Lutte de classe et intérêt général.
Commençons, en guise d'introduction, par évoquer sa forme archaique qui perdure malgré le voile attrayant de l'Etat de droit.
Les fascismes ou ses versions édulcorées (cf aux différentes formes de disctatures dégagées jadis par les "Demichel") ne supportent pas les conflits de classe autres que ceux menés d'en-haut par la classe dominante, comme le pacte de responsabilité par exemple. Il ne faut donc pas s'étonner d'apprendre l'existence de discriminations syndicales, harcèlement syndical, d'agressions diverses contre les syndicalistes en lutte. Ces pratiques répressives, privées ou policières, sont récurrentes.
"Les dictatures européennes" . A & F DEMICHEL (plan) 1973
http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article776
Communiqué de l'Union Départementale CGT de Paris
Des syndicalistes et un militant politique menacés de mort au 57 Bd Strasbourg
Deux militants de la CGT Paris et un militant du PCF 10e engagés aux côtés des « salariés du 57 » ont été violemment pris à partie et menacés de mort hier soir devant le salon de coiffure du 57 en présence d’une équipe de tournage de France 3.
Trois plaintes pour « Menaces de mort » ont été déposées hier soir au commissariat du 10e.
Depuis le 24 juillet, date à laquelle les coiffeurs et manucures ont décidé d’occuper leur salon jour et nuit suite à sa liquidation judiciaire, nous n’avons cessé d’alerter les autorités quant à la montée des pressions et des menaces vis-à-vis des grévistes et des militants qui les soutiennent dans ce quartier dirigé par des patrons « mafieux ».
Il serait temps que la Préfecture de police et le ministère de l’intérieur prennent conscience de la gravité de la situation et prennent les dispositions nécessaires pour protéger les salariés, notamment en leur délivrant un titre de séjour qui leur permettra de sortir de la clandestinité.
Faudra-t-il qu’il y ait des blessés pour que la Préfecture de police et le ministère de l’intérieur se décident enfin à réagir ?
XX
Passons à la lutte de classe des grands possédants sous d'autres formes
I - Lutte de classe : Distinguons les forces économiques dominantes et les gouvernements.
Les gouvernements de doite et de "gauche du centre" (soit les forces politiques de l'alternance intra-systèmique) pratiquent durablement l'alignement sur le moint disant social soit accompagnement de la lutte contre ceux d'en-bas en baissant les garanties juridico-sociales vers le bas.
La lutte de classe est menée par la finance, le grand patronat, dans la société civile, pour accroître les profits. C'est le guide. La qualité de la production ne compte que si le profit est là. L'obsolescence des choses est bonne pour les profits. Le fétichisme de la compétitivité, celui de l'entreprise et du marché sont au service du profit et derrière aux patrons, les grands surtout. Les autres, le peuple-classe résiste plus ou moins.
II - Intérêt général ?
a - Intérêt général ou satisfaction des profits.
La finance est prédatrice car elle veut privatiser les services publics pour les soumettre à la loi de la finance et du marché. Dans ce cadre, c'est l'Etat qui veille en principe à l'intérêt général et donc à la satisfaction globale des besoins sociaux de la population, donc les différentes couches et classe du peuple-classe. Or on voit que les gouvernements, y compris celui de gauche, en principe favorable au peuple-classe, s'empressent de satisfaire les intérêts matériels et "moraux" (valorisation et reconnaissance des capitalistes et du MEDEF) des patrons, les grands d'abord, les moyens ensuite, les petits à la fin. Les miettes vont au peuple social (90% d'en-bas). C'est là la néfaste conception de l'intérêt général.
Résumons-là pour juger : On sert d'abord les grands et les puissants et ce qui reste va aux monde du travail. L'intérêt des capitalistes s'apparente ici à l'intérêt général. Cette conception n'est pas nouvelle. Elle était et reste celle de la droite. Que la gauche se l'approprie fait d'énormes dégâts qu'on peine à mesurer mais qui prennent la forme du désengagement, du nationalisme, du vote Le Pen, etc...
b - Intérêt général par en-bas et service public.
Les services publics sont eux, en principe, dans la mesure ou ils ne sont pas orientés vers l'obtention d'un profit, le plus à même de servir l'intérêt général et le bien commun ainsi que la justice sociale (trois notions différentes qui méritent d'être rapprochées de celle de service public). Lorsqu'ils sont gratuits ou à bas tarifs ils sont bien au service des moins solvables, des couches sociales modestes.
III - Onze points cruciaux de la lutte de classe des puissants et possedants :
Au travail :
1 - Empêcher l'emploi pour tous et toutes
2 - Chercher à augmenter le temps de travail au-delà de 35 heures pour celles et ceux qui travailent déjà (au lieu de descendre à 30 heures) soit le travaillisme !
3 - Intensifier le travail au lieu d'aller vers la "respiration" au travail ! Refus du travail "sobre" porteur de sens. Harcèlement.
4 - Bloquer les salaires, payer insuffisamment le travail !
5 - Empêcher l'évolution de la carrière de façon régulière
6 - Insécuriser le travail
Hors travail
7 - Maintenir des loyers élevés
8 - Empêcher l'accession à la propriété de son logement principal : logement suffisant en espace et écologique.
9 - Empêcher l'épargne populaire : livret A !
10 - Casser la gratuité des services publics qui permettent d'applicabilité des droits. Aller vers une progressivité si service rare.
11 - Maintenir des impôts injustes : TVA plus que Impôt sur le revenu.