Qu'ont-ils fait de la Charte sociale européenne du 18 octobre 1961 pour le renforcement des droits humains?

Qu'ont-ils fait de la Charte sociale européenne du 18 octobre 1961 pour le renforcement des droits humains?

A Turin, il y a 54 ans, jour pour jour !

 

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Identité visuelle de la Charte sociale européenne

Logo officiel de la Charte

Conseil de l'Europe - Charte sociale européenne

http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/socialcharter/default_FR.asp?

 

1 - D'une part la construction d'une ambition du temps d'un mouvement ouvrier et communiste puissant.

Cette Charte sociale de Turin d'octobre 1961 (revue en 1996) est établie de manière à améliorer la CEDH ( Convention européenne des droits de l'homme ) qui s'occupe principalement des droits civiques.

Les droits fondamentaux énoncés dans la Charte sont des droits sociaux : le logement, la santé, l'éducation, l'emploi, les conditions de travail, la réduction du temps de travail, le droit de grève, la convention collective, la rémunération égale à travail équivalent, l'allocation de maternité, la protection juridique et sociale, l'aide sociale, la circulation des personnes, la non-discrimination, la protection contre la pauvreté et contre l'exclusion sociale ainsi que les droits des travailleurs migrants et des personnes handicapées. (Wikipédia)

Exemple de norme sociale 

TFUE, art. 151 « L’Union et les États membres, conscients des droits sociaux fondamentaux, tels que ceux énoncés dans la Charte sociale européenne signée à Turin le 18 octobre 1961 (…) ont pour objectifs la promotion de l’emploi, l’amélioration des conditions de vie et de travail, permettant leur égalisation dans le progrès, une protection sociale adéquate, le dialogue social, le développement des ressources humaines permettant un niveau d’emploi élevé et durable et la lutte contre les exclusions. (…) 

 

 

2 - D'autre part, un "modèle social" constamment à la remorque du grand patronat, des FMN, des banques.

 

Les droits humains économiques et sociaux (dit DESC au plan mondial soit droits economiques, sociaux et culturels) font partis des droits humains sans hiérarchie aucune. On évoque ici (cf préambule) les "valeurs indivisibles et universelles de la dignité humaine" (viudh). Mais le 1% d'en-haut ignore cette indivisibilité . Hypocrisie totale !

Factuellement, ces DESC ont toujours été au second plan derrière l'économie fétichisée.  Et cette place annexe et secondaire n'a fait que s'accoître ces dernières décennies avec la montée du néolibéralisme, de la financiarisation, du concurrentialisme, de l'enrichissement du 1% d'en-haut contre les peuples-classe. On atteint un sommet d'hypocrisie. On change de paradigme.

 

3- La Grèce 2015 comme mouvement en arrière !


Pour conserver l'Euro, il fallait, à écouter les oligarques de la "démocrature" européenne, serrer violemment la vis des droits sociaux

Le cas de la "Grèce de 2015" montre un recul si important, si dramatique, au regard des grands principes européen comme d'ailleurs à l'égard de ceux mondiaux (PIDESC) que l'on peut conclure à un quasi vide de contenu social - à peine peux-t-on évoquer la "voiture-balaie" contre la misère - tant les logiques économiques dominantes mises en pratique par la Troïka sont impitoyables, inflexibles

Les garanties sociales et les droits sociaux fondamentaux ont été bradés pour conserver l'Euro c'est triste mais vrai Techniquement ce sont les outils comme le MESF, le FESF et le MES qui servirent à l'ajustement économique qui fut le puissant vecteur de l'austérité anti-sociale

 

 

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J'invite à lire ce texte de Michel MINE sur RDLF. 

Le droit du travail en Grèce à l’épreuve du droit international et européen | Revue des droits et libertés fondamentaux

http://www.revuedlf.com/droit-social/le-droit-du-travail-en-grece-a-lepreuve-du-droit-international-et-europeen/

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