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Le Club de Mediapart mer. 27 juil. 2016 27/7/2016 Édition de la mi-journée

L'unité à gauche

Je suis allé à Dijon voir où en était le mouvement initié à Marseille

Je suis allé à Dijon voir où en était le mouvement initié à Marseille

d'une coalition à gauche pour battre qui vous savez et qui est devenu une priorité absolue. N'étant pas allé à Marseille un peu méfiant des coups politico mondains et ne faisant aucune confiance à l'objectivité des médias, j'ai trouvé intéressant de m'y rendre pour me faire ma petite idée. De retour en écoutant la radio j'ai eu l'impression absolument surréaliste que les journalistes étaient allés à une autre réunion qui n'avait rien à voir avec celle où j'étais allé. Ils décrivaient un match de catch avec crêpage de chignon entre des adversaires vicieux propres à dégouter tout honnête citoyen d'aller voter en 2012.

Ce que j'ai d'abord vu c'est beaucoup de monde, une ambiance très chaleureuse, très joyeuse avec d'improbables retrouvailles. Marielle de Sarnez visiblement heureuse applaudissant sans hypocrisie Robert Hue en pleine forme, une standing ovation pour Vincent Peillon .J'ai entendu des discours politiquement incorrects tout à fait réjouissants, par des leaders politiques qu'on a l'habitude de voir s'empailler les soirs d'élections dans des querelles douteuses . J'ai assisté à de vrais débats sur l'école sans démagogie ni langue de bois avec de vraies propositions.

Je me suis dit le Sarko il a du souci à se faire, il a intéret à aller siphoner la plus petite voix Lepéniste avec son aspirateur xénophobe.

La gauche a peut être trouvé la martingale gagnante des partis sans les partis, et des leaders qu'on départagera le moment venu.

Ségolène est venue, plus de la moitié de la salle faisait partie de son courant au PS, elle a reçu un accueuil chaleureux et légitime où est le problème? J'aurais aimé voir Bayrou que j'aurais applaudi de bon coeur pour son courage politique.

Peillon s'énerve, il est intelligent, il se calmera en attendant les primaires à gauche.

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Tous les commentaires

 

C'est gentil ces réunions entre bobos de gauche, tant mieux quant à la forme, mais encore faut-il un objectif qui en vaille la peine quant au fond. Il tient en une phrase : comment donner du travail aux gens ? Sur cette question précise la gauche est inexistante. Distribuer les impôts, les redistribuer, tout le monde sait faire. Démontrer qu'à gauche on peut produire des richesses, j'attends encore de voir. Nous sommes face à un vide sidéral.