Gillet jaune par procuration

Gillet jaune par procuration

Gillet jaune par procuration

 

Le Gilet jaune par procuration n’est pas le gilet jaune agissant idéologiquement par alliance de classes sociales contre le1%.

Le GJ par procuration n’a pas de fin(s) de mois difficile(s). Son salaire lui permet de vivre correctement sans avoir a surveiller son compte bancaire en fin de mois. Mais...

 

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Deux grands motifs d’investissement "GJ par procuration".

 

- Pour autrui.

Il ou elle est GJ car il ou elle pense à ses enfants ou des proches qui sont au chômage ou dans la précarité.

Ces jeunes ont « traversé la rue » et on trouvé des jobs CDD souvent mal payés ou in fine c’est le chômage qui perdure.

Ces jeunes continuent d’être à la charge de leurs parents. Les parents sont ainsi gilets jaunes par procuration.

 

- Pour soi.

On sait que le passage à la retraite va se traduire par une régression salariale forte avec des niveaux de retraite bas, qui ressemblent à des débuts de carrière. 

Les dernières années de carrière (5 ou 10 ou 15 années selon les parcours) ont bien permis de se dégager de la situation, de début de carrière, de "fins de mois difficiles" de façon récurrente. La retraite qui arrive est alors perçue pour certain.es comme une rechute vers une position connue et redoutée bref un déclassement social douloureux.

Tous les passages à la retraite ne sont pas douloureux. Mais pour certain.es c'est le cas. 

 

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Solidarité d'en-bas pour en-bas

Peuple-classe 99% © CD Peuple-classe 99% © CD

 

 

 

On peut aussi ne pas relever de ces deux situations et être néanmoins pour la justice sociale au sens de nettement moins pour le 1% d’en-haut et plus pour celles et ceux d’en-bas, y compris les plus démunis. On n’a pas à avoir des états d’âme sur le sujet. 

L’immense mérite des GJ est de revendiquer une redistribution vers en-bas, vers celles et ceux 1) qui n’ont rien (tout en-bas) 2) qui ont peu (smicards) 3) qui juste au-dessus du smic n’ont pas assez eu égard aux conditions de vie (disons jusqu’à deux fois le smic) . Mais cette redistribution n’est pas à prendre aux classes moyennes mais aux riches. C’est par eux qu’il faut commencer !

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L’hyper-richesse des riches est issu du long processus de financiarisation de l’économie capitaliste, laquelle a été favorisé par les libéralisations des gouvernements de droite et de « gauche » PS depuis 1983 (austérité) puis 1986, etc. Il importe de s’attaquer aux paradis fiscaux, de recruter des inspecteurs qualifiés pour cette lutte, ce qui suppose que puisse exister une réelle « main gauche » de l’Etat. Il importe aussi de lutter contre les multinationales aux tendances anti-sociales et anti-écologiques (et impérialistes aussi). Il importe enfin d’avoir un autre secteur bancaire que l’actuel. Les banques doivent être sous contrôle du peuple-classe pour que cesse la spéculation et que l’argent aille aux productions utiles, à la transition écologique, aux services publics.

Une société civilisée se reconnait - aussi - à la place qu’elle laisse à la protection sociale et aux services publics. Ces derniers ne doivent pas servir les entreprises capitalistes orientées vers la maximisation des profits . Un service public travaille vers l’intérêt général du peuple-classe. Le droit doit favoriser cette logique qui heurte la logique dominante.

 

 

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