La bataille pour un nouveau récit européen

A la veille du lancement le 9 février à Berlin par Yanis Varoufakis du Mouvement pour une démocratisation en Europe (DIEM25), je re-publie l'entretien que j'avais eu en septembre avec lui. Il s'explique sur la crise de souveraineté européenne et la nécessité d'une nouvelle dissidence européenne.

Pour la troisième fois en neuf mois après les législatives de janvier et le référendum du 5 juillet, les Grecs ont confirmé  le 20 septembre leur confiance à Syriza et au premier minitre Alexis Tsipras. Un résultat à relativiser cependant par un record d'abstention et une nouvelle hausse du score du part néonazi "Aube Dorée".

Yanis Varoufakis qui depuis plusieurs semaines a multiplié les interventions à l'étranger s'est tenu à l'écart de cette campagne (même s'il a décidé la veille du scrutin de soutenir dans sa circonscription les candidats de l'Unité populaire formée par les dissidents de Syriza). Son combat c'est au niveau européen qu'il entend le mener, un combat  pour une démocratisation des pratiques et des institutions européennes. Dans un long entretien réalisé la semaine précédant les élections et dont la première partie a été publiée par La Répubblica en Italie et  par Le Nouvel Observateur en France, je lui ai demandé de s'expliquer sur le "mal de souveraineté" qui mine l'Union Européenne. 

La crise des réfugiés comme la crise grecque constituent deux moments paroxystiques d'une crise plus générale de l'UE. Il faut les analyser ensemble, ce sont deux moments, deux facettes d'une même crise, deux symptômes aigus d'un même mal qui est "le mal de souveraineté" en Europe.

Yanis Varoufakis : Tout à fait. Les Européens doivent comprendre la cause profonde des forces qui depuis un certain temps ont déchiré l'Union européenne et qui se sont manifestées avec un maximum d'intensité au cours de ce terrible été 2015. Tout d'abord lorsque la démocratie grecque a été écrasée (par une menace d'expulsion de la zone euro pour avoir refusé un nouveau prêt dans des conditions qui aggravaient la faillite du pays) et ensuite, lorsque l'Europe s'est révélée incapable de faire face à la crise des réfugiés.

La cause profonde de cette double crise réside dans le fondement même de l'Union européenne qui a été conçue comme un cartel d'industrie lourde avant d'évoluer en un consortium de banques, géré par une technocratie incompétente qui méprise les principes fondamentaux de la démocratie et qui a développé sa propre conception d'une monnaie unique reflétant la logique du Gold Standard de l'entre-deux guerres.

Une telle "construction" ne pouvait pas être viable. Lorsqu'elle a commencé à se fragmenter sous l'effet de l'implosion du secteur financier au cours de l'année 2008, notre crise de 1929, les Etats-membres de l'Union européenne se sont refermés sur eux mêmes. Le drame grec de juillet dernier, qui a mis à nu la perte d'intégrité de l'Europe, et la crise actuelle des réfugiés, qui démontre comment l'Europe a perdu son âme, sont la conséquence de cette fragmentation. Voilà comment je comprends votre heureuse expression : "le mal de souveraineté".

Les Etats-nations ont perdu leur souveraineté démocratique, l'Union européenne ne l'a pas retrouvée. Nous sommes sur un continent en pilotage automatique, livré à la main invisible mais bien réelle des marchés... A bord du bateau ivre européen deux classes de politiciens se disputent sur la direction à prendre et la conduite à suivre.

- C'est précisément ce dont nous faisons l'expérience. Permettez-moi de corriger un peu votre métaphore : nous avons lancé par temps calme un magnifique bateau-mouche sur un vaste océan. Notre bateau-mouche était splendide, mais il n'était pas conçu pour résister aux tempêtes. Pire encore, si nous filons la métaphore, quand les éléments se sont déchaînés la férocité de la tempête a été proportionnelle à notre manque de préparation. Et quand la tempête a fait rage, le capitaine et ses officiers se sont enfermés dans le déni, insistant sur le fait que tout cela était la faute des passagers de troisième classe : les Grecs, les Portugais, etc. Comme je le dis souvent, notre situation est due à la manière stupide dont a été gérée une crise inévitable.

D'un côté les souverainistes réclament "le retour au port" de la nation. De l'autre leurs contradicteurs recommandent de faire route vers le large, au-delà des eaux territoriales, confiant dans la météo et les courants de la mondialisation. D'un côté, la chimère d'un retour à l'Etat-Nation, de l'autre, l'utopie mondialiste… Les uns exigent une reterritorialisation de la puissance, la sortie de l'euro, la résurrection des frontières. Les autres sont partisans d'abandonner tout décisionnisme politique et jusqu'au système démocratique et confient la politique aux experts et aux marchés financiers. Ces deux machines sont face à face ; elles se regardent en chiens de faïence. C'est un dualisme funèbre dans lequel se consume l'échec du politique. Cet échec s'est manifesté à la faveur de cette double crise sous une figure paradoxale, celle de "l'autoritarisme impuissant": autoritarisme face à la Grèce, impuissance face aux réfugiés. L'autoritarisme impuissant, qu'il s'agisse de politique ou de caractérologie, c'est le signe de l'insouveraineté...

- Exactement. Ajoutant une dimension supplémentaire à ce faux affrontement entre les souverainistes et les euro-loyalistes : ils se nourrissent les uns les autres ! Ils sont, à leur insu bien sûr, complices d'un même processus qui engendre à la fois la centralisation autoritaire et la fragmentation. La crise grecque et le drame des réfugiés en sont l'illustration. Les Etats-membres sont enclins à adopter la position du "chacun pour soi", en se posant sans cesse la question toxique "qu'est-ce qu'on y gagne ?", pendant que Bruxelles et Francfort, à la faveur de ces crises, exigent et obtiennent encore plus de pouvoir arbitraire sur les États-nations.

Cette fragmentation centralisée est le produit de la terrible architecture de l'Europe mais c'est aussi une conséquence de la régression nationaliste qui cherche à renationaliser les rêves, les aspirations, les politiques d'immigration, la politique fiscale, etc.

A l'inverse, le "non" grec au référendum du 5 juillet et le mouvement européen de solidarité à l'égard des réfugiés constituent un mouvement de fond, la naissance chaotique d'une opinion publique européenne et peut-être l'amorce d'un soulèvement démocratique des peuples européens contre les institutions européennes qui ne les représentent plus et qui les oppriment... Ce sont des "événements-voyous" selon le mot du philosophe Jean Baudrillard à propos du non au référendum français de 2005. Car comme le prévoyait Baudrillard, plus s'intensifie la violence intégriste du système, plus il y aura de singularités qui se dresseront contre la course folle d'une technostructure qui a perdu le contrôle des événements.

- Le majestueux "Non !" exprimé par 62% des Grecs est un legs fantastique de la résistance à l'idiotie euro-loyaliste et à son entêtement. Ce ne fut pas un "non" à l'euro mais un "non" à un accord au sein de l'eurozone qui était insoutenable, agressif et, en définitive, défavorable à la zone euro elle-même.

Les millions de personnes qui ont dit "non" nous disaient : "Nous ne voulons pas sortir de l'euro mais nous ne tolérerons pas qu'un pseudo-accord humiliant condamne nos enfants à une dépression permanente et à un éternel statut de troisième classe en Europe. Et si Bruxelles-Francfort-Berlin continue à vous/nous menacer avec le Grexit, dites-leur : "Allez au diable !"

Ce "non" a été trahi, sans aucun doute. Mais son esprit ne s'est pas évaporé. Je suis convaincu que Baudrillard avait raison et peut-être encore davantage dans le cas de la Grèce.

En abandonnant vos fonctions de ministre au sein du gouvernement Tsipras, vous avez tiré les leçons de l'expérience de l'insouveraineté : l'action politique doit dépasser le cadre des partis nationaux comme celui des institutions supra-nationales.

- Dans la période qui a précédé l'élection du 25 janvier 2015, nous avons dit au monde : "Ce qui commence en Grèce va se propager en Europe..." Nous avions pour slogan : "Nous reprenons le pouvoir en Grèce. Nous allons changer l'Europe !" Après la capitulation de juillet, j'en suis venu à la conclusion naturelle qu'après la défaite de laGrèce, vaincue mais pas soumise, le temps est venu de reprendre le message de notre printemps d'Athènes, qui a déjà "contaminé" beaucoup de mondeen Europe, et de le porter partout de Helsinki à Porto, de Belfast jusqu'à la Crète.

Le Printemps d'Athènes a démontré, même aux Européens qui étaient en désaccord avec notre gouvernement, que toutes les décisions importantes sont prises en leur nom par des organismes qui en réalité ne rendent de compte à personne, au fonctionnement opaque, dictatoriaux, et qui ne respectent aucune règle de droit, qui agissent dans l'ombre, qui ont du mépris pour la démocratie. Le moment est donc venu de porter le triptyque de la Révolution française "liberté-égalité-fraternité" au niveau européen, en y ajoutant "tolérance-transparence-diversité"

 Je voudrais revenir sur la bataille que vous avez menée pendant cinq mois à la tête de la délégation grecque. Cette bataille dont vous avez éclairé les enjeux depuis votre démission s’est déroulée sur deux terrains : le terrain des négociations secrètes et le terrain médiatique. Sur ces deux terrains vous avez agi en « parrêsiaste » c’est à dire en développant un discours de vérité et de rationalité, en argumentant par la logique et la persuasion. Sur le terrain des négociations vos partenaires de l’Eurogroupe vous ont répondu par une fin de non recevoir, « des regards vides » et le chantage à la fermeture des banques pendant qu’il développait une bataille d’interprétation dont l’enjeu résidait dans le crédit politique de Syriza.

Il est vrai que j’ai été consterné par la façon dont l'Eurogroupe a mené son entreprise. Les ministres ont dû  donner leurs  opinions sur la base de ce que le FMI, la BCE et la Commission leur disaient, sans avoir examiné les documents que nous, ou les institutions, avions proposés. Les discussions ont été confidentielles et aucun procès-verbal n'a été rédigé - ce qui signifie que nos parlements et les électeurs sont privés de la possibilité de savoir ce qui a été dit en leur nom. Et quand j'ai essayé d'argumenter économiquement  en faveur de notre position, j'ai été  accueilli par  des regards vides et j'ai été accusé de « faire des  conférences ». Incroyable!

N’avez vous pas négligé la guerre médiatique qui a été menée contre vous depuis l’élection de Syriza?

C'était  vraiment ce qu’on appelle un match truqué. Un match que nous n'avons même pas eu la possibilité de contester. Je savais qu’une campagne de diffamation était lancée contre moi dans  les médias. Mais c'était un peu comme si une comète allait  frapper la planète: je savais que ça allait arriver, mais le savoir ne pouvait permettre de m'en protéger.

Croyez vous à la force d’un discours de vérité comme vous l'avez affirmé après la victoire de Jéremy Corbyn:  « la puissance des médias dominants ne résiste pas à un discours de sincérité et de vérité. »

 Tout à fait. Je le crois. Et nous l'avons prouvé au moins en Grèce. Les médias grecs étaient contre nous et ils ont bombardé les électeurs, en particulier avant le référendum, avec des histoires horribles qui arriveraient   dans le pays s'ils  votaient  «Non». Et les gens les ont ignorés. Je pense que les médias en Europe n’ont pas compris à quel point cette propagande flagrante ressemblait à celle de la télévision soviétique: plus les médias disaient des horreurs sur  des dissidents comme nous, moins le public y croyait.

Depuis le 5 juillet vous vous êtes déplacé sur le terrain médiatique en multipliant les interviews et les déplacements en Europe. Déormais vous cherchez à créer un nouveau récit pour l'Europe. Pouvez vous préciser ce que vous entendez par ce nouveau grand récit européen.

C’est très simple. La seule chose que j’ai comprise lors de mon bref passage au gouvernement est que le modèle en cours des partis nationaux forgeant des alliances au niveau du Parlement européen est obsolète - il ne peut tout simplement pas répondre au besoin sérieux d’une intervention pan-européenne afin d’améliorer la gouvernance démocratique de la plus grande macroéconomie du monde - la zone euro. Cela  signifie qu'il est grand temps pour les Européens de se réunir pour former, indépendamment de leurs allégeances partisanes nationales, un réseau pan-européen démocratique qui réponde à une question simple: Comment pouvons-nous démocratiser l'euro? Comment pouvons-nous soumettre les institutions européennes à un contrôle démocratique? Une fois ce réseau établi au niveau européen, il pourra alors trouver une expression aux niveaux national et régional. En somme, nous inversons le mouvement: au lieu de commencer au niveau national en cherchant à nouer des alliances en Europe, nous proposons que l'on commence au niveau de l'Europe pour ensuite «descendre» aux niveaux nationaux / régionaux.

 Avez vous pour autant abandonné le terrain de la lutte politique nationale ?

 Je n'ai pas le moins du monde abandonné le terrain politique, mais je n'ai pas concouru à l'élection. Ce n'est pas la même chose! La raison pour laquelle je n'ai pas été  candidat est  qu'il n'y avait pas de parti dont le programme me convienne dans son ensemble. Une fois que Syriza a cessé de s'opposer  à l'extension du  prétendu  prêt « de sauvetage », je ne pouvais pas aller devant l'électorat et lui demander de me soutenir. Dans le même temps, Unité populaire avait peu à offrir en termes de vision d'avenir ou d'une autre forme de monnaie fétiche (tout comme les partis de l'establishment ont fétichisé l'euro, PU a fétichisé  la drachme ...). Bien sûr, en tant qu'électeur je devais voter pour quelqu'un. Et en tant que membre sortant du Parlement, ayant  été élu avec  plus de 142 mille voix lors de la dernière élection, je devais répondre à la question de mes électeurs  « Pour qui allez-vous voter?”. Ma réponse a été : Nous devons voter pour un parti, à l'exclusion  d'Aube Dorée, qui se garde de promettre de mettre en œuvre un programme conçu pour échouer. Cela signifie soit le Parti communiste (KKE), ou Unité Populaire (PU) ou l'un des groupes extra-parlementaires. Quant à moi, j'ai dit mon intention de soutenir deux collègues avec qui j'avais  collaboré au gouvernement et qui se trouvent être des candidats de PU.

 Les causes profondes de la crise démocratique de l'Union Europe résident dans l'architecture des institutions européennes. Les gouvernants élus ont été privés des leviers de la puissance, pendant que les nouvelles institutions européennes étaient déliées de toute représentativité. Pourtant vous avez déclaré à maintes reprises qu’il vous semblait inutile de modifier les traités. Et vous êtes hostile à la sortie de l’Euro. Comment redémocratiser l’Europe sans toucher à sa structure, à sa monnaie, à ses traités ?

Ne vous méprenez pas ici: Je ne dis pas que les Traités sont très bien et qu’il n’est pas besoin de les changer. Bien sûr, ils doivent être changés. Non, je pense que si nous commençons à débattre sur la façon de modifier les Traités, cela ne nous mènera nulle part. Les forces centrifuges actuellement agissantes en Europe vont, en raison de la crise en cours, déchirer le continent pendant que nous discutons des .... Traités! Donc, notre tâche devrait être de trouver des solutions avec les Traités existants,  en utilisant les institutions existantes, de manière à stabiliser l'économie européenne, ce qui nous permettra ensuite ensemble de réélaborer les Traités et de créer de nouvelles institutions.

 Vous refusez le faux débat entre les "souverainistes" et ceux que vous appelez les « euro-loyalistes ».. A ce dualisme vous cherchez à opposer  non pas une troisème voie de compromis mais une “ligne de fuite” qui n’épuise pas son énergie dans des débats sur la monnaie ou les institutions mais qui ouvre la voie à des flux démocratiques, des micro politiques... Comment donner vie à cette ligne de fuite ?

Voici la tâche qui nous attend: il s’agit d’européaniser les quatre domaines sur lesquels la crise se déroule (en leur apportant des solutions au niveau européen), en transférant le pouvoir non pas vers  le centre (car nous manquons d’institutions fédérales démocratiques appropriées – que  nous ne pouvons pas actuellement construire), mais vers les parlements nationaux qui sont, à ce jour, les seules sources légitimes de souveraineté. J’appelle ce projet Européanisation Décentralisée. Les termes semblent contradictoires,  mais ils ne le sont pas. Avec Stuart Hollande et Jamie Galbraith, nous avons élaboré un livret dans lequel nous esquissons des manières simples de mener à bien ce projet, de façon rapide et efficace. Il s’intitule: Modeste proposition pour résoudre la crise de la zone euro,  il est préfacé par Michel Rocard (ancien Premier ministre français), et publié par Les Petits Matins. Le réseau que j’envisage sera formé au niveau européen afin d'agir aux niveaux local, régional et national. Ce qui, après tout, est le but  de cette Européanisation Décentralisée!

S’agit-il comme Marx l’avait fait à son époque tout autant d’offrir une nouvelle interprétation du capitalisme (industriel pour Marx; financier pour nous) que de créer des formes d’organisation décentralisées grâce aux nouvelles technologies un peu à la manière de Wikileaks de Julien Assange que vous soutenez; une nouvelle internationale citoyenne. Une autre analogie historique est possible: la société du mont Pelerin qui autour de l’économiste Hayek a repensé les politiques économiques libérales en élaborant un kit  de micropolitiques qu’ils ont proposées aux gouvernants? Alors Internationale ou Think Tank?

 Tout à fait. Marx avec la première Internationale et la Société du Mont Pellerin ont prouvé que pour modifier un monde globalisé il fallait penser en termes cosmopolites. Dans la zone euro nous en avons de plus en plus besoin, car si les gouvernements nationaux  sont à leur poste, ils n’ont aucune possibilité  de modifier sérieusement le cours des événements et de la politique. La grande contribution de Julian Assange est de démontrer à quel point il est impératif de lutter constamment pour le droit de savoir qui fait quoi à qui et pour quelle raison. Les nouvelles technologies ont créé une nouvelle figure du capitalisme de surveillance, comme le dit Julian, qui se cache derrière la façade d'ouverture d’Internet, et qui est peut-être le système le plus «fermé» de gouvernement - l'Eurogroupe en étant un parfait exemple. 

On vous a vu ces dernièères semaines en France aux côtés d’hommes politiques très différents. Au Royaune Uni vous avez salué la victoire de J. Corbyn à la tête du Labour? Vous êtes proche de Podemos en Espagne… Comment articuler la constuction d’un mouvement internationaliste doté de son récit propre avec des forces politiques nationales qui ont leur propre agenda électoral ?

Comme je l'ai déjà dit avant, nous avons besoin de former un nouveau réseau qui se batte pour la démocratie indépendamment des structures des partis nationaux, et par delà  les nombreuses différences que nous pouvons avoir sur les choix particuliers au niveau national. Quand nous faisons le diagnostic que l'Union européenne est devenue une zone de non-démocratie, et que l'Eurogroupe l’est même encore plus, nous avons le devoir de d’agir ensemble pour démocratiser le domaine européen commun. Si nous échouons, nous aurons, de manière irréversible, des économies en faillite et des politiques toxiques.

 

Merci à Monica Plaza qui a traduit l'entretien. 

Lire aussi: Yanis Varoufakis: "il est temps d'ouvrir les boîtes noires":

https://www.mediapart.fr/journal/international/300815/rencontre-avec-yanis-varoufakis-il-est-temps-d-ouvrir-les-boites-noires

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