Alliance 1% du Nord et 1% du Sud contre le peuple-classe

Alliance 1% du Nord et 1% du Sud contre le peuple-classe

Alliance du 1% du Nord (impérial) et du 1% du Sud (compradores) contre le peuple-classe (trop souvent). 


La "guerre impériale" est aussi une "guerre sociale" , une guerre sociale d'en-haut (classisme) contre les travailleurs (nationaux ou résidents, du public ou du privé, hommes et femmes), contre le peuple-classe. 

 

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Un certain anti-impérialisme nationaliste voudrait nous faire oublier cette position - La "guerre impériale" est aussi une "guerre sociale" - car l'impérialisme s'en prendrait à la nation, au peuple tout entier, pas seulement au peuple-classe ou aux travailleurs. Et la classe dominante intérieur n'existerait plus ! On retrouve là les interprétations staliniennes du marxisme  qui entend réhabiliter un "peuple nation" soudé ou à souder derrière une bourgeoisie nationale et une élite politique en poste dans un Etat subissant une double conflictualité : celle de l'impérialisme du Nord (ou du Centre) - donc d'une classe dominante extérieure au pays - et celle de sa propre classe dominante (qui est très relativisée) . 

 

Quid en ce cas de sa propre classe dominante ? On distingue généralement dans ce cadre mondial hiérarchisé deux fractions au sein des classes dominantes : d'une part la "fraction nationale" bénéficiaire des nationalisations (contre l'impérialisme) et tournée vers la production intérieure (avec les rapports sociaux capitalistes maintenus si la perspective socialiste n'est pas activée) et d'autre part la "fraction compradores", tournée vers les marchés internationaux et la classe dominante mondiale. Chez les anti-impérialistes qui mettent l'accent sur la nation beaucoup plus que sur le peuple-classe et le socialisme cette "bourgeoisie nationale" est parée de toutes les vertus de la "construction nationale souveraine" ayant mis en place une "déconnexion" des marchés mondiaux tenus par les forces impérialistes, firmes multinationales du nord d'abord mais aussi les barbouzes du nord.

 

L'impérialisme se manifeste en effet sous plusieurs formes : militaire , économique, politique, culturel. La "guerre impériale" n'est pas nécessairement militaire mais une intervention militaire est toujours possible pour soutenir une élite soumise contre une élite révolutionnaire , type Sankara ou sandiniste en 1979.

 

- Un autre marxisme pour un socialisme de pluri-émancipation

 

La "guerre impériale" est aussi une "guerre sociale" car il y a trop souvent une alliance des classes dominantes, une alliance du 1% du Centre (Nord impérial) et du 1% de la Périphérie (Sud compradores) et que cette alliance porte contre le peuple-classe .  Un autre marxisme défendra donc une double lutte tout à la fois contre l'impérialisme et contre le classisme (de sa propre classe dominante). Cette double lutte ne saurait faire l'impasse de la perspective alternative : il s'agit d'aller vers le socialisme. Un socialisme qui ne se contente pas des nationalisations comme perspective aboutie. C'est un socialisme de pluri-émancipation qu'il faudrait parler.

 

 

Positions :

- Pour l'amitié et la solidarité entre les peuples-classe et entre les travailleurs et travailleuses des 99% d'en-bas



- Pour la pluri-émancipation, soit la prise en charge des autres dimensions des dominations, outre la double lutte contre l'impérialisme et contre le classisme (d'en-haut), donc contre le racisme, le sexisme, l'homophobie, les intégrismes religieux, etc

- Pour une alter-démocratie travaillant à "l'égalisation des conditions" après l'égalité des droits

- Pour des services publics travaillant à la satisfaction des besoins sociaux des classes populaires du peuple-classe 99% 

Christian DELARUE

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