

Au lieu de calmer les choses en s’appuyant sur les musulmans soucieux de vivre tranquillement dans ce quartier ils ont généralisé la critique qui ne valait que pour une minorité. Ils ont diffusé une mentalité d’assiégé par l’islam conquérant. Et de ce fait, en face, la tendance des orthodoxes durs s’est maintenue. Elle est de vouloir en faire un quartier « musulman » (sic), au sens de soumis au normes de la charia. C’est loin d’être fait. Mais çà fait problème.

Vivre ensemble avec nos différences culturelles à Italie-Rennes !

Mais dans l’affaire on voit bien qu’il y a deux types d’intolérances opposées, deux types de racisme : un de type FN et un de type communautariste-intégriste musulman et ce dans un quartier relativement mixte et tranquille, du moins il y a quelques années.

Pendant des années j’ai traversé ce quartier en faisant mes entrainements de course à pied de nuit comme de jour. Jamais eu de problème. Les choses changent.

Il importe dès lors de retrouver une vie calme , faite d’échanges cordiaux - le bonjour de base . Cela ne signifie pas « cacher le porc ou l’alcool » en faisant honteusement profil bas mais cela signifie surtout s’abstenir d’attaquer la viande halal de quelques façons que ce soit.

Quartier ouvert et mixte ou quartier ouvert mais dépossédé ?

Face à ce conflit de cultures alimentaires au travers du type de boucherie ne faut-il pas deux boucheries dans ce quartier une boucherie « ouverte » ou « laïque » ou « non religieuse » (plutôt que « française ») et une boucherie religieuse halal . C’est mieux que l’effacement de l’une par l’autre.

D’autant qu’il n’y a pas que la boucherie a faire signe culturel.

Christian DELARUE

*) Le teme halal est largement connu pour désigner, à tort semble-t-il, le rituel d'abattage des bêtes à consommer. Citons wikipédia : La Ḏabīḥah (ذَبِيْحَة) est la méthode prescrite par la loi islamique concernant l'abattage de tous les animaux à l'exception des animaux marins. Cette méthode consiste à utiliser un couteau bien aiguisé pour effectuer une profonde et rapide incision à partir du devant de la gorge, qui coupe dans le même temps les artères carotides, la trachée, l'œsophage

Le sentiment du "chez soi" en interview :

FSB : Une vidéo d’entretiens divers.

https://docs.google.com/file/d/0B3dyqihg3NpKblM0Qk8wOWVWTG8/edit?usp=sharing

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L’article cité :

Rennes - Alerte au communautarisme à Italie - Le Mensuel de Rennes

http://www.rennes.lemensuel.com/act...

Intimidations, prosélytisme, trafic de drogue… Depuis plusieurs mois, des commerçants et riverains du centre commercial Italie, à Rennes, déplorent des pressions et décrivent un climat délétère. Dans le collimateur : une poignée de perturbateurs.

Au centre commercial Italie, dans le quartier rennais du Blosne, le boucher-traiteur a définitivement fermé ses portes fin avril. « Usé par les pressions », le commerçant a vendu ses murs. Début juin, dans un local rénové, s’installera une boucherie halal, la deuxième de cet ensemble qui compte une quinzaine d’enseignes. En onze ans d’exploitation, le boucher s’est fait démolir sa vitrine une dizaine de fois. Pourquoi ?

« Parce que j’avais le malheur de vendre du porc ! », assure Jérôme. Il y a quelques années, une inscription d’une cinquantaine de centimètres a été gravée au couteau sur la porte en bois de son arrière-boutique : « A mort les porcs, on vous saignera. »

« Comme les fois précédentes, j’ai déposé plainte au commissariat. Comme les fois précédentes, les policiers ont refusé de se déplacer pour constater. Je suis amer. »

Selon le quadragénaire, les intimidations sont allées jusqu’aux menaces physiques. « Il y a trois ans, un soir, une dizaine de voyous est entrée dans ma boutique. Ils m’ont dit que si le lendemain, vendredi, je faisais cuire des galettes-saucisses dehors, comme c’était la tradition depuis toujours, ça se passerait très mal. Du coup, j’ai arrêté de faire des galettes-saucisses le vendredi, jour de prière chez les musulmans. Je les ai faites le samedi en fin de matinée, quand les perturbateurs de ce quartier dorment encore. »

Choqués par ce qu’ils considèrent comme des actes « racistes », des habitants ont fait circuler une pétition pour dénoncer ces agissements et témoigner leur solidarité au boucher. Plusieurs centaines de signatures ont été récoltées. « Rien n’a changé, confie pudiquement Jérôme. J’ai essayé de résister, mais je me suis lassé. Aujourd’hui, je quitte le navire. Pourtant, mon commerce marchait bien. »

Dans le quartier, les mésaventures du boucher sont connues de tous. D’autant qu’elles ne semblent pas isolées. Patron de l’épicerie halal voisine, Abdalah est installé à Italie depuis quelques mois seulement. Le jeune homme raconte qu’à plusieurs reprises, des personnes lui ont demandé de stopper la vente d’alcool. « J’ai changé mes bouteilles de place, mais j’ai tenu bon. C’est passé.

Aujourd’hui, il n’y a pas d’hostilité. » Pharmacienne sur place depuis neuf années, Anne décrypte : « Il n’y a pas de problème d’insécurité ici. C’est assez calme. Mais il y a de l’intolérance. Chose que l’on ne voyait pas auparavant. »

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