Sortie de crise

Quelques solutions pour trouver des voies qui amènent ailleurs qu'à des crises politiques, économiques, sociales et environnementales à répétition et de plus en plus violentes !

 

Au niveau politique :

- Élire plus de personnes dans l'exécutif. Chaque candidat réalisant plus de 10 % des voix lors d'une élection présidentielle rentrerait au Conseil exécutif. Le/la président(e) serait toujours le/la candidat(e) ayant le plus de suffrages. Le rôle du Conseil exécutif serait de travailler à une meilleure acceptabilité des lois proposées. On pourrait espérer une réduction des propositions de loi partisannes et des amendements stériles et improductifs de l'opposition.

- Continuer le transfert de compétences au profit des collectivités territoriales plus proches des citoyens.

 

Au niveau économique :

- Utiliser la richesse produite par habitant durant l'année comme mesure de la richesse nationale (et non plus le taux de croissance). La richesse produite par habitant a d'immenses avantages sur le taux de croissance : c'est une mesure plus proche du ressenti des citoyens et qui autorise une comparaison raisonnée entre pays et d'une année sur l'autre. Son objectif n'a pas besoin d'être le plus haut possible comme cela est stupidement le cas avec le taux de croissance : la création de richesse n'a que besoin d'être positive.

- Réduire les inégalités mondiales. Pour cela, les investissements dans les pays ayant une richesse par habitant inférieure auraient un rôle particulier. Leur objectif serait de créer plus de richesse dans l'ensemble des pays concernés que la richesse produite en France.

 

Au niveau social :

- Instaurer un salaire maximum. Il n'y a pas de justifications que quelqu'un puisse gagner infiniment plus qu'un autre dans une société de vivre ensemble.

- Mutualiser les droits de successions. 100 % des successions iraient à l'État puis seraient redistribuées annuellement à l'ensemble de la population. Cela éviterait l'incessante reproduction des schémas sociaux. C'est aussi logique puisque n'importe quelle somme épargnée au cours de l'existence est certes le fruit du travail individuel, mais surtout des nombreuses interactions cachées avec le travail de toute la société.

 

Au niveau environnemental :

Le niveau environnemenal vient en dernier car si les autres mesures sont prises, il y a infiniment moins de craintes à avoir pour l'environnement ! L'environnement est toutefois primordial puisque c'est son état actuel qui dicte l'urgence des mesures à prendre ci-dessus.

- Prévoir le recyclage d'un produit avant sa mise sur le marché. Ca évite évidemment les questions idiotes du style : "Que faire des millions de K7 produites ?"

- Accepter des territoires sauvages dans lesquels l'être humain diminue sa capacité de régulation des facteurs écologiques, comme au Yellowstone ou au Kruger National Park.

 

L'idéal serait bien sûr une application mondiale de mesures voisines de celles-ci pour lutter contre les paradis fiscaux et autres enfers écologiques.

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